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Houdain lez Bavay

En long, en large et en travers.

Répertoire des villes et villages de l'Avesnois.

Maubeuge, commune de l'Avesnois.

Habitants : Maubeugeois, Maubeugeoises.
Code postal : 59600
Nb d'habitants en 2017 : 29944
Superficie : 18,85 km2

Mairie de Maubeuge : Place du Docteur Pierre Forest

Horaires d'ouverture :
Lundi au Vendredi : de 08h00 à 12h00
et de 13h30 à 17h30
Samedi : de 08h30 à 12h00

Tél : 03 27 53 75 75
Fax : 03 27 53 75 00

Office de tourisme : Maubeuge tourisme

Site de la ville de Maubeuge : www.ville-maubeuge.fr
Blason de la ville de  Maubeuge.

Source Gallica, Bulletin de la Commission historique du département du Nord - 1866, et annuaire statistique du département du Nord - 1837 (textes numérisés)
Maubeuge, noms anciens : Malbodium, 646, Testament de Sainte-Aldegonde, Miroeus III, 557. Melbarium, 870, Division du royaume de Lothaire, Miroeus I, 9. Villa Malbodiensis, 963, lettre de l'arch. Brunon. Melbodium, 1186, J. de G., ann. du Hain. XII, 339. Maubuege, cart. de l'abb. d'Hautmont. Maubeuge, 1293, 1er cart. du Hainaut. Maubuege, A. du Chesne , P. 113, Malbode. Malbod. Malboege. Melboège. Mabuge. Mabeughe. Mauboege, doc. divers.
Maubeuge doit son origine au monastère fondé par sainte Aldegonde en 657 ou 658. Cette sainte, d'une naissance illustre, voulant se soustraire aux poursuites d'un seigneur qui la recherchait en mariage, s'enfuit de chez ses parens, qui habitaient Cousolre, se réfugia dans le lieu où est aujourd'hui Maubeuge, et qui était alors couvert de bois; elle y dressa un petit oratoire et y vécut dans la retraite la plus profonde. Après la mort de ses auteurs, elle se rendit à Hautmont, où elle prit le voile, et revint à Maubeuge, où elle bâtit, sous l'invocation de la vierge et des apôtres, une maison de filles Bénédictines et un monastère de prêtres réguliers chargés de desservir l'église des religieuses. Sainte Aldegonde fit, en 661, un testament par lequel elle légua aux sœurs et aux frères des deux couvens toutes les terres dont elle avait hérité de ses parens. Retirée dans l'asile qu'elle avait ouvert aux personnes de son sexe, elle y fut éprouvée par des persécutions et de longues maladies qui la rendirent un modèle de patience, d'humilité et de toutes sortes de vertus. Elle mourut à Maubeuge le 30 janvier 684 (Les auteurs diffèrent sur la date de la mort de sainte Aldegonde, qui, selon les uns, eut lieu en 664, et selon les autres en 684), et fut inhumée à Cousolre, auprès de ses parens. Sainte Adeltrude, sa nièce, qui lui avait succédé en qualité d'abbesse, fit lever son corps en 690 et le fit transférer à Maubeuge, où il demeura depuis lors.
En 881 les Normands, qui exerçaient leurs ravages dans le Hainaut, ruinèrent l'abbaye et le bourg de Maubeuge, dont les accroissemens étaient déjà considérables. Cet évènement produisit un tel relâchement parmi les religieuses, qu'une réforme était devenue indispensable. Les mêmes désordres existant, d'ailleurs, dans la plupart des maisons de la Flandre et du Hainaut, le pape résolut d'en arrêter le cours par une restauration générale. Brunon, archevêque de Cologne et frère de l'empereur Othon, chargé par lui de cette mission, vint dans le pays en 963. Quand ce prélat vit les biens dont il pouvait disposer, et qu'il considéra d'un autre côté l'état de misère dans lequel un grand nombre de familles nobles étaient tombées ; quand il reconnut (disent les chartes) la difficulté qu'éprouvaient les filles de condition pour se marier ou pour vivre honnêtement quand elles ne se mariaient pas, il institua les maisons de chanoinesses, dont la plupart existaient encore dans la Flandre et dans le Hainaut au commencement de la révolution.
C'est ainsi que par lettres du 10 avril 963, le monastère de Maubeuge fut converti par Brunon en un chapitre de filles nobles.
(*) "In villa Malbodiensi, in ecclesià quae nune Aldegondis dicitur, canonicales ordinavit praebendas sécularcs de sanctimonialibus canonicos et canonicas séculares ordinans , bonis et provenientibus a praedictis sanctis et aliis defunctis de relictis cas adstipulans.
De Guise, t. 2, l. 14, c. 35). "

Le Kiosque à musique de Maubeuge. Place Verte
Le Kiosque place Verte. N50.277199 E3.974740
Construit en 1874, le kiosque de Maubeuge est un kiosque à concert, qui permettait aux Maubeugeois d’écouter de la musique sur la place publique et de se rencontrer lors du concert dominical.
La Grimpette avant restauration à Maubeuge.
La Grimpette qui relie la rue de l’Hospice à la salle Sthrau.
Louis XIV l’aurait empruntée lors de son passage dans la cité.
Maubeuge, La Grimpette restaurée en 2014
La Grimpette restaurée en 2014.
N50.277373 E3.971672
Ecluse sur la Sambre à Maubeuge
Les vannes sur la Sambre au centre ville de Maubeuge.

Nous avons déjà dit dans le cours de cette notice que les Normands saccagèrent et détruisirent Maubeuge en 881. Cette petite ville ne tarda pas à se relever de ses ruines, et acquit même une plus grande importance dans les siècles suivans, car on la voit en 1182, résister à Philippe, archevêque de Cologne, et à Godefroy, duc de Louvain, venus pour s'en emparer à la tête de 2900 hommes d'armes et d'une nombreuse troupe de cavaliers et d'infanterie.
Marguerite, comtesse de Flandre, avait sollicité le secours de la France contre Guillaume, roi des Romains, qui appuyait les prétentions de Jean d'Avesnes, fils de la comtesse, à la possession du comté de Hainaut. Charles, comte d'Anjou, frère du roi, fut envoyé sur les lieux avec une armée, en 1254.
Il assiégea d'abord Valenciennes, qu'il ne put prendre , et se dirigea ensuite sur Maubeuge, Le Quesnoy, etc., qui lui ouvrirent leurs portes et le reconnurent pour leur prince. Charles d'Anjou renonça à cette souveraineté en 1256, lors de la paix conclue par suite de la mort de Guillaume.
Nous ne saurions désigner l'époque précise à laquelle Maubeuge obtint ses lois, coutumes et franchises; mais il y a toute apparence que ce fut dans le courant du 13e siècle. Son organisation communale est mentionnée pour la première fois dans la circonstance que nous allons rapporter.
Jean d'Avesnes, comte de Hainaut, ayant en 1293 demandé de nouvelles taxes pour faire face aux frais de la guerre, et se trouvant à cette occasion dans Maubeuge, avec Philippe, sa femme et ses enfans, éprouva un refus de la part des habitans, qui se soulevèrent contre lui et l'insultèrent. Le comte se retira irrité, rassembla des troupes avec lesquelles il vint devant la ville, à dessein de punir les rebelles; mais le peuple, à son approche, se soumit. Les échevins et jurés-contaux de Maubeuge se rendirent hors des murs et comparurent devant le comte, qui leur octroya son pardon, moyennant les restrictions et les conditions suivantes, auxquelles ils souscrivirent par lettres du 22 décembre de la même année:
- Aucun habitant de Maubeuge ne pourra porter la main ni aller en procession avec la fierté (châsse) de sainte Aldegonde et ce, pour l'avoir portée le jour de la rébellion.
- Le comte bannit à toujours hors du pays 31 personnes des plus coupables de la commune.
- Les échevins, contaux et commune de Maubeuge ne pourront lever tailles et assises dans leur ville, sans le consentement du comté.
- Tout ouvrier et ouvrière de cette ville paiera au comte à toujours une maille le samedi de chaque semaine.
- Chaque fois que les comte et comtesse de Hainaut viendront à Maubeuge la ville sera tenue de livrer à ses dépens cinquante "keutes" (pots) pour y mettre le vin et la bière qui leur seront nécessaires, ainsi que la vaisselle de cuisine, et on les rendra aux prud'hommes lors du départ.
- Celui qui mettra la main sur les sergens du comte ou sur quelqu'un de sa maison sera à la volonté du comte.
- Tout drapier paiera au comte et à ses hoirs à toujours, pour un grand drap trois deniers, pour une "biffe" (sorte de drap) trois deniers, pour un petit drap deux deniers, et un denier pour un demi-drap.
- Par acte du 7 mai 1311, les échevins et jurés de Maubeuge s'engagèrent, au nom de la ville, à payer tous les ans une rente de 150 livres, à titre de rachat de la "maille" que chaque ouvrier était tenu de donner par semaine au comte de Hainaut. Cette rente devait être appliquée aux cinq chapelles fondées par le comte et la comtesse.

Colonne place Verte à Maubeuge
Colonne dans le jardin près du Chapitre.
N50.277712 E3.975469
Monument aux Morts du sculpteur René Bertrand-Boutée à Maubeuge
Monument aux Morts du sculpteur René Bertrand-Boutée.
N50.282176 E3.974199
Mémorial de la délivrance de Maubeuge
Stèle commémorative de la délivrance de Maubeuge.
Avenue Franklin Roosevelt. N50.279395 E3.971115
Femme à l'éponge de Félix Charpentier (1858 - 1924) à Maubeuge.
Femme à l'éponge de Félix Charpentier (1858 - 1924)
Statue en marbre de 1910.
N50.276357 E3.976431

