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En long, en large et en travers.

Répertoire des villes et villages de l'Avesnois.

Maubeuge, commune de l'Avesnois. (I / III)

Habitants : Maubeugeois, Maubeugeoises.
Code postal : 59600
Nb d'habitants en 2011 : 31103
Superficie : 18,85 km2

Mairie de Maubeuge : Place du Docteur Pierre Forest

Horaires d'ouverture :
Lundi au Vendredi : de 08h00 à 12h00
et de 13h30 à 17h30
Samedi : de 08h30 à 12h00

Tél : 03 27 53 75 75
Fax : 03 27 53 75 00

Office de tourisme : Maubeuge tourisme

Site de la ville de Maubeuge : www.ville-maubeuge.fr

Musée du Corps de Garde.
blason de Maubeuge

Source Gallica, Bulletin de la Commission historique du département du Nord - 1866, et annuaire statistique du département du Nord - 1837 (textes numérisés)
Maubeuge, noms anciens : Malbodium, 646, Testament de Sainte-Aldegonde, Miroeus III, 557. Melbarium, 870, Division du royaume de Lothaire, Miroeus I, 9. Villa Malbodiensis, 963, lettre de l'arch. Brunon. Melbodium, 1186, J. de G., ann. du Hain. XII, 339. Maubuege, cart. de l'abb. d'Hautmont. Maubeuge, 1293, 1er cart. du Hainaut. Maubuege, A. du Chesne , P. 113, Malbode. Malbod. Malboege. Melboège. Mabuge. Mabeughe. Mauboege, doc. divers.
Maubeuge doit son origine au monastère fondé par sainte Aldegonde en 657 ou 658. Cette sainte, d'une naissance illustre, voulant se soustraire aux poursuites d'un seigneur qui la recherchait en mariage, s'enfuit de chez ses parens, qui habitaient Cousolre, se réfugia dans le lieu où est aujourd'hui Maubeuge, et qui était alors couvert de bois; elle y dressa un petit oratoire et y vécut dans la retraite la plus profonde. Après la mort de ses auteurs, elle se rendit à Hautmont, où elle prit le voile, et revint à Maubeuge, où elle bâtit, sous l'invocation de la vierge et des apôtres, une maison de filles Bénédictines et un monastère de prêtres réguliers chargés de desservir l'église des religieuses. Sainte Aldegonde fit, en 661, un testament par lequel elle légua aux sœurs et aux frères des deux couvens toutes les terres dont elle avait hérité de ses parens. Retirée dans l'asile qu'elle avait ouvert aux personnes de son sexe, elle y fut éprouvée par des persécutions et de longues maladies qui la rendirent un modèle de patience, d'humilité et de toutes sortes de vertus. Elle mourut à Maubeuge le 30 janvier 684 (Les auteurs diffèrent sur la date de la mort de sainte Aldegonde, qui, selon les uns, eut lieu en 664, et selon les autres en 684), et fut inhumée à Cousolre, auprès de ses parens. Sainte Adeltrude, sa nièce, qui lui avait succédé en qualité d'abbesse, fit lever son corps en 690 et le fit transférer à Maubeuge, où il demeura depuis lors.
En 881 les Normands, qui exerçaient leurs ravages dans le Hainaut, ruinèrent l'abbaye et le bourg de Maubeuge, dont les accroissemens étaient déjà considérables. Cet événement produisit un tel relâchement parmi les religieuses, qu'une réforme était devenue indispensable. Les mêmes désordres existant, d'ailleurs, dans la plupart des maisons de la Flandre et du Hainaut, le pape résolut d'en arrêter le cours par une restauration générale. Brunon, archevêque de Cologne et frère de l'empereur Othon, chargé par lui de cette mission, vint dans le pays en 963. Quand ce prélat vit les biens dont il pouvait disposer, et qu'il considéra d'un autre côté l'état de misère dans lequel un grand nombre de familles nobles étaient tombées ; quand il reconnut (disent les chartes) la difficulté qu'éprouvaient les filles de condition pour se marier ou pour vivre honnêtement quand elles ne se mariaient pas, il institua les maisons de chanoinesses, dont la plupart existaient encore dans la Flandre et dans le Hainaut au commencement de la révolution.
C'est ainsi que par lettres du 10 avril 963, le monastère de Maubeuge fut converti par Brunon en un chapitre de filles nobles.
(*) "In villa Malbodiensi, in ecclesià quae nune Aldegondis dicitur, canonicales ordinavit praebendas sécularcs de sanctimonialibus canonicos et canonicas séculares ordinans , bonis et provenientibus a praedictis sanctis et aliis defunctis de relictis cas adstipulans.
De Guise, t. 2, l. 14, c. 35). "

Le Kiosque place Verte
Le Kiosque place Verte. N50.277199 E3.974740
Construit en 1874, le kiosque de Maubeuge est un kiosque à concert, qui permettait aux Maubeugeois d’écouter de la musique sur la place publique et de se rencontrer lors du concert dominical.
La Grimpette à Maubeuge
La Grimpette qui relie la rue de l’Hospice à la salle Sthrau.
Louis XIV l’aurait empruntée lors de son passage dans la cité.
Maubeuge, La Grimpette restaurée en 2014
La Grimpette restaurée en 2014.
N50.277373 E3.971672
Ecluse sur la Sambre à Maubeuge
Les vannes sur la Sambre au centre ville de Maubeuge.

Nous avons déjà dit dans le cours de cette notice que les Normands saccagèrent et détruisirent Maubeuge en 881. Cette petite ville ne tarda pas à se relever de ses ruines, et acquit même une plus grande importance dans les siècles suivans, car on la voit en 1182, résister à Philippe, archevêque de Cologne, et à Godefroy, duc de Louvain, venus pour s'en emparer à la tête de 2900 hommes d'armes et d'une nombreuse troupe de cavaliers et d'infanterie.
Marguerite, comtesse de Flandre, avait sollicité le secours de la France contre Guillaume, roi des Romains, qui appuyait les prétentions de Jean d'Avesnes, fils de la comtesse, à la possession du comté de Hainaut. Charles, comte d'Anjou, frère du roi, fut envoyé sur les lieux avec une armée, en 1254.
Il assiégea d'abord Valenciennes, qu'il ne put prendre , et se dirigea ensuite sur Maubeuge, Le Quesnoy, etc., qui lui ouvrirent leurs portes et le reconnurent pour leur prince. Charles d'Anjou renonça à cette souveraineté en 1256, lors de la paix conclue par suite de la mort de Guillaume.
Nous ne saurions désigner l'époque précise à laquelle Maubeuge obtint ses lois, coutumes et franchises; mais il y a toute apparence que ce fut dans le courant du 13e siècle. Son organisation communale est mentionnée pour la première fois dans la circonstance que nous allons rapporter.
Jean d'Avesnes, comte de Hainaut, ayant en 1293 demandé de nouvelles taxes pour faire face aux frais de la guerre, et se trouvant à cette occasion dans Maubeuge, avec Philippe, sa femme et ses enfans, éprouva un refus de la part des habitans, qui se soulevèrent contre lui et l'insultèrent. Le comte se retira irrité, rassembla des troupes avec lesquelles il vint devant la ville, à dessein de punir les rebelles; mais le peuple, à son approche, se soumit. Les échevins et jurés-contaux de Maubeuge se rendirent hors des murs et comparurent devant le comte, qui leur octroya son pardon, moyennant les restrictions et les conditions suivantes, auxquelles ils souscrivirent par lettres du 22 décembre de la même année:
- Aucun habitant de Maubeuge ne pourra porter la main ni aller en procession avec la fierté (châsse) de sainte Aldegonde et ce, pour l'avoir portée le jour de la rébellion.
- Le comte bannit à toujours hors du pays 31 personnes des plus coupables de la commune.
- Les échevins, contaux et commune de Maubeuge ne pourront lever tailles et assises dans leur ville, sans le consentement du comté.
- Tout ouvrier et ouvrière de cette ville paiera au comte à toujours une maille le samedi de chaque semaine.
- Chaque fois que les comte et comtesse de Hainaut viendront à Maubeuge la ville sera tenue de livrer à ses dépens cinquante "keutes" (pots) pour y mettre le vin et la bière qui leur seront nécessaires, ainsi que la vaisselle de cuisine, et on les rendra aux prud'hommes lors du départ.
- Celui qui mettra la main sur les sergens du comte ou sur quelqu'un de sa maison sera à la volonté du comte.
- Tout drapier paiera au comte et à ses hoirs à toujours, pour un grand drap trois deniers, pour une "biffe" (sorte de drap) trois deniers, pour un petit drap deux deniers, et un denier pour un demi-drap.
- Par acte du 7 mai 1311, les échevins et jurés de Maubeuge s'engagèrent, au nom de la ville, à payer tous les ans une rente de 150 livres, à titre de rachat de la "maille" que chaque ouvrier était tenu de donner par semaine au comte de Hainaut. Cette rente devait être appliquée aux cinq chapelles fondées par le comte et la comtesse.