François ler, ayant de nouveau déclaré la guerre à Charles Quint, en 1543, se ligua avec le duc de Clèves, entra dans l'Artois et dans le Hainaut et s'empara de Landrecies.
Pendant ce temps, le dauphin, son fils, se rendit maître de Maubeuge et y fit mettre le feu.
Dix ans après, le 21 juillet 1553, la plus grande partie de la ville fut encore incendiée par le roi de France Henri II.
Le cardinal de La Valette, commandant des troupes françaises, après avoir pris Landrecies en août 1637, s'était emparé de Maubeuge, y avait mis une forte garnison, avait ensuite ravagé le pays du côté de Mons et était allé mettre le siège devant La Capelle. Pendant cette dernière opération, le cardinal-infant, gouverneur des Pays-Bas, s'avança pour combattre un corps français aux ordres du duc de Candale, qui s'était retranché sous le canon de Maubeuge. Celui-ci, à son approche, enferma ses troupes dans la place, où commandait le vicomte de Turenne. Alors l'infant fit attaquer la forteresse par 30 pièces de canon. Ayant appris que La Capelle était rendue et que La Valette venait à lui, il fit donner un assaut général; mais Turenne se défendit vaillamment, repoussa l'ennemi et le força à lever le siège, avec une perte considérable d'hommes tués ou noyés au passage de la Sambre.
En 1641, Henri de Lorraine, duc de Guise, le duc de Bouillon et le comte de Soissons, s'étant ligués contre le cardinal de Richelieu, traitèrent avec l'empereur et le roi d'Espagne. Il en résulta une nouvelle guerre, dans laquelle Maubeuge fut pris par don Francisco de Mello, devenu gouverneur des Pays-Bas par la mort du cardinal-infant.
Le roi de France se résolut, en 1649, à continuer la guerre contre l'Espagne et donna le commandement de ses troupes au duc d'Harcourt. Celui-ci, ayant commencé le siège de Cambrai et y éprouvant de la résistance, l'abandonna et alla se retrancher au Catteau, afin de provoquer les Espagnols au combat; voyant qu'ils n'osaient l'attaquer, il alla à leur rencontre, défit plusieurs corps de leurs troupes, et après s'être rendu maître de Condé, s'empara de Maubeuge et d'un château voisin rempli de vivres et de munitions.
L'année suivante, en 1650, la ville de Maubeuge était encore au pouvoir des Français. Elle fut alors sur le point d'être incendiée et n'échappa à ce désastre que par le paiement d'une forte contribution.
Maubeuge fut prise de nouveau en 1655 par Louis XIV, qui y laissa pour garnison 500 dragons, 200 cavaliers et 900 hommes d'infanterie. Jusqu'en 1674 elle fut encore plusieurs fois et alternativement envahie par les troupes françaises et espagnoles.
Enfin, le traité conclu à Nimègue en 1679 ayant terminé la guerre, Maubeuge fut définitivement cédé à la France par l'Espagne.
En 1680, Louis XIV, visitant les conquêtes que ses armes lui avaient assurées, vint à Maubeuge avec la reine. Le gouverneur et le magistrat reçurent LL. MM. à la porte de la ville et leur en présentèrent les clefs à genoux.

Gare de Maubeuge
La gare de Maubeuge

La Maison folie à Maubeuge.
La Maison folie de Maubeuge située dans le bâtiment de la
Porte de Mons accueille expositions et représentations.
Plan de Maubeuge en relief (1825).
Plan de Maubeuge en relief (1825).
Au musée du Corps de Garde
N50.281228 E3.973840
Maubeuge Buste de Georges Paillot.
Le buste de Georges Paillot.
Né à Reims en 1867, il arrive à Maubeuge en 1891 à l'âge de 24 ans. Il y décèdera le 20 juillet 1944.
De 1921 à 1926 il entraînera l'équipe France de Gymnastique à Maubeuge. Georges Paillot emmènera l'équipe nationale aux jeux d'Anvers (1920), Paris (1924), Amsterdam (1928) et Berlin (1936)
Un gymnase porte aujourd'hui son nom.

Maubeuge sur les albums de Croÿ.
Maubeuge sur les albums de Croÿ.
Voir en grand format
Mairie, Hôtel de ville de Maubeuge.
Hôtel de ville de Maubeuge. Voir en grand format

Statue d'Apollon en bronze située Place Verte à Maubeuge.
Apollon (1930) de François Sicard et du fondeur L. Gatti
Statue en bronze située Place Verte à Maubeuge.
N50.278018 E3.975089

Le nombre des prébendes fut fixé à quarante; chacune d'elles valait 4500 livres à l'époque de la suppression du chapitre ; elles n'étaient que de 200 livres en 1368, non compris les objets que ces dames recevaient en nature. L'abbesse, comme les autres titulaires, n'en possédait qu'une, mais elle percevait les prébendes des jeunes chanoinesses pendant les trois premières années de leur entrée. On ne recevait dans ce chapitre que des personnes de grande naissance et pouvant faire preuve de seize quartiers de noblesse paternelle et maternelle. Quand la première charge, celle d'abbesse, était vacante, il fallait un ordre du souverain pour procéder à l'élection nouvelle; des commissaires chargés de présider l'assemblée étaient envoyés sur les lieux; trois chanoinesses étaient désignées comme candidats et le monarque faisait son choix entre elles.
Les dames de Maubeuge avaient un manteau noir plissé, attaché sur les épaules et plus ou moins long, selon l'âge ou la dignité. La queue du manteau de l'abbesse était doublée d'hermine.
L'église collégiale de Sainte-Aldegonde était desservie par vingt chanoines, y compris le prévôt nommé par le roi et un doyen électif. Les six premiers chanoines étaient appelés chanoines-prêtres et avaient la préséance sur les douze autres, dont six étaient chanoines-diacres et six chanoines sous-diacres. Leurs prébendes étaient à la nomination du pape et de l'abbesse qui conférait plus de vingt autres bénéfices.
L'archevêque Brunon, en réformant le monastère de Maubeuge, avait imposé la clôture aux chanoinesses, mais elles ne tardèrent pas à s'y soustraire. Environ un siècle après, Ansoalde, abbesse, sœur de saint Thierry, abbé de St.-Hubert, les obligea à l'observation de cette partie de leurs statuts ; elles s'y soumirent pendant quelque temps, l'enfreignirent de nouveau et secouèrent enfin le joug de la règle et des vœux. Dans les derniers temps les dames habitaient toutes des corps de logis séparés et avaient leurs domestiques particuliers, de sorte qu'elles vivaient dans une liberté presque complète.
L'abbesse de Maubeuge jouissait de grands privilèges. Elle était dame de la ville et de quelques-uns des villages qui dépendaient de sa prévôté; elle avait le droit de patronat tant sur les canonicats que sur les cures situées dans le ressort de l'abbaye. Au temps des comtes de Hainaut, elle faisait battre au coin de sainte Aldegonde une petite monnaie en plomb qui avait cours dans tout le Hainaut.
Nous avons cru devoir narrer en premier lieu les faits relatifs au monastère de Maubeuge. Nous nous occuperons maintenant de ceux qui se rapportent particulièrement à l'histoire de la ville.
Le bourg de Maubeuge échut à Charles-le-Chauve lors du partage du royaume de Lothaire, qui eut lieu le 8 août 870, entre ce prince et son neveu Louis-le-Débonnaire.

Sculpture contemporaine en inox réalisée en 1987 par le sculpteur hollandais Gérard Schuwirth. Square Jourdan à Maubeuge.
Oeuvre en inox réalisée en 1987 par le sculpteur hollandais Gérard Schuwirth à l'occasion d'un symposium organisé à Maubeuge par Grégory Anatchkov. Square Jourdan. N50.277526 E3.976277
L'Echo enchanteur (entre 1891 et 1894) statue en marbre de Jean Alexandre Pézieux depuis 1965 au parc la Roseraie à Maubeuge.
L'Echo enchanteur (entre 1891 et 1894) statue en marbre de Jean Alexandre Pézieux depuis 1965 au parc la Roseraie à Maubeuge.
N50.278974 E3.965585

La ville de Maubeuge prit part à plusieurs traités souscrits par le comte, son souverain : en 1322, les députés de cette ville signèrent le traité de paix conclu à Paris entre Louis, comte de Flandre, et Guillaume, comte de Hainaut, par lequel le premier renonça à l'hommage de la Zeelande. En 1336, la ville de Maubeuge appliqua son Scel au traité d'alliance fait à Tenremonde entre Jean, duc de Lothier, de Brabant et de Luxembourg, Louis, Comte de Flandre, et Guillaume, comte de Hainaut.
Le même comte Guillaume permit en 1323 aux échevins de Maubeuge de lever un impôt sur les boissons, denrées et marchandises, afin de pourvoir au paiement des rentes viagères auxquelles la ville était obligée.
Les habitans, voulant entourer leur ville de remparts, sollicitèrent à cette fin l'agrément du comte. Les lettres qu'ils en obtinrent, à la date du 2 novembre 1339, augmentèrent leurs privilèges et usages. En voici la teneur:
- Le comte veut qu'il y ait bourgeoisie en la ville de Maubeuge, et que nul ne puisse être bourgeois que par l'accord du prévôt et de quatre échevins; que tous ceux qui seront reçus bourgeois paient à leur entrée cinq sous, et que ceux qui voudront sortir (de bourgeoisie) le pourront en payant 10 sous.
- Les valets appelés geugon... ne pourront être bourgeois ni porter témoignage contre les bourgeois.
- Tous ceux qui voudront demeurer en ladite ville seront de pareille franchise que les autres bourgeois après qu'ils auront été admis à la bourgeoisie, à moins qu'ils ne soient serfs, bâtards, aubains ou attachés au comte ou à autrui par morte-main ou par meilleur catel.
- Celui qui dirait vilenie au prévôt de la halle ou aux sept hommes à l'occasion de leur office, paiera soixante sous d'amende au profit du comte.
- Le bourgeois ne pourra forfaire son armure telle qu'il l'aura, pour son corps, pour quelque cause que ce soit, si ce n'est pour homicide.
- On pourra prendre les héritages qui sont autour de la forteresse, en en payant la juste valeur.
-Et pour aider à la construction de la forteresse, le comte permet de créer 200 livres de rente viagère sur ladite ville, de lever pendant dix ans une taille de 400 livres sur les héritages qui sont au jugement des échevins de cette ville, et règle les impôts qui seront levés pendant le même temps sur les denrées et marchandises qui se débitent et fabriquent en ladite ville.
Un violent incendie éclata à Maubeuge en 1387. Les flammes dévorèrent les deux premières églises avec le marché, et s'avancèrent jusqu'au-delà de la Sambre.
En 1424, Jacqueline, comtesse de Hainaut et de Hollande, ayant quitté le duc de Brabant, son mari, pour épouser le duc de Glocester, celui-ci entra avec une armée dans le Hainaut et mit garnison anglaise dans Maubeuge, ainsi que dans Avesnes, Landrecies et Le Quesnoy.
La convention que nous avons rapportée plus haut, à la date de 1293, prouve que Maubeuge possédait à la fin du 13e siècle des fabriques de drap. II existe au dépôt des archives du département un projet de règlement présenté vers l'an 1355 aux échevins de celle ville par les marchands d'Allemagne, de Portugal, d'Arragon et de Plaisance, pour la fabrication et le commerce de la draperie (La ville avait été autorisée en 1314, par le comte Guillaume de Hainaut, à construire une halle pour la vente des laines). Cette industrie prit à cette époque une extension considérable, mais la mauvaise foi de quelques fabricans discrédita leurs produits au point que l'introduction en fut défendue à Francfort, à Anvers, etc., ce qui obligea une partie des ouvriers à se disperser. La fabrication des draps étant tombée, il ne resta que celle d'une espèce d'étoffe en laine appelée "cazée", qui se soutint jusque dans les derniers temps. Cette fabrication était encore assez importante quelques années avant la révolution; mais il n'en reste plus de traces aujourd'hui.
La chute des manufactures de draps détruisit la prospérité de Maubeuge et diminua considérablement le nombre de ses habitans.
Philippe, duc de Bourgogne, voulant en favoriser le repeuplement, lui accorda une extension de privilèges par lettres du mois de décembre 1466, et notamment dispensa du droit de bâtardise les personnes de naissance illégitime, moyennant, cependant, le paiement de deux meilleurs catels à leur décès et de deux, sous tournois de reconnaissance annuelle.
Cette mesure, comme on va le voir, n'eut guère le temps de produire son effet.
Après la mort du duc Charles de Bourgogne, qui eut lieu devant Nancy en 1477, Louis XI, au lieu de protéger la jeune princesse Marie, fille du duc, qui était sa parente, lui fit la guerre au mépris de la trêve qu'il avait solennellement jurée l'année précédente. Le roi s'empara de plusieurs places du Hainaut, et entre autres de Maubeuge, qu'il fit brûler. La maison-de-ville et l'église de Notre-Dame-de-la-Croix échappèrent seules à l'incendie. Les archives, qu'on avait cru mettre en sûreté en les transportant du greffe de la ville dans une chapelle, devinrent la proie des flammes.
Ainsi, Maubeuge fut alors presque totalement détruit; mais il ne tarda pas à se relever, car en 1486 Maximilien d'Autriche donna de nouvelles lettres-patentes relativement à la foire qui se tient en cette ville dans le mois de septembre.
Maubeuge n'était cependant pas à la fin de ses vicissitudes.