Colonne place Verte à Maubeuge
Colonne dans le jardin près du Chapitre.
N50.277712 E3.975469
Monument aux Morts de Maubeuge
Monument aux Morts du sculpteur René Bertrand-Boutée.
N50.282176 E3.974199
Femme à l'éponge à Maubeuge
Femme à l'éponge de Félix Charpentier (1858 - 1924)
Statue en marbre de 1910.
N50.276357 E3.976431

François ler, ayant de nouveau déclaré la guerre à Charles Quint, en 1543, se ligua avec le duc de Clèves, entra dans l'Artois et dans le Hainaut et s'empara de Landrecies.
Pendant ce temps, le dauphin, son fils, se rendit maître de Maubeuge et y fit mettre le feu.
Dix ans après, le 21 juillet 1553, la plus grande partie de la ville fut encore incendiée par le roi de France Henri II.
Le cardinal de La Valette, commandant des troupes françaises, après avoir pris Landrecies en août 1637, s'était emparé de Maubeuge, y avait mis une forte garnison, avait ensuite ravagé le pays du côté de Mons et était allé mettre le siège devant La Capelle. Pendant cette dernière opération, le cardinal-infant, gouverneur des Pays-Bas, s'avança pour combattre un corps français aux ordres du duc de Candale, qui s'était retranché sous le canon de Maubeuge. Celui-ci, à son approche, enferma ses troupes dans la place, où commandait le vicomte de Turenne. Alors l'infant fit attaquer la forteresse par 30 pièces de canon. Ayant appris que La Capelle était rendue et que La Valette venait à lui, il fit donner un assaut général; mais Turenne se défendit vaillamment, repoussa l'ennemi et le força à lever le siège, avec une perte considérable d'hommes tués ou noyés au passage de la Sambre.
En 1641, Henri de Lorraine, duc de Guise, le duc de Bouillon et le comte de Soissons, s'étant ligués contre le cardinal de Richelieu, traitèrent avec l'empereur et le roi d'Espagne. Il en résulta une nouvelle guerre, dans laquelle Maubeuge fut pris par don Francisco de Mello, devenu gouverneur des Pays-Bas par la mort du cardinal-infant.
Le roi de France se résolut, en 1649, à continuer la guerre contre l'Espagne et donna le commandement de ses troupes au duc d'Harcourt. Celui-ci, ayant commencé le siège de Cambrai et y éprouvant de la résistance, l'abandonna et alla se retrancher au Catteau, afin de provoquer les Espagnols au combat; voyant qu'ils n'osaient l'attaquer, il alla à leur rencontre, défit plusieurs corps de leurs troupes, et après s'être rendu maître de Condé, s'empara de Maubeuge et d'un château voisin rempli de vivres et de munitions.
L'année suivante, en 1650, la ville de Maubeuge était encore au pouvoir des Français. Elle fut alors sur le point d'être incendiée et n'échappa à ce désastre que par le paiement d'une forte contribution.
Maubeuge fut prise de nouveau en 1655 par Louis XIV, qui y laissa pour garnison 500 dragons, 200 cavaliers et 900 hommes d'infanterie. Jusqu'en 1674 elle fut encore plusieurs fois et alternativement envahie par les troupes françaises et espagnoles.
Enfin, le traité conclu à Nimègue en 1679 ayant terminé la guerre, Maubeuge fut définitivement cédé à la France par l'Espagne.
En 1680, Louis XIV, visitant les conquêtes que ses armes lui avaient assurées, vint à Maubeuge avec la reine. Le gouverneur et le magistrat reçurent LL. MM. à la porte de la ville et leur en présentèrent les clefs à genoux.