Buste de Mabuse, peintre Maubeugois (Jean Gossart 1465-1533) à Maubeuge.
Buste du Peintre Maubeugois Jean Gossart (1465-1533)
dit Jean Mabuse. Albert Patrisse sculpteur, Susse Frères Fondeurs.
N50.276752 E3.973456
Statue située Rue Pierre Bérégovoy à Maubeuge
Statue située Rue Pierre Bérégovoy
N50.281135 E3.969557
Ancre du souvenir à Maubeuge
Ancre en hommage aux marins maubeugeois disparus.
Bord de Sambre près de l'Arsenal. N50.276061 E3.974770

Cette ville était alors beaucoup plus grande qu'aujourd'hui, mais ses murs étaient complètement délabrés par l'effet des sièges qu'elle avait subis. Le maréchal de Vauban, chargé de la mettre en état de défense, garnit la place de sept bastions et d'autant de cavaliers revêtus de bons murs entourés de fossés. Le terrain nécessaire à ces fortifications fut pris dans la ville même , dont l'enceinte se trouva ainsi diminuée d'environ deux tiers.
Le roi Louis XV fit son entrée à Maubeuge le 8 mai 1744 accompagné du duc de Chartres, du comte de Clermont, du maréchal duc de Noailles, du duc de Penthièvre, du duc d'Argenson, ministre de la guerre, et de plusieurs autres personnages. Le magistrat, un genou en terre, lui fit une harangue. Le roi se rendit à l'église collégiale de Sainte-Aldegonde et y fut reçu par les chanoines et les chanoinesses qui le complimentèrent par l'organe de leur abbesse, la princesse de Croï. A son départ, le monarque fut reconduit en cortège, mais au bout de la nef il s'arrêta et embrassa toutes les dames du chapitre.
Le prince de Conti passa à Maubeuge le 6 juin 1746 , se rendant au quartier-général des troupes employées au siège de Mons. Dans la nuit du 21 au 22 juin 1791, le comte de Provence, frère de Louis XVI, passa près de Maubeuge, accompagné du comte d'Avaray. Il quittait la France et se rendait à Mons.

Sculpture à Maubeuge
"Une adolescente", statue en bronze (1929)
de Jeanne Bardey (1872-1954)
Située dans les jardins du lycée Pierre Forest de Maubeuge.

La ville de Maubeuge fut assiégée, en 1793, par les troupes autrichiennes; mais bloquée et cernée de toutes parts par des forces considérables, elle jura de ne pas se rendre. Il y eut de très-vifs combats sous ses murs ; les bois et la redoute du Tilleul furent plus d'une fois jonchés de cadavres. Dans une sortie de la garnison, une partie de nos braves qui s'était portée en avant fut mitraillée par nos propres artilleurs. La redoute du Loup existe encore sur le chemin d'Avesnes: occupée par nos volontaires, elle était en face de la cense du Château, ancienne ferme, où étaient les ennemis. La ferme et la redoute se livrèrent plus de vingt assauts, et l'on retrouve en creusant un peu la terre des ossemens et des tronçons d'armes qui attestent la fureur de ces engagemens. Ce n'était pas assez du nombre de troupes qui entouraient Maubeuge, il fallait encore que, pour ajouter au danger de la situation, les vivres vinssent à manquer dans la ville. Ce fut en effet ce qui arriva. On craignit la famine et même on la ressentit. Les privations décourageaient le soldat; les généraux commençaient à désespérer du salut de Maubeuge, lorsque Jourdan qui, après le rappel d'Houchard, avait été mis à la tête de l'armée du Nord, rassembla des troupes à Guise, et arrivant par La Capelle établit son quartier-général à Avesnes, prêt à s'élancer sur Wattignies où l'ennemi était en position.....suite page 2.

La Sambre et l'Arsenal à Maubeuge.
La Sambre et l'Arsenal, un des seuls édifices de Maubeuge ayant échappé aux bombardements du 16 juin 1940.

Lîlot Lecluyse à Maubeuge
Une des dernières images de l'îlot Lecluyse qui avait été fortement endommagé lors des bombardements de 1940
et qui sera rasé en 2020 pour laisser place à des immeubles et à un centre commercial.
Centre ville de Maubeuge
Les rues Casimir Fournier et de l'Esplanade, font partie des rares endroits ayant échappé aux bombardements du 16 mai 1940.
Ci-dessous, quelques images de Maubeuge pour voyager dans le temps
Maubeuge, La collégiale St Quentin ou Ste Aldegonde sur les albums de Croÿ vers 1600.
La collégiale St Quentin ou Ste Aldegonde sur les albums de Croÿ vers 1600.

Maubeuge avant 1880. Sur la gauche, l'église Saint Pierre, Sainte Aldegonde
Maubeuge avant 1880. Sur la gauche, l'église Saint Pierre, Sainte Aldegonde . Dessin extrait du dictionnaire topographique de l'arrondissement d'Avesnes de P. Chevalier paru en 1881.
Plan de Maubeuge en 1721.
Plan de Maubeuge en 1721. Voir en grand format
Gallica : « Places du Haynault françois », par « Lajoue ».
Maubeuge sur une carte de Jacques de Deventer vers 1550.	grand format
Maubeuge sur une carte de Jacques de Deventer vers 1550. Voir en grand format 

* Le plan de Maubeuge au début du XIXème siècle format PDF (1200*1200) : Plan de Maubeuge
(Document des archives départementales du Nord)


L'Hôtel de l'agglo de Maubeuge.

Le Pavillon De Joyeuse était l'édifice où logeaient les officiers de la caserne. Il est occupé aujourd'hui par l'agglomération de Maubeuge.
Il fut construit en 1713 et était doté de 48 chambres de maitre et autant pour les domestiques. Le rez-de-chaussée comprenait cantine, cuisine, corps de garde, salle de rapport, cercle bureau de mobilisation et service d'intendance. Le grenier servit de magasin d'habillement.

.... Le prince de Cobourg, témoin de ces mouvemens, se flatta de les rendre inutiles, et il se crut en un poste si sûr, qu'à la veille d'en venir aux mains, il dit tout haut : "J'avoue que les Français sont de fiers républicains, mais je le deviens moi-même s'ils me chassent d'ici ".(Rapport du général en chef Jourdan au comité de salut public.)
Ces paroles furent répétées à Jourdan; il eut soin de les recueillir et de les faire courir dans tous les rangs de l'armée. Elles excitèrent l'ardeur de nos soldats qui s'écriaient en riant : « Jurons de nous conduire de manière à rendre républicain le prince de Cobourg. » Ce prince fut délogé et ne tint pas parole. On s'attaqua et on se battit avec acharnement ; le terrain fut disputé pied à pied ; mais , enfin, les soldats de l'indépendance l'emportèrent sur ceux de là coalition, et les divisions ennemies virent le déblocus de Maubeuge s'opérer pendant qu'elles se repliaient par échelons sans pouvoir y apporter de remède. Cobourg, dans cette défaite, fut heureux de l'inaction de la garnison et du camp de Maubeuge; il est certain que si cette armée l'avait attaqué sur ses derrières il n'aurait pu opérer sa retraite sans laisser une partie de son matériel et de ses troupes en notre pouvoir.
Les représentans du peuple, Bar, Hem et Drouet, envoyés en mission à Maubeuge, y étaient arrivés quelques jours avant le blocus de la place, qui eut lieu le 28 septembre 1793. Drouet, ayant voulu franchir les lignes ennemies, fut pris par les Autrichiens, tandis que son escorte tout entière les traversa.
Les habitans de Maubeuge montrèrent un rare dévouement pendant ce siège. Plusieurs furent tués, soit aux batteries qu'ils manœuvraient, soit en attaquant l'ennemi à l'extérieur. On cite dans ce nombre le sieur Deleschaux, officier municipal, atteint mortellement dans une sortie où il conduisait un détachement de garde nationale chargé de porter des munitions aux tirailleurs et relever les blessés. La Convention, par un décret du 10 prairial an II, ordonna que le nom de ce citoyen serait inscrit sur une colonne placée dans le lieu de ses séances. Maubeuge, en 1795, fut sauvé du plus imminent péril par l'intrépidité de plusieurs de ses habitans: le 4 octobre de cette année (11 vendémiaire an IV) le feu prit aux poudres servant à confectionner des cartouches et artifices dans une salle au-dessus de la forte de France. L'explosion fit sauter toute la couverture de édifice dont elle creva les murs en plusieurs endroits. Le feu s'y déclara et fit des progrès assez rapides pour donner des inquiétudes d'autant plus vives que des dépôts de poudres se trouvaient dans les salles du rez-de-chaussée, notamment dans celle située au-dessous du lieu de l'explosion.
L'imminence du danger fit prendre la fuite à une grande partie des personnes accourues d'abord sur les lieux; beaucoup d'habitans sortirent même de la ville. Une seconde catastrophe bien plus terrible que la première, devenait inévitable, car plus de 40 milliers de poudre étaient entassés dans le corps de garde, à droite de la voûte de sortie, et le résultat de l'explosion aurait été cette fois la destruction d'une grande partie de la ville. C'est alors que M. Luce Edouard, l'un des citoyens les plus notables de Maubeuge et qui commandait la place, prit la résolution de pénétrer dans le dépôt le plus menacé, celui au dessous de la salle d'artifices. Il s'en fit ouvrir les portes, y entra le premier, et aidé des sieurs Gosset, directeur d'artillerie; Bailly, maire de la commune; Monfort, officier du génie; Schladdenof, chef de bataillon; Magnus, fils aîné; Bernier; Dumoulin; Cofin et Philippe Restandeur, habitan de Maubeuge; Saint Martin, commandant d'artillerie; Lenoir, sergent major, et Tranche, fourrier de mineurs, parvint à retirer tous les barils de cartouches et de poudre qui s'y trouvaient et sur lesquels des matières enflammées tombaient déjà par la voûte percée à plusieurs places.
Un décret de la Convention du 18 vendémiaire an IV mentionna honorablement ces braves citoyens pour leur conduite et leur courage dans cette périlleuse circonstance.
Par suite des événemens politiques et militaires de 1812 et 1813, la place de Maubeuge, dont le commandement supérieur était confié à M. Schouler, commandant d'artillerie, fut investie, puis bloquée au mois de mars 1814, par un corps saxon, sous les ordres du duc de Weimar, qui la fit sommer à plusieurs reprises de se rendre.
Bien que les moyens de défense fussent incomplets, sous le rapport du matériel et sous celui de la garnison, qui était très faible, ces sommations furent rejetées. L'ennemi fit alors ses dispositions pour s'en emparer de force, et les batteries élevées particulièrement sur le camp de Falize, furent destinées à en faire le siège.
Le 23 au matin, les assiégeans commencèrent le feu de toute leur artillerie et jetèrent dans la ville une grêle de bombes et de boulets. Les batteries de la place, servies, presque exclusivement par les canonniers de la garde nationale de Maubeuge, avec un avantage soutenu pendant toute la journée. Le lendemain, une sortie dirigée par le commandant Schouler eut pour résultat la destruction des ouvrages de l'ennemi et l'enlèvement de quelques munitions. Dès lors, les assiégeans se bornèrent à observer la place sans se livrer à de nouvelles attaques.
Les habitans, les canonniers bourgeois et la garnison donnèrent encore en cette circonstance des preuves de leur courage. Le blocus leur fournit l'occasion de se signaler par des sorties multipliées et les coups de main les plus hardis. Ils ne cessèrent enfin d'inquiéter et de harceler l'ennemi, nonobstant leur infériorité numérique.
Une de ces sorties mérite surtout d'être rapportée : le commandant , informé qu'une colonne de prisonniers français devait loger à Beaumont et en partir le lendemain pour Mons, résolut de la faire enlever, malgré l'éloignement du lieu de son passage et la surveillance du corps d'investissement. Un fort détachement chargé de cette expédition, sous les ordres de M. le major Reinhart, sortit de la ville pendant la nuit et arriva à la pointe du jour sur la route de Beaumont à Mons. Dès l'apparition de la colonne, l'escorte ennemie fut attaquée, culbutée et mise en fuite, et les prisonniers ramenés à Maubeuge au nombre d'environ 400. Ce fait d'armes, en rendant la liberté à de braves militaires au moment où ils touchaient le sol étranger, procura à la garnison un renfort qui contribua puissamment à la défense et à la conservation de la place....