Gare de Maubeuge
La gare de Maubeuge

Maison folie de Maubeuge
La Maison folie de Maubeuge située dans le bâtiment de la
Porte de Mons accueille expositions et représentations.
Maquette de Maubeuge
Plan de Maubeuge en relief (1825).
Au musée du Corps de Garde
N50.281228 E3.973840

Maubeuge sur les albums de Croÿ.
Maubeuge sur les albums de Croÿ.
Voir en grand format
Hôtel de ville de Maubeuge
Hôtel de ville de Maubeuge

Statue d'Apollon à Maubeuge
Apollon (1930) de François Sicard et du fondeur L. Gatti
Statue en bronze située Place Verte à Maubeuge.
N50.278018 E3.975089

Le nombre des prébendes fut fixé à quarante; chacune d'elles valait 4500 livres à l'époque de la suppression du chapitre ; elles n'étaient que de 200 livres en 1368, non compris les objets que ces dames recevaient en nature. L'abbesse, comme les autres titulaires, n'en possédait qu'une, mais elle percevait les prébendes des jeunes chanoinesses pendant les trois premières années de leur entrée. On ne recevait dans ce chapitre que des personnes de grande naissance et pouvant faire preuve de seize quartiers de noblesse paternelle et maternelle. Quand la première charge, celle d'abbesse, était vacante, il fallait un ordre du souverain pour procéder à l'élection nouvelle; des commissaires chargés de présider l'assemblée étaient envoyés sur les lieux; trois chanoinesses étaient désignées comme candidats et le monarque faisait son choix entre elles.
Les dames de Maubeuge avaient un manteau noir plissé, attaché sur les épaules et plus ou moins long, selon l'âge ou la dignité. La queue du manteau de l'abbesse était doublée d'hermine.
L'église collégiale de Sainte-Aldegonde était desservie par vingt chanoines, y compris le prévôt nommé par le roi et un doyen électif. Les six premiers chanoines étaient appelés chanoines-prêtres et avaient la préséance sur les douze autres, dont six étaient chanoines-diacres et six chanoines sous-diacres. Leurs prébendes étaient à la nomination du pape et de l'abbesse qui conférait plus de vingt autres bénéfices.
L'archevêque Brunon, en réformant le monastère de Maubeuge, avait imposé la clôture aux chanoinesses, mais elles ne tardèrent pas à s'y soustraire. Environ un siècle après, Ansoalde, abbesse, sœur de saint Thierry, abbé de St.-Hubert, les obligea à l'observation de cette partie de leurs statuts ; elles s'y soumirent pendant quelque temps, l'enfreignirent de nouveau et secouèrent enfin le joug de la règle et des vœux. Dans les derniers temps les dames habitaient toutes des corps de logis séparés et avaient leurs domestiques particuliers, de sorte qu'elles vivaient dans une liberté presque complète.
L'abbesse de Maubeuge jouissait de grands privilèges. Elle était dame de la ville et de quelques-uns des villages qui dépendaient de sa prévôté; elle avait le droit de patronat tant sur les canonicats que sur les cures situées dans le ressort de l'abbaye. Au temps des comtes de Hainaut, elle faisait battre au coin de sainte Aldegonde une petite monnaie en plomb qui avait cours dans tout le Hainaut.
Nous avons cru devoir narrer en premier lieu les faits relatifs au monastère de Maubeuge. Nous nous occuperons maintenant de ceux qui se rapportent particulièrement à l'histoire de la ville.
Le bourg de Maubeuge échut à Charles-le-Chauve lors du partage du royaume de Lothaire, qui eut lieu le 8 août 870, entre ce prince et son neveu Louis-le-Débonnaire.