Stèle de l'USM au stade de Maubeuge.
Stèle érigée en hommage aux hommes et aux femmes  qui ont contribué à l'essor de l'Union Sportive Maubeugeoise.
(Entrée du stade)
Statue d'athlète au stade de Maubeuge.
Statue d'athlète à l'entrée du stade.

Maubeuge, Sculpture contemporaine dans le jardin près du Chapitre.
Sculpture contemporaine dans le jardin près du Chapitre.

Maubeuge, du coté du Chapître.
Du coté du Chapitre.

Monument aux Morts de Douzies à Maubeuge.
Monument aux Morts de Douzies.

Maubeuge, le monument aux Morts de Sous le Bois
Le monument aux Morts de Sous le Bois.

.... La commune de Maubeuge était administrée anciennement par un mayeur et par sept échevins, dont la nomination appartenait par moitié au souverain et à l'abbesse du chapitre de Sainte-Aldegonde. Ce nombre d'officiers municipaux, ayant été jugé trop considérable, fut réduit a quatre en vertu d'un arrêt du conseil d'étal du 29 août 1681; lequel disposa, en outre, que les fonctions des échevins dureraient quatre années, qu'ils seraient renouvelés par moitié tous les deux ans, et qu'à chaque nomination l'abbesse pourvoirait à l'un des deux offices vacans.
La justice était exercée au nom du roi, à Maubeuge, par un prévôt dont la juridiction s'étendait sur la ville, à l'exception du cloître des Chanoinesses et de quelques maisons, et sur 72 villages environnans. La justice dans le ressort du cloître appartenait à l'abbesse, au nom de qui elle était rendue par des officiers spéciaux.
La manufacture royale d'armes de Maubeuge fut créée en vertu de lettres-patentes du roi Louis XIV, du 15 avril 1704. Cet établissement, déjà considérable avant la révolution, le devint encore plus dès que la guerre eut été allumée entre la France et les puissances coalisées. On y fabriqua jusqu'à 36000 armes dans une seule année; mais les événemens de 1814 et 1815 diminuèrent de beaucoup son activité. Les ateliers, qui occupaient jusqu'à 1200 ouvriers dans le temps des plus fortes commandes, n'en comptaient plus que 4 à 500 il y a quelques années. Le gouvernement, ayant annoncé l'intention de supprimer la manufacture, ne différa que sur les vives et instantes réclamations des habitans et des autorités l'adoption définitive de cette mesure, dont l'exécution cependant eut lieu le 6 décembre 1835.
La ville de Maubeuge est aujourd'hui le chef-lieu d'une justice de paix, d'un décanat, d'un comité d'instruction primaire, d'une principauté de douanes et d'une brigade de gendarmerie. Elle possède un bataillon de garde nationale, un collège communal, deux hospices civils, un bureau de bienfaisance, un hôpital militaire, quatre notariats, un bureau de recette de l'enregistrement et des domaines, une sous-intendance militaire, un bureau de poste aux lettres, un relais de poste aux chevaux; elle est la résidence d'un ingénieur en chef militaire, d'un capitaine-commandant d'artillerie et d'un contrôleur des contributions indirectes.
La population de Maubeuge est de 6363 habitans, au nombre desquels on compte 1257 indigens; il n'y existe point de mendians.
Son territoire, tant extérieur qu'intérieur, comprend 1877 hectares , dont 886 en terres à labour, 165 en prés, 261 en pâtures, 72 en jardins, 10 en bois, 328 en forêt royale, 2 en terrains incultes, 28 en propriétés bâties, 57 en routes, chemins, rues et places, 11 en rivière et 57 en fortifications.
On y cultive le froment, le méteil, l'orge d'hiver et d'été, l'avoine, le lin, les pommes de terre et les plantes à bestiaux. Sa culture principale est le blé.
L'industrie de cette ville a pour objet spécial la fabrication de la quincaillerie et de broches et autres articles nécessaires aux filatures qui y sont traités dans une grande perfection.
On y trouve trois moulins à farine, dont deux mus par l'eau et un par le vent; trois scieries de marbre, sept brasseries, deux fabriques de chandelles, deux fabriques d'huile, deux tanneries, une saline, deux savonneries, deux fabriques de broches et de quincaillerie, quatre fabriques de clous , une fabrique de sucre indigène, une fabrique d'armes de luxe et deux ateliers où le lin se travaille en grand.
Hameaux et lieux dits : Faubourgs Saint-Lazare, Saint-Quentin, Saint-Ghislain, des Sarts. Sous-le-Bois. Monplaisir. Douzies. L'Ouvrage. Les Routes de Mons, de Valenciennes. Pont-Allant. Le Grand-Bois. Le Bois du Tilleul. Le Bois de l'Ouvrage. Saint-Antoine. La Station.


Théâtre du Manège à Maubeuge
Le théâtre du Manège. Voir en grand format

Erigé en 1831 à proximité du Pavillon (édifice où logeaient les officiers), ce bâtiment militaire était alors englobé dans les casernements de Joyeuse. Manège équestre au temps où la ville abritait encore la cavalerie de la garnison, il était utilisé pour éduquer et entraîner plus de 800 chevaux. En 1914, il est rempli de vivres en prévision du siège. Après la Seconde Guerre Mondiale, il est d’abord utilisé comme salle de bal, puis comme salle de remise de prix, salle de sports, et enfin comme atelier de chemiserie.
Au début des années quatre-vingt, cet ancien bâtiment connaît une heureuse rénovation, visible notamment par l’extension colorée de son parvis. Interprétation contemporaine des éléments architecturaux caractéristiques du théâtre antique, cette dernière préfigure la nouvelle vocation de l’édifice. Le théâtre est inauguré le 8 janvier 1983 par le Docteur Pierre Forest, maire de l’époque. Ce haut lieu culturel maubeugeois offre aujourd’hui une programmation ambitieuse et éclectique avec ses célèbres festivals « VIA » en mars et « Les Folies » en juin. Il est également 5ème scène nationale et réalise une politique culturelle commune avec la ville frontalière belge de Mons.

Béguinage des cantuaines à Maubeuge
Le béguinage des Cantuaines (rue de la Croix).

Ce bâtiment issu du XVIe siècle fut la demeure de Jean Gippus, doyen des chanoines du Chapitre de Saint-Quentin qui était annexé au monastère de Sainte-Aldegonde et qui à sa mort en 1562 en fit donation, pour accueillir des femmes de la bourgeoisie déchue, appelées alors Cantuaines. L’intérieur se compose de sept cellules formant béguinage. Chaque béguine possédait une cellule aménagée sur un étage avec un jardin. Outre le logement, une somme d’argent leur était allouée afin de les aider à vivre. En échange de ces bienfaits, les consœurs devaient prier pour le repos de l’âme du donateur. Les exécuteurs du testament aménagèrent la maison, l’entourèrent d’un enclos et y firent édifier une chapelle. Les sept cheminées correspondant aux cellules intérieures ont été préservées. Seules l'adjonction de lucarnes à la capucine afin de donner jour aux combles et la suppression d’un auvent au-dessus du portail d’entrée modifient la construction initiale. La bâtisse reçoit actuellement dans la proximité du Théâtre du Manège, des artistes en résidence. Ce bâtiment est classé Monument historique depuis 1988 et devrait être bientôt restauré.

Le chapitre à Maubeuge
Ancien chapitre des Chanoinesses.

L'enclos du chapitre de Sainte Aldegonde s'étendait sur une grande partie de la ville, il renfermait de nombreux bâtiments et était primitivement limité par une forte muraille crénelée qui disparut par suite de divers incendies. Les habitations qui en dépendaient datent du XVIIe siècle et n'ont subi extérieurement presqu' aucune modification. Renfermait également une petite église nommée Vieux-Moustier, remontant à une haute antiquité et qui fut démolie, en 1751, et l'église collégiale de Sainte Aldegonde, consacrée en 661. Brûlée en 1387 et 1478, elle fut rebâtie de 1480 à 1511, dans le style de transition du gothique à la renaissance. On y comptait huit chapelles richement ornées. C'était le lieu de sépulture des abbesses. Pillée pendant la révolution, elle fut convertie en ambulance, en dépôt d'artillerie, et démolie en 1802.
Dans les années 1980, une partie du chapitre accueillait une clinique et un musée. Les bâtiments, classés Monuments Historiques depuis 1941, abritent désormais le lycée Notre-Dame de Grâce.

Fronton de l'ancien collège jésuite de Maubeuge.
Fronton de l'ancien collège des Jésuites.
Près de la salle Sthrau.