Sculpture contemporaine square Jourdan à Maubeuge
Oeuvre en inox réalisée en 1987 par le sculpteur hollandais Gérard Schuwirth à l'occasion d'un symposium organisé à Maubeuge par Grégory Anatchkov. Square Jourdan. N50.277526 E3.976277
Statue de l'écho enchanteur à Maubeuge
L'Echo enchanteur (entre 1891 et 1894) statue en marbre de Jean Alexandre Pézieux depuis 1965 au parc la Roseraie à Maubeuge.
N50.278974 E3.965585

La ville de Maubeuge prit part à plusieurs traités souscrits par le comte, son souverain : en 1322, les députés de cette ville signèrent le traité de paix conclu à Paris entre Louis, comte de Flandre, et Guillaume, comte de Hainaut, par lequel le premier renonça à l'hommage de la Zeelande. En 1336, la ville de Maubeuge appliqua son Scel au traité d'alliance fait à Tenremonde entre Jean, duc de Lothier, de Brabant et de Luxembourg, Louis, Comte de Flandre, et Guillaume, comte de Hainaut.
Le même comte Guillaume permit en 1323 aux échevins de Maubeuge de lever un impôt sur les boissons, denrées et marchandises, afin de pourvoir au paiement des rentes viagères auxquelles la ville était obligée.
Les habitans, voulant entourer leur ville de remparts, sollicitèrent à cette fin l'agrément du comte. Les lettres qu'ils en obtinrent, à la date du 2 novembre 1339, augmentèrent leurs privilèges et usages. En voici la teneur:
- Le comte veut qu'il y ait bourgeoisie en la ville de Maubeuge, et que nul ne puisse être bourgeois que par l'accord du prévôt et de quatre échevins; que tous ceux qui seront reçus bourgeois paient à leur entrée cinq sous, et que ceux qui voudront sortir (de bourgeoisie) le pourront en payant 10 sous.
- Les valets appelés geugon... ne pourront être bourgeois ni porter témoignage contre les bourgeois.
- Tous ceux qui voudront demeurer en ladite ville seront de pareille franchise que les autres bourgeois après qu'ils auront été admis à la bourgeoisie, à moins qu'ils ne soient serfs, bâtards, aubains ou attachés au comte ou à autrui par morte-main ou par meilleur catel.
- Celui qui dirait vilenie au prévôt de la halle ou aux sept hommes à l'occasion de leur office, paiera soixante sous d'amende au profit du comte.
- Le bourgeois ne pourra forfaire son armure telle qu'il l'aura, pour son corps, pour quelque cause que ce soit, si ce n'est pour homicide.
- On pourra prendre les héritages qui sont autour de la forteresse, en en payant la juste valeur.
-Et pour aider à la construction de la forteresse, le comte permet de créer 200 livres de rente viagère sur ladite ville, de lever pendant dix ans une taille de 400 livres sur les héritages qui sont au jugement des échevins de cette ville, et règle les impôts qui seront levés pendant le même temps sur les denrées et marchandises qui se débitent et fabriquent en ladite ville.
Un violent incendie éclata à Maubeuge en 1387. Les flammes dévorèrent les deux premières églises avec le marché, et s'avancèrent jusqu'au-delà de la Sambre.
En 1424, Jacqueline, comtesse de Hainaut et de Hollande, ayant quitté le duc de Brabant, son mari, pour épouser le duc de Glocester, celui-ci entra avec une armée dans le Hainaut et mit garnison anglaise dans Maubeuge, ainsi que dans Avesnes, Landrecies et Le Quesnoy.
La convention que nous avons rapportée plus haut, à la date de 1293, prouve que Maubeuge possédait à la fin du 13e siècle des fabriques de drap. II existe au dépôt des archives du département un projet de règlement présenté vers l'an 1355 aux échevins de celle ville par les marchands d'Allemagne, de Portugal, d'Arragon et de Plaisance, pour la fabrication et le commerce de la draperie (La ville avait été autorisée en 1314, par le comte Guillaume de Hainaut, à construire une halle pour la vente des laines). Cette industrie prit à cette époque une extension considérable, mais la mauvaise foi de quelques fabricans discrédita leurs produits au point que l'introduction en fut défendue à Francfort, à Anvers, etc., ce qui obligea une partie des ouvriers à se disperser. La fabrication des draps étant tombée, il ne resta que celle d'une espèce d'étoffe en laine appelée "cazée", qui se soutint jusque dans les derniers temps. Cette fabrication était encore assez importante quelques années avant la révolution; mais il n'en reste plus de traces aujourd'hui.
La chute des manufactures de draps détruisit la prospérité de Maubeuge et diminua considérablement le nombre de ses habitans.
Philippe, duc de Bourgogne, voulant en favoriser le repeuplement, lui accorda une extension de privilèges par lettres du mois de décembre 1466, et notamment dispensa du droit de bâtardise les personnes de naissance illégitime, moyennant, cependant, le paiement de deux meilleurs catels à leur décès et de deux, sous tournois de reconnaissance annuelle.
Cette mesure, comme on va le voir, n'eut guère le temps de produire son effet.
Après la mort du duc Charles de Bourgogne, qui eut lieu devant Nancy en 1477, Louis XI, au lieu de protéger la jeune princesse Marie, fille du duc, qui était sa parente, lui fit la guerre au mépris de la trêve qu'il avait solennellement jurée l'année précédente. Le roi s'empara de plusieurs places du Hainaut, et entre autres de Maubeuge, qu'il fit brûler. La maison-de-ville et l'église de Notre-Dame-de-la-Croix échappèrent seules à l'incendie. Les archives, qu'on avait cru mettre en sûreté en les transportant du greffe de la ville dans une chapelle, devinrent la proie des flammes.
Ainsi, Maubeuge fut alors presque totalement détruit; mais il ne tarda pas à se relever, car en 1486 Maximilien d'Autriche donna de nouvelles lettres-patentes relativement à la foire qui se tient en cette ville dans le mois de septembre.
Maubeuge n'était cependant pas à la fin de ses vicissitudes.

Buste de Mabuse à Maubeuge
Buste du Peintre Maubeugois Jean Gossart (1465-1533)
dit Jean Mabuse. Albert Patrisse sculpteur, Susse Frères Fondeurs.
N50.276752 E3.973456
Ancre du souvenir à Maubeuge
Ancre en hommage aux marins maubeugeois disparus.
Bord de Sambre près de l'Arsenal. N50.276061 E3.974770