.... Maubeuge, sauvée alors de l'invasion, devait être bientôt l'objet de nouvelles attaques. Située à l'extrême frontière et distante seulement de 12 lieues de Waterloo, cette place était une des premières dont l'ennemi devait chercher à s'emparer à la suite de la déplorable affaire du 18 juin 1815.
La ville, en effet, fut cernée, dès le 20 juin, par le 2e corps de l'armée prussienne, sous les ordres du prince Auguste. Le 29, le feu des assiégeans commença et fut vivement continué pendant toute la journée et la nuit suivante. Les projectiles lancés par l'ennemi atteignirent le clocher de l'église paroissiale, et cet ancien monument, jusques là respecté par les siècles, devint en peu d'heures la proie des flammes, ainsi que les approvisionnemens qui y étaient déposés. Les maisons qui l'avoisinaient subirent le même sort.
Les opérations du siège furent continuées de la part de l'ennemi par la prise des ouvrages extérieurs que nos troupes durent successivement abandonner; enfin, une nouvelle attaque dirigée contre le corps de la place, et plus encore l'état moral de la garnison, composée de retraités et de gardes nationaux mobilisés qui désertaient chaque jour en grand nombre, décidèrent les chefs militaires à demander une capitulation. Les articles en ayant été proposés et acceptés le même jour, la garnison sortit de la ville avec tous les honneurs de la guerre, et les troupes prussiennes en prirent possession le 14 juillet.
L'ennemi ne fut pas plutôt maître de la place, qu'il dépouilla les établissemens militaires et fit éprouver aux habitans toutes sortes de vexations. Cet état de choses dura jusqu'au ler janvier 1816, époque à laquelle la ville fut remise aux Russes, qui devaient y tenir garnison aux termes du traité du 20 novembre.
Le corps d'armée russe, sous les ordres du comte de Woronzow et composé d'environ 35000 hommes, fut cantonné depuis Valenciennes jusques et compris Givet. Le quartier-général de ce corps d'occupation fut fixé à Maubeuge.
La discipline sévère des troupes russes rendit le calme à la ville de Maubeuge et permit aux habitans de se relever peu à peu des pertes qu'ils avaient éprouvées par l'effet du siège et du séjour des Prussiens.
Le commerce et l'industrie y prirent même un certain essor à cause de la présence des officiers généraux, supérieurs et autres de l'état-major et des fonctionnaires et employés français attachés aux différens services de l'armée russe.
Le quartier-général du comte de Woronzow fut visité par un grand nombre de personnages de distinction, parmi lesquels nous citerons l'empereur Alexandre et ses frères les grands-ducs Constantin, Nicolas et Michel; le roi de Prusse; le prince Charles de Prusse; le prince de Mecklenbourg-Strelitz; le prince Frédéric de Hesse; le prince royal des Pays-Bas; le duc et la duchesse de Kent; le duc de Devonshire; lord Wellington; le général anglais Congrève; le général Rostopchin, gouverneur de Moscou en 1812; l'ambassadeur de Russie Pozzo di Borgo, le ministre russe Koutchouboi, etc., etc.
Enfin, après trois ans d'occupation, Maubeuge fut délivré de la présence des étrangers. Le quartier-général et la garnison russes quittèrent celte ville le 18 novembre 1818.
Maubeuge fut, en 1831, le théâtre d'autres appareils militaires. Le quartier-général de l'armée du Nord, destinée à la première expédition de la Belgique, y fut établi. Les ducs d'Orléans et de Nemours y arrivèrent à cette occasion, ainsi que le maréchal Gérard, commandant en chef. Les princes et le maréchal assistèrent à un bal qui leur fut offert par la ville, la veille de l'entrée des troupes sur le territoire belge.
Le roi Louis-Philippe fit son entrée à Maubeuge le 8 janvier 1833, après le retour des corps de l'armée qui avaient pris part au siège de la citadelle d'Anvers. S. M. fut reçue avec tous les honneurs dus à sa personne et descendit à l'hôtel de M. de Saint Léger, maire, où elle admit les autorités civiles et militaires à lui présenter leurs hommages. A six heures, le roi, accompagné des princes, des maréchaux et d'un grand nombre de généraux et d'officiers supérieurs, se rendit à l'hôtel de la mairie, où un banquet avait été préparé. La soirée se termina par un bal donné par la ville.
Le lendemain, le roi, suivi d'un nombreux et brillant cortège, se transporta sur le glacis de la porte de Mons, où les troupes étaient rangées en bataille. S. M. les passa en revue et décerna les récompenses dues aux braves qui s'étaient le plus particulièrement distingués dans la courte et glorieuse campagne qui venait de s'accomplir.
Le roi, après avoir visité l'hôpital militaire et laissé à M. le maire des témoignages de son souvenir et de sa bienveillance, partit de Maubeuge le 9 janvier, à trois heures du soir. Une somme de 2000 francs fut remise par ses ordres à deux canonniers de la garde nationale, grièvement blessés lors de son entrée, en tirant des salves d'honneur.
Nous avons suivi jusqu'à présent l'ordre chronologique dans la relation de ces divers événemens; nous aborderons maintenant quelques spécialités.
Maubeuge possédait autrefois plusieurs fondations de bienfaisance.
La plus ancienne était l'hôpital Saint-Nicolas, qui avait pour destination de loger les passans; l'époque de sa création, toutefois, est inconnue.
La Maladrerie, hôpital pour les lépreux, était située dans le faubourg du même nom. Son existence dans le 13e siècle est constatée par des lettres du 10 juin 1298, déposées aux archives du département . On y recevait alors des pensionnaires.
* "Ces lettres sont assez curieuses pour être rapportées. Elles portent que Mme l'abbesse de Maubeuge et les échevins jurés et contaux de cette ville ont accordé à Jean, fils de Jean Rivart, de Maubeuge, la permission de demeurer dans la maladrerie, toute sa vie, d'y être nourri comme les frères de cette maison, d'avoir tous les ans une paire de draps laignez (de laine) pour sou habillement, ainsi qu'un tabaret (espèce de manteau), ou cotte hardie (vêtement commun aux hommes et aux femmes), ou perlicheniel ou coteriel a son choix et cinq sous tournois pour faire ses estoffelettes, moyennant 6 livres de blanc par an à recevoir à toujours sur le moulin de Rivart en deux termes."
L'hôpital Saint-Jacques, dont la fondation remonte, dit-on, à l'an 1400, était établi pour y recevoir les pèlerins.
L'hôpital Bliart, espèce de Béguinage comme il en existait dans presque toutes les villes de la Flandre, avait été fondé par Pierre Bliart pour quatorze femmes qui avaient chacune une petite maison et un jardin, et recevaient en outre une légère pension en argent et un demi-muid de blé par année.
L'hôpital Saint-Macaire, fondé en l'an 1620 par les libéralités de plusieurs chanoinesses et habitans de la ville.
Enfin, l'hôpital Notre-Dame-des-Grâces, institué en 1562 et richement doté par le doyen Jean Gippus, pour sept filles âgées ou veuves.
La destination des hôpitaux Saint-Nicolas, Saint-Macaire et de la Maladrerie étant devenue sans objet, le magistrat, au 17e siècle, en appliqua les revenus à l'entretien de 18 à 20 malades sous la direction de quelques religieuses. Cette restauration dura peu, car les bâtimens de Saint-Nicolas, où étaient placés les malades, n'existaient plus en 1679. D'un autre côté, ceux des fondations Saint-Macaire et Bliart ayant été démolis en 1680, lors de la construction des nouveaux murs de la ville, il en résulta l'anéantissement de presque tous ces établissemens. Ils furent bientôt rétablis, cependant, sous une autre forme. Un arrêt du conseil du roi, du 28 janvier 1701, ordonna la restitution des biens et revenus des hôpitaux Saint-Nicolas, Saint-Macaire, Bliart et de la Maladrerie, pour l'établissement de dix lits destinés aux malades pauvres de la ville. Quant à l'hôpital Saint-Jacques, affecté vers l'an 1620 à l'entretien des orphelins des deux, sexes, il fut maintenu dans cette spécialité par l'arrêt de 1701; mais les bâtimens en furent vendus pendant la révolution, et selon toute apparence sa dotation fut annexée en l'an 5 à celle de l'hôpital.
Ainsi, ce dernier établissement, auquel on a transmis le nom de Saint-Nicolas, comprend, sauf l'hospice Gippus, la réunion de toutes les fondations charitables de la ville; il est maintenant placé dans l'ancien couvent des Sœurs-Grises, et contient 28 vieillards, 13 malades et 13 orphelines.
L'hospice Gippus, dit de Notre-Dame-des-Grâces, est le seul qui subsiste encore dans son état primitif; il renferme aujourd'hui 22 vieilles femmes ou filles qui, outre le logement, y reçoivent une pension pour leur nourriture et leur entretien. Ces deux hospices ont ensemble un revenu de 28 à 30000 fr. Un assez grand nombre de maisons religieuses existait en outre en cette ville.
En 1484 Marie de Gravelinge y établit des Sœurs-Grises, ou religieuses du tiers-ordre de Saint-François; elles étaient au nombre de 28 en 1770, et se livraient à l'instruction des jeunes filles. Leur établissement fut confirmé par lettres-patentes du roi, du mois d'avril de cette même année.
Un couvent de Sœurs-Noires, de l'ordre de Saint-Augustin, y fut aussi formé au 15e siècle. Comme les précédentes, elles instruisaient la jeunesse et tenaient des pensionnaires.
En 1611, quelques capucins se fixèrent à Maubeuge et y firent bâtir une église, dont la première pierre fut posée le 13 juin 1613 par Gaspard Hanot, abbé d'Hautmont. Cette église et le couvent, se trouvant situés dans le terrain destiné aux fortifications, furent démolis en 1680 et rebâtis dans l'intérieur de la ville.
Marguerite-Françoise Bruneau, veuve de Hugues Bourgeois, fonda, au commencement du 17e siècle, un collège pour les jésuites, qui y arrivèrent le 17 juin 1616 et ouvrirent leurs classes le 1er octobre 1619. Leur église fut consacrée le 4 août 1624. Le roi, en confirmant l'existence de cet établissement par lettres patentes du 12 décembre 1767, y affecta une rente de 2000 livres à payer par le collège de la ville de Lille.
En 1627, plusieurs prêtres de l'Oratoire furent chargés de desservir l'unique paroisse de la ville, dont l'église, bâtie par les soins et la libéralité d'un habitant nommé Pierre Dubois, fut consacrée le 21 mai 1628. Le supérieur de celle congrégation était curé de Maubeuge, en vertu d'une bulle du pape Urbain VIII.
Ces divers établissemens religieux ont été supprimés pendant la révolution, ainsi que le fut lui-même le chapitre des Chanoinesses. Leurs bâtimens furent vendus et en partie démolis. Ce qui en reste encore est affecté à des usages civils, ou occupé par des particuliers....

Fronton de l'école des garçons de Sous le Bois à Maubeuge
Fronton de l'école des garçons de Sous le Bois.

Fresque de l'école des filles à Maubeuge.
Fresque de Jean Paul Lafitte (1913) sur le mur de l'ancienne
Ecole primaire des jeunes filles, rue de la Croix.
Les Cantuaines à Maubeuge.
Le béguinage des Cantuaines rue de la Croix.

Le Théâtre du Manège et les Cantuaines à Maubeuge.
Le béguinage des Cantuaines et le théâtre du Manège à l'entrée de Maubeuge, coté rue de la Croix.

L'entrée de Maubeuge coté rue de la Croix
L'entrée dans Maubeuge coté Est. Une des casernes passait sur sur le rond-point.
Le Manège que l'on peut voir sur la gauche a été transformé en théâtre.
Le second kiosque de Maubeuge
Ce kiosque décoratif, est bien sur Maubeuge. Il suffit de traverser la rue qui est derrière pour changer de commune et se retrouver à Assevent

Maubeuge avant la révolution.
Une partie de la Place de Maubeuge avant la Révolution. A gauche, la chapelle des Sœurs Noires. (Le Piérrart de 1851, page 170)

L'enceinte médiévale de Maubeuge sur les albums de Croÿ. Vauban la remplacera par des fortification dans le dernier quart du 17 ème siècle.
L'enceinte médiévale de Maubeuge sur les albums de Croÿ. Vauban la remplacera par des fortification dans le dernier 1/4 du 17ème siècle.


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Maubeuge avant le 16 mai 1940 La salle Sthrau Le parc zoologique
Le musée du Corps de Garde Le musée Henri Boëz Le moulin Tablette

La salle Sthrau

La salle Sthrau à Maubeuge
La salle Sthrau

La salle Sthrau à Maubeuge
La salle Sthrau à Maubeuge
La salle Sthrau, ancienne chapelle du collège des Jésuites.

L'ancienne chapelle des Jésuites, construite en 1620-1625, pillée à la Révolution est rebaptisée "Salle Sthrau" du nom du petit tambour alsacien, mort à Dourlers le 15 octobre 1793 lors de la bataille de Wattignies.
Réutilisée au 19e siècle en bibliothèque, elle fut détruite pendant la Première Guerre mondiale. La ville décida de reconstruire une salle des fêtes dans cette enveloppe de pierre dont il ne reste que la façade. Les travaux furent achevés en 1927. Les architectes maubeugeois Jean et Henri Lafitte créèrent deux niveaux, avec la salle de musique au rez-de-chaussée et la salle de bal à l'étage. Un escalier monumental dessert le foyer et l'étage. Les rampes d’escalier sont riches d’un décor en ferronnerie où l’on aperçoit entre autres les masques de la Tragédie et de la Comédie.
L'édifice a échappé miraculeusement à la destruction de la ville de Maubeuge pendant la dernière guerre et constitue un exemple unique de l'expression de l'Art-déco.
Le mur du fond, voûté en cul-de-four, n’est autre que l’abside de la chapelle originelle. Des fresques sur les parois intérieures illustrent quant à elles l’épisode historique local de la fête de la libération de Maubeuge le 23 février 1749 et la fête du cortège Jean Mabuse.
Le seul élément qui marque l’intervention des architectes à l’extérieur du bâtiment est le traitement du décor en fer forgé de la porte d’entrée.
Une verrière posée sur le toit en 2003 permet désormais un éclairage direct. La façade a été inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1958 et la salle en 1997. (rue Georges-Paillot)

Emblème de la reconstruction d'après-guerre, cette église est l’œuvre commune des architectes André Lurçat et Henri Lafitte. Sa construction était destinée à remplacer l'église Saint-Pierre, située sur l'ancienne place d'Armes et détruite par les bombes incendiaires allemandes en 1940. Son architecture très particulière est le reflet de la pensée de son concepteur. Communiste convaincu et persuadé de la fin prochaine de la pratique religieuse dans le monde, Lurçat a en effet pensé un lieu de culte presque neutre, aisément reconvertible en salle de spectacle. D'où une forme en bloc, un plan en croix latine de forme trapézoïdale et des vitraux abstraits.
L'église est le seul bâtiment de la reconstruction de Maubeuge entièrement réalisé en béton armé. Elevé entre 1955 et 1958, les poteaux porteurs séparent les trois vaisseaux de la nef et forment un arc de cercle entre le choeur et le déambulatoire. Deux chapelles latérales occupent les bras du transept. Les mosaïques sont l'oeuvre de Jean et Catherine Lurçat, le mobilier des autels est sculpté par Félix Roulin et les vitraux sont dus à Bernard Pelletier. Son clocher de 43 m de haut, éclairé de briques de verre, est adjoint d’une tour cylindrique contenant l’escalier d’accès au carillon (28 cloches). Posées sur une stèle en attique, les statues de 2,5 m de haut des apôtres Pierre et Paul constituent les deux seules sculptures ornementales de la façade, qui comporte par ailleurs un porche d’entrée divisé en trois parties, symboliques de la trinité chrétienne. Le tympan est orné d’une mosaïque conçue par le tapissier Jean Lurçat, le frère de l’architecte.

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Eglise Saint Pierre, Saint-Paul. Voir en grand format

Ste Aldegonde, Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Sainte Aldegonde

Trésor de ste Aldegonde, Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Le reliquaire du voile de Ste Aldegonde.

Situé dans la chapelle dédiée à Sainte-Aldegonde en l’église Saint-Pierre Saint-Paul, le trésor de la patronne de la ville est composé de la crosse abbatiale, du reliquaire du voile, de la châsse de Sainte-Aldegonde (et de la monstrance). Il est également entouré de statues de saints.
Cela peut paraitre décevant pour la croyance populaire légendaire, mais la crosse n’a jamais appartenu à la Sainte Abbesse. L’usage de la crosse ne fut pas connu dans les abbayes avant la fin du 9ème siècle. Elle porte le nom de "Crosse de Ste Aldegonde" parce que, dans les solennités, on la plaçait aux mains des statues. Dans notre cas, celle de Ste Aldegonde. Elle fut rendue à l’église de Maubeuge en 1855 par la baronne Tornaco, née comtesse de Mello, ancienne chanoinesse du chapitre Ste Aldegonde. Elle est composée de deux portions bien distinctes:
- La hampe du 11ème siècle est en bois de buis et composée de trois sections réunies par un manchon et une forte vis. Elle est sculptée d’une trentaine de tableaux entaillés racontant la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ.
- La volute du 15ème siècle est en vermeil. On l’attribue au frère Hugo d’Oignies un des plus grands orfèvres de l’époque de la Vallée de la Meuse. Les faces latérales de la volute sont décorées de deux scènes de châsse. D’un côté un chasseur avec un chien qui poursuit un serf, un sanglier et un lièvre ; de l’autre un chasseur avec un lévrier qui poursuit un lièvre, un cerf et un sanglier. La face dorsale de la volute est décorée d’un rinceau de fraisiers avec feuilles et fruits.
- Le reliquaire du voile pièce maîtresse du trésor de Maubeuge. Il figure parmi les chefs-d’œuvre de l’orfèvrerie française de la seconde moitié du XVème siècle. Réalisé en argent doré et en cristal de roche, le reliquaire est pensé dans une composition symétrique ascensionnelle. Deux anges, dont le traitement oscille entre maniérisme et réalisme flamand, soutiennent avec grâce un cylindre contenant la relique du voile de Sainte-Aldegonde. Ce dernier est entouré d’un parchemin de 1469 qui fait acte d’authenticité, date à laquelle le voile y a été déposé. Le cylindre est surmonté d’un dais caractéristique du gothique flamboyant qui abrite la scène de remise du voile à la Sainte par une colombe. Le reliquaire porte le poinçon de la guilde de Valenciennes. Entre puissance et raffinement, il marque la transition entre le mysticisme du Moyen-Age et l’humanisme de la Renaissance.
La châsse contient les ossements du crâne de la Sainte. Cette oeuvre contemporaine en métal a été réalisée par Félix Roulin en 1970 grâce au don de bijoux et métaux précieux des riches Maubeugeois. La précédente châsse en forme d’église a été détruite lors de l’incendie de mai 1940. Grâce au doyen Flament, les ossements ont été sauvés des flammes de justesse.
L'église a été inscrite au titre des Monuments historique le 2 mai 2002.
Après quatre années de fermeture pour travaux, l'église a rouvert ses portes le samedi 11 novembre 2017.


Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Eglise Saint Pierre, Saint-Paul à Maubeuge.

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Ste Thérèse de l'enfant Jésus,  ....   , St Joseph, la Vierge et l'enfant.

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Les fonts baptismaux

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
La chaire

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Deux des tableaux du chemin de Croix.

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
Le chemin de Coix

Eglise St Pierre St Paul  de Maubeuge
L'orgue, réalisé par la manufacture Grandes Orgues de Lyon a été remplacé en 1993
par un orgue de style néoclassique placé dans le choeur et réalisé par le facteur d'orgues Bernard Cogez.

Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
La nef et sa charpente métallique.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Le chevet

Eglise Notre-Dame du Tilleul à Maubeuge
Le choeur.

L'intérêt majeur de l'église Notre-Dame du Tilleul est d'être le seul édifice religieux à charpente métallique dans la région. Datée de 1864, elle a succédé à l'église Saint-Augustin de Victor Baltard, premier édifice religieux à structure entièrement métallique réalisé en 1860 à Paris. Elle est également le témoin du développement d'un secteur industriel très important dans le département du Nord : la métallurgie. L'enveloppe extérieure en briques, massive, dessinée par l'architecte Louis Dutouquet, contraste complètement avec le choix de l'ingénieur Vogel d'une structure métallique légère et raffinée pour l'intérieur. C'est l'exemple typique de l'expérimentation des nouveaux matériaux utilisés pour l'architecture durant la seconde moitié du 19e siècle.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Détail du banc de communion.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Détail du retable.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Autel de la Vierge.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Un des tableaux du chemin de croix.
Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Notre-Dame du Tilleul.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Détail de la porte du confessionnal.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Détail du confessionnal.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Autel Saint Nicolas.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
Saint Paul.

Maubeuge, Eglise Notre-Dame du Tilleul à Sous-le-Bois.
La tribune d'orgue.

Eglise du Sacré Coeur au Faubourg de Mons.

Eglise du Sacré Coeur à Maubeuge
Eglise du Sacré Coeur à Maubeuge (Rte de Mons)

Maubeuge, Eglise du sacré Choeur au Faubourg de Mons.
Les fonts baptismaux.

Maubeuge, Eglise du sacré Choeur au Faubourg de Mons.
Le tabernacle
Maubeuge, Eglise du sacré Choeur au Faubourg de Mons.


Maubeuge, Eglise du sacré Choeur au Faubourg de Mons.
L'autel en marbre.

Maubeuge, Eglise du sacré Choeur au Faubourg de Mons.
Autel de la Vierge.

Maubeuge, Eglise du sacré Choeur au Faubourg de Mons.
Saint Joseph.

Eglise de l'immaculée Conception à Douzies.

Eglise de Douzies à Maubeuge.
Eglise de l'immaculée Conception à Douzies.

Eglise de l'immaculée Conception à Douzies. Ste Aldegonde.
Sainte Aldegonde.

Eglise de l'immaculée Conception à Douzies. St Antoine de Padoue.
Saint Antoine de Padoue.