Cette ville était alors beaucoup plus grande qu'aujourd'hui, mais ses murs étaient complètement délabrés par l'effet des sièges qu'elle avait subis. Le maréchal de Vauban, chargé de la mettre en état de défense, garnit la place de sept bastions et d'autant de cavaliers revêtus de bons murs entourés de fossés. Le terrain nécessaire à ces fortifications fut pris dans la ville même , dont l'enceinte se trouva ainsi diminuée d'environ deux tiers.
Le roi Louis XV fit son entrée à Maubeuge le 8 mai 1744 accompagné du duc de Chartres, du comte de Clermont, du maréchal duc de Noailles, du duc de Penthièvre, du duc d'Argenson, ministre de la guerre, et de plusieurs autres personnages. Le magistrat, un genou en terre, lui fit une harangue. Le roi se rendit à l'église collégiale de Sainte-Aldegonde et y fut reçu par les chanoines et les chanoinesses qui le complimentèrent par l'organe de leur abbesse, la princesse de Croï. A son départ, le monarque fut reconduit en cortège, mais au bout de la nef il s'arrêta et embrassa toutes les dames du chapitre.
Le prince de Conti passa à Maubeuge le 6 juin 1746 , se rendant au quartier-général des troupes employées au siège de Mons. Dans la nuit du 21 au 22 juin 1791, le comte de Provence, frère de Louis XVI, passa près de Maubeuge, accompagné du comte d'Avaray. Il quittait la France et se rendait à Mons.
La ville de Maubeuge fut assiégée, en 1793, par les troupes autrichiennes; mais bloquée et cernée de toutes parts par des forces considérables, elle jura de ne pas se rendre. Il y eut de très-vifs combats sous ses murs ; les bois et la redoute du Tilleul furent plus d'une fois jonchés de cadavres. Dans une sortie de la garnison, une partie de nos braves qui s'était portée en avant fut mitraillée par nos propres artilleurs.
La redoute du Loup existe encore sur le chemin d'Avesnes: occupée par nos volontaires, elle était en face de la cense du Château, ancienne ferme, où étaient les ennemis. La ferme et la redoute se livrèrent plus de vingt assauts, et l'on retrouve en creusant un peu la terre des ossemens et des tronçons d'armes qui attestent la fureur de ces engagemens. Ce n'était pas assez du nombre de troupes qui entouraient Maubeuge, il fallait encore que, pour ajouter au danger de la situation, les vivres vinssent à manquer dans la ville. Ce fut en effet ce qui arriva. On craignit la famine et même on la ressentit. Les privations décourageaient le soldat; les généraux commençaient à désespérer du salut de Maubeuge, lorsque Jourdan qui, après le rappel d'Houchard, avait été mis à la tête de l'armée du Nord, rassembla des troupes à Guise, et arrivant par La Capelle établit son quartier-général à Avesnes, prêt à s'élancer sur Wattignies où l'ennemi était en position............

Le plan de Maubeuge au début du XIXème siècle format PDF (1200*1200) : Plan de Maubeuge
(Document des archives départementales du Nord)
 
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Notes historiques
Au hasard des rues
Sculptures
Monuments
Le kiosque
La Grimpette
Notes historiques suite
La salle Sthrau
Du coté du Chapitre
Au hasard des rues
Le patrimoine religieux
Les fortifications
Le moulin Tablette
Le zoo


Faire connaître la page consacrée à la commune de Maubeuge via Facebook.


Sources : A.R.A.M, Maubeuge pêche, Maubeuge tourisme, Wikipédia
"Albums de Croÿ, Tome V, Comté de Hainaut II, Édition du Crédit Communal de Belgique"

Sylvie Meunier, Claudie Péan et Josseline Pouliart ont contribué à la réalisation de cette page.



*Haut de page*


Jenlain
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Preux au Sart
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Saint Rémy du Nord
Saint Waast la Vallée
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Semousies
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Taisnières sur Hon
Trélon
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Vieux Mesnil
Vieux Reng
Villereau
Villers Pol
Villers Sire Nicole
Wallers en Fagne
Wargnies le Grand
Wargnies le Petit
Wattignies la Victoire
Wignehies
Willies