Vierge de l'église de Douzies à Maubeuge.
Statue de la Vierge.

Eglise de l'immaculée Conception à Douzies.
Le confessionnal.

Eglise de l'immaculée Conception à Douzies. L'autel
L'autel de l'église de Douzies.

Chapelles, oratoires, calvaires

La chapelle des Sars à Maubeuge.
La chapelle des Sars. GPS : N50.292719 E3.969639

La nouvelle chapelle se situe rue des Sars à environ 100 m de l’emplacement de l’ancienne. La ville de Maubeuge, propriétaire de cet édifice, entreprit sa construction. C’est l’architecte Dardenne qui en fit les plans. Après environ un an de travaux, c’est le 16 septembre 1972 qui correspondait à la fin de la neuvaine des litanies qu’une messe fut célébrée, en présence des personnalités locales par l’abbé Paul Vaillant, curé de la paroisse du Sacré-Cœur de Maubeuge et par l’archiprêtre de Valenciennes, l’abbé Senez. Le discours de bienvenue fut prononcé par Monsieur Fernand Moreau habitant rue de la Chapelle au Faubourg des Sars. Source texte : http://maubeugeencarte

Chapelle à Maubeuge
La chapelle du béguinage des Cantuaines.
N50.276815 N3.977941
La chapelle de l'hopital militaire à Maubeuge
Chapelle de l'hôpital militaire ou Chapelle des Sœurs Noires.
Place Verte. N50.277848 E3.975343

La chapelle des Soeurs Noires ainsi appelées en raison de la couleur de leurs vêtements. Ce petit édifice date du XVIIe siècle et est, lui aussi, classé Monument Historique. Cette chapelle faisait partie du couvent des religieuses de Saint-Augustin fondé en 1455 derrière l'ancienne place du Marché aux Herbes. Elle était implantée à proximité de l’ancien chapitre et contiguë de l’hôpital militaire (construit en 1680 par Vauban et détruit en mai 1940). Aujourd’hui elle s’expose seule dans un cadre urbain hétérogène, formé de modes de productions divers (Building, Joyeuse 2, Chapitre). La chapelle révèle une façade style baroque et s’orne d'un fronton à enroulement supporté par un jeu de jambages en pierre. Un portail en bois surmonté d’une niche s’inscrit dans l’axe de symétrie de la composition architecturale. La maçonnerie est en brique et la toiture à deux pans couverte en ardoise naturelle. Après sa première vocation, elle fut affectée successivement en dépôt militaire, en société de musique, en bibliothèque municipale et en temple protestant. Elle est aujourd'hui le siège de l'Université du Temps Libre. (rue du Colonel-Martin)

Maubeuge, chapelle Sainte-Aldegonde
Chapelle Ste Aldegonde (Faubourg Ste Aldegonde)
N50.271850 E3.977710
Maubeuge, intérieur de la chapelle Sainte-Aldegonde
Intérieur de la chapelle.

Maubeuge, calvaire du cimetière de Sous le Bois.
Calvaire situé dans le cimetière de Sous le Bois

Chapelle Ste Thérèse à Maubeuge.
Chapelle Ste Thérèse.
N50.265209 E3.926764

D'après des témoignages oraux, un premier lieu de culte, une simple salle, était implantée dans l'immédiate après-guerre face à l'actuelle chapelle Sainte-Thérèse, dans le quartier de Montplaisir-Grattières, éloigné des églises existantes. Vers 1945, M. Cognaut (?) fait don d'un terrain pour l'érection d'une chapelle. Sous l'impulsion de l'abbé Hardy, puis de l'abbé Joseph Bras, celle-ci est construite à partir de 1947 par des ouvriers des entreprises du secteur, grâce aux dons en nature des usines et entreprises d'Hautmont et de Maubeuge et aux souscriptions des paroissiens. Elle est consacrée vers 1949-1950. Il s'agit ainsi d'une réalisation artisanale, édifiée grâce à la main-d'oeuvre et au savoir-faire des habitants du quartier. Sainte-Thérèse est ensuite érigée en paroisse à Maubeuge en 1954, avant d'être rattachée à Hautmont dans les années 1960.
La chapelle en brique, à ossature métallique, est de plan rectangulaire. Elle présente un unique vaisseau de cinq travées éclairé par des ouvertures en arc brisé. Une rangée de salles a été ajoutée au côté droit de l'édifice postérieurement à sa construction. Un simple clocher-signal en bois porte des hauts parleurs. L'église renferme un autel réalisé par l'entreprise Leriche, établie à Maubeuge.

Intérieur de la chapelle Ste Thérèse à Maubeuge.
Intérieur de la chapelle Ste Thérèse.

Chapelle à Maubeuge.
Chapelle qui mériterait d'être restaurée.
Avenue Jean Jaurès. N50.280975 E3.932920
Chapelle de 1861 à Maubeuge
Chapelle de 1861, route de Feignies.
N50.285113 E3.963492
Chapelle à Maubeuge.
Chapelle du château de Douzies et son Christ (ci-dessous)
Avenue Jean Jaurés. N50.281212 E3.936362
Christ route de Valenciennes à Maubeuge.



La chapelle sur le cadastre de 1844

Chapelle autorisée par décret royal le 8 juin 1825 : In : Almanach du Clergé de France pour l'an MDCCCXXVI (1826), Paris, Ed. Guyot et Scribe, p.591, législation, Lois, ordonnances et décisions, rendues en 1825, concernant les affaires ecclésiastiques : "8 juin (1825). - Ordonnance du Roi (Charles X) portant que la chapelle dépendante de l'habitation de M. de Saint-Léger, sise à Douzies (Nord), est autorisée.

maubeuge-oratoire.
Oratoire de 1773 dédié à la Ste Famille. Cimetière du centre.
La console n'est pas à la bonne place. N50.283959 E3.972855
Maubeuge, calvaire du cimetière du centre.
Calvaire situé dans le cimetière de la rue du Tivoli.

Maubeuge, calvaire de la route de Mons.
Calvaire de la route de Mons
N50.292564 E3.975731
Maubeuge, chapelle de la route d'Elesmes.
Chapelle de la route d'Elesmes
N50.287286 E3.984451
chapelle de la route d'Elesmes à Maubeuge.
L'intérieur de la chapelle.
La chapelle Sainte Aldegonde à Maubeuge
La chapelle Sainte Aldegonde.

Autre chapelle en très mauvais état rue du Pont de Pierres. N50.286167 E3.939836
Accueil - Histoire - Au hasard des rues Le patrimoine religieux Les fortifications
Maubeuge avant le 16 mai 1940 La salle Sthrau Le parc zoologique
Le musée du Corps de Garde Le musée Henri Boëz Le moulin Tablette

Maubeuge avant le 16 mai 1940

Maubeuge avant le 16 mai 1940.
Assemblage de deux cartes postales donnant une vue complète de la place Mabuse.

Maubeuge avant le 16 mai 1940.


Centre ville de Maubeuge avant 1940


L'église de Maubeuge  vers 1920.
L'église de Maubeuge vers 1920. Elle sera détruite en mai 1940 comme la quasi totalité du centre ville de Maubeuge lors des
bombardements allemands. C'est à cet emplacement que fut construit le cinéma Le Paris aujourd'hui remplacé par des appartements
Maubuege avant le 16 mai 1940. La porte de France
Maubeuge est en reconstruction et la porte de France vit ses dernières heures. Elle sera détruite en 1958.

Maubeuge, les quais, l'Arsenal, la temple protestant avant le 16 juin 1940.
L'arsenal et le temple protestant ont échappé aux bombes le 16 mai 1940.

Ne figurent ici que quelques cartes postales extraites de la page spécifique consacrée à Maubeuge
avant le 16 mai 1940, date de la destruction du centre historique par l'armée allemande.
Cette page permet de reconstituer la ville par le biais d'environ 400 cartes postales et plans
Maubeuge avant le déluge du 16 mai 1940


Les remparts de Maubeuge
Les remparts de Vauban

Musée du corps de garde à Maubeuge
Le corps de Garde aujourd'hui musée.

Depuis l'agrandissement de la cité, en 1339, jusqu'au moment où Vauban en rétrécit l'enceinte , Maubeuge eut six portes, quatre grandes : au Nord-Ouest, celle de Salmoncamps, l'une des plus belles de la province; au Nord, celle de Mons ; à l'Est , celle de la Croix, et au Sud, celle de la Maladrerie ; deux petites , la première, à l'Ouest, dite de la Picquerie, et la seconde, près de celle de Mons, nommée de Binche. Aujourd'hui, il n'en existe plus que deux : celle de France, au Sud, et celle de Mons, au Nord. Au-dessus de la première, il a été placé, au commencement de la restauration, une inscription rappelant la bataille de Wattignies et le déblocus de Maubeuge, les 15 et 16 octobre 1793; au-dessus de la seconde, on a gravé, lors de sa construction , en 1685 , une légende latine consacrant l'établissement des fortifications par Louis XIV.
Les casernes , pavillons et l'arsenal ont été construits à la fin du XVIIe siècle. L'ancien hôpital Saint-Macaire ou Hôtel-Dieu fut, en 1701, approprié en hôpital militaire. On y adjoignit les bâtiments du couvent des sœurs Noires à la suppression de ce monastère. La manufacture d'armes construite en 1701, fut supprimée en 1835.

Voûtes de la porte de Mons à Maubeuge
Voûtes de la porte de Mons à Maubeuge

Le château-fort construit au sud de la ville, près de la Sambre, pour protéger le monastère de Sainte Aldegonde, fut le commencement de la forteresse de Maubeuge. Dans le Xe siècle, la ville était défendue par une muraille et des retranchements. En 1182, l'enceinte ne put être forcée par les troupes du duc de Brabant. En 1339, le comte de Hainaut, Guillaume II, permit aux habitants d'agrandir leur cité en y ajoutant cent pieds tout autour ; elle fut alors enfermée dans une muraille, flanquée de grosses tours rondes et percée de six portes. Après la destruction de Maubeuge, en 1478, par Louis XI, roi de France, les fortifications furent en partie relevées, mais, en 1493, les Français, qui l'occupaient, en renversèrent encore les murs et les portes qui furent réparés au moyen d'un emprunt autorisé, par Charles Quint, en 1527. En 1543 et 1554, elles furent encore très endommagées par les attaques du dauphin , fils de François 1er, et du roi Henri II. Elles furent, cette fois, réparées en appliquant à ces travaux du consentement de Philippe II, roi d'Espagne, le produit de divers impôts. En 1679, après la cession de la ville à la France, le maréchal de Vauban fit complètement démolir les fortifications ; il rétrécit l'enceinte des deux tiers. On construisit, de 1680 à 1685, d'après ses plans, de fortes murailles, disposées en heptagone, flanquées de sept bastions, surmontés de cavaliers et défendues par de nombreuses demi-lunes et un ouvrage à cornes ; deux forts, l'un à l'est et l'autre à l'ouest, y furent ensuite ajoutés, et enfin , en 1709, on établit un camp retranché sur la rive droite de la Sambre.

Canon restauré dans les remparts de Maubeuge
Canon restauré dans les remparts de Maubeuge

L'Arsenal à Maubeuge
L’Arsenal.

L’arsenal construit entre 1678 et 1689 développe une longue silhouette sur trois niveaux (103 mètres de long sur 12 mètres de large). Ce bâtiment fait partie des casernements prévus à l’époque pour abriter les troupes de la garnison. Il fut utilisé comme dépôt du temps de l’activité de la manufacture d’armes (1701-1836). Depuis, il a eu diverses utilisations. Il fut, entre autres, archives du Chapitre, siège de la direction de l’Artillerie, caserne ; il accueillit même les scouts. Le bâtiment a perdu sa toiture initiale en 1923 lors d’un incendie. Ce n’est que treize années plus tard qu’il fut restauré. Longtemps laissé à l’abandon après la Seconde Guerre Mondiale, il abrite depuis 1982 le siège d’une trentaine d’associations, la bibliothèque municipale, l’école des Beaux-Arts et une salle d’exposition. 

Les remparts à Maubeuge.
Les remparts près de la porte de Mons.

Porte de Mons à Maubeuge
La porte de Mons, façade Sud.

Ci-dessous, le fronton de la façade Nord datant du début du 17e siècle, et restauré en 2013. Il représente les armes de la France, orné de trois fleurs de lys et de la croix de Saint-Louis qui renvoient à la Royauté, relevé de faisceaux de canons, d’armes et de drapeaux qui soulignent le rôle de place forte tenue par la Ville. Il fût buriné, comme d’autres symboles de la ville renvoyant à la religion lors de la Révolution.

Porte de Mons à Maubeuge

Monument de la bataille de Wattignies-la-Victoire

Monument commémoratif de Wattignies-la-Victoire à Maubeuge
Monument commémoratif de la bataille de Wattignies-la-Victoire
Porte de Mons à Maubeuge

Histoire : La ville de Maubeuge, qui envisage dès 1884 de perpétuer le souvenir du fait d'armes glorieux de la bataille de Wattignies (15 et 16 octobre 1793), sollicite une subvention de 3000 francs au conseil général du Nord. Celui-ci s'associe au projet en collaborant au lancement d'une souscription départementale. Le rapport Neulliès est exposé au conseil municipal en avril 1890. L'opération est financée par les contributions publiques et communales, une subvention du conseil général et le don du bronze par l'Etat. La conception de l'oeuvre est confiée en 1891 à l'architecte Dutert Ferdinand Charles Louis et au sculpteur Léon Fagel, artistes reconnus, prix de Rome et représentants de l'art officiel, originaires du département. Une maquette est présentée au début de l'année 1893. Le monument est implanté sur la place d'Armes et inauguré en présence du président Sadi-Carnot le 5 novembre 1893. L'oeuvre, rescapée des deux conflits mondiaux, est réinstallée sur son socle originel et installée place Vauban. Signalons qu'une copie de la statue du Tambour Stroh, projetée pour la commune de Dourlers, a été installée à Avesnes-sur-Helpe en 1905. Adresse : Place Vauban

Monument commémoratif de Wattignies-la-Victoire à Maubeuge
Le tambour Stroh.

Maubeuge, inauguration du monument commémoratif de la bataille de Wattignies.
Inauguration du monument commémoratif de la bataille de Wattignies par le Président Sadi Carnot en 1893.
(Dessin de M. L. Tinayre)
Monument commémoratif de Wattignies-la-Victoire à Maubeuge
Orillon gauche du bastion des Capucins.

La fausse Sambre à Maubeuge
La Vieille Sambre à Maubeuge.

A l’est des remparts se trouvent deux étangs. Le plus grand, qui forme un angle droit, est appelé Vieille Sambre car il s’agit d’un bras mort de la Sambre. Il a été créé par Vauban afin de défendre le côté sud-est de la ville. Le second plus petit, jouxte ce qui subsiste de l’ouvrage défensif et porte le nom d’étang Monier. Vauban mit au point un système ingénieux d’écluses afin de retenir l’eau de la Sambre. Le côté (ou front) sud-est était protégé par un ouvrage dit "à cornes" dont il ne reste que la moitié. À l’est de l’étang, Vauban aménagea un batardeau (ou petite écluse) surmonté d’une petite tour de forme conique appelée "dame" destinée à empêcher le passage des assaillants. En 1900, les deux portes réalisées par Vauban qui chevauchaient la Sambre furent détruites. Un an plus tard, le cours de la Sambre fut détourné afin de faciliter la circulation des bateaux. Le Docteur Monier (1850-1923) donna les derniers coups de pioche. Le petit étang s’appela ainsi l’étang Monier. Les étangs sont aujourd’hui réservés aux pêcheurs à la recherche de truites ou de carpes. Les promeneurs apprécient la faune et la flore diversifiées où se côtoient les colverts, poules d’eau, hérons, grenouilles et libellules parmi les iris des marais, les aulnes, saules, peupliers et autres frênes. La promenade se poursuit sur le chemin de halage. Bien que les chevaux ne halent plus les bateaux depuis plusieurs décennies, on parle encore de chemin de halage pour désigner le chemin qui longe les berges de la rivière.

Pour plus d'informations sur les remparts de Maubeuge, de l'époque médiévale à nos jours,
vous pouvez visiter la page spécifique consacrée à leur Histoire en suivant ce lien :
Les fortifications de Maubeuge

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Maubeuge avant le 16 mai 1940 La salle Sthrau Le parc zoologique
Le musée du Corps de Garde Le musée Henri Boëz Le moulin Tablette

Le zoo

En 1955, le député-maire de Maubeuge (le docteur Pierre Forest) crée le Jardin de la Roseraie, sur lequel est ensuite édifié le parc zoologique. Les premiers animaux sont des chimpanzés, un chameau, des cobayes, des pigeons-paons et des canards. La première girafe arrive en 1963. En 1970, le parc était considéré comme le troisième espace zoologique français.

Zoo de Maubeuge

Zoo de Maubeuge

Mais devenant vétuste, en manque d'investissements, il vit peu à peu le nombre de ses pensionnaires diminuer. Depuis 2003, une politique de reconstruction et de restructuration tend à redonner au zoo sa renommée d'antan avec la reprise des investissements, et l'arrivée de nouveaux animaux, dont deux tigres blancs. Le 3 août 2008, une tornade qui a frappé une partie du Nord a causé de nombreux dommages tel que la destruction de la volière, l'enclos des fauves, le toit du parc des girafes, et des ouistitis. Trois lynx ont réussi à s'enfuir de leur enclos sans sortir toutefois du Zoo. Des cigognes et des ibis sont également parvenus à sortir de leur volière. Le Zoo dut rester fermé un certain temps afin de réparer les dommages mais aucun animal n'a été perdu.
Le zoo de Maubeuge vous accueille toute l'année pour vous faire découvrir plus de 300 animaux de 55 espèces différentes. Vous apprendrez donc au zoo de Maubeuge à connaître la faune des 5 continents, mammifères et oiseaux. Vous pourrez notamment y voir des lions, tigres, girafes, hippopotames , éléphants etc ...

Englobé dans la ville, on a peine à imaginer le moulin à vent autrefois isolé dans la plaine hors des remparts. Par miracle, la tour a subsisté jusqu’à nos jours, et pourtant il y a bien longtemps que la farine ne s’y fait plus. Erigé vers 1799, le moulin a connu plusieurs propriétaires dont les derniers, les Vital Legay père et fils l’occuperont de 1840 environ à 1882 approximativement. Le dernier Vital Legay père, car le fils décédera avant lui, le cédera à la commune tout en en conservant l’usufruit. C’est donc le premier moulin à vent devenu propriété communale. Mais celle-ci ne s’en souciera guère, même si à une certaine époque deux nouvelles ailes postiches ont remplacé les anciennes. En 1928, l’édifice étant placé dans la servitude militaire, la commune sollicite l’autorisation de le restaurer… en supprimant la toiture en poivrière, les ailes et le gouvernail, pour couvrir la tour d’une dalle de béton ou de zinc. Autorisation accordée, mais les travaux ne furent jamais réalisés à part l’enlèvement des ailes, dont le crissement sous l’action du vent empêchait un voisin de dormir !… En 1968, lorsque j’ai dessiné le moulin pour illustrer l’ouvrage « Nos moulins, Flandres-Hainaut-Cambrésis », le gouvernail subsistait seul, appuyé contre la tour envahie par le lierre. La parution du livre en 1971-72 a suscité des articles dans la presse en faveur des moulins, mais rien n’a bougé à Maubeuge. En 1976, le directeur du Centre culturel a bien essayé d’entreprendre une action pour le sauver restée sans lendemain. 1993 sera l’année décisive qui verra le sauvetage du moulin. Un projet important de construction d’un immeuble qui sera occupé en partie par le Conseil Général pour les services de la DASS et d’appartements se concrétise de plus en plus, et la ville sollicite auprès du Préfet l’autorisation de démonter le moulin. Aussitôt, un groupe de personnes se mobilise autour de Didier Vasseur et crée l’Association de sauvegarde du moulin Tablette.

Le moulin à Tablette à Maubeuge

Le moulin à Tablette à Maubeuge

L’ARAM est sollicitée pour faire part de son expérience. L’Association est créée en juillet. En août le permis de démolition est refusé par le Préfet, une demande de l’Association appuyée par l’architecte des Bâtiments de France. Un premier contact de l’Association a lieu en septembre avec la mairie, puis en novembre et les mois suivants toute une série de démarches font progresser les choses. Les plans de reconstruction sont exécutés par l’ARAM en 1994, les premiers travaux sont entrepris la même année, en collaboration avec l’Association Accueil et Promotion et la ville de Maubeuge, puis en 1995 avec la Fédération Compagnonique des Métiers du Bâtiment. La tour est démontée jusqu’à hauteur du premier étage, l’ossature en bois est refaite et installée le 10 juin 1995. Dans le même temps la construction de l’immeuble, qui a été reculé de quelques mètres, mais pas suffisamment, se poursuit. En 1996, la tour est reconstruite. La toiture est réalisée par les Compagnons, à Jeumont, en 1998-99 ainsi que l’arbre-moteur en azobé avec tête à l’ancienne. Le 13 avril 1999 la calotte tournante et la queue sont installées. Les meules, provenant du stock de l’ARAM, sont également placées dans le moulin. Les ailes fabriquées à Cerfontaine, à quelques kilomètres de Maubeuge, métallisées à Seclin, lattées par les charpentiers Peel sont installées le 16 juin. La finition et mise en route des ailes et de la meule se fera en 2000, qui verra donc l’achèvement d’une longue épopée. L’inauguration a lieu le 15 septembre 2000. Caractéristiques techniques Tour de forme tronconique en brique, dont la curiosité réside dans son ossature octogonale en bois englobée dans la maçonnerie. Seul exemple connu à ce jour. La charpente est apparente intérieurement. Les dimensions de la tour sont assez restreintes : hauteur : 8,54 m, diamètre extérieur à la base : 6,15 m et au sommet : 4,04 m. Toiture refaite à l’identique grâce aux nombreuses cartes postales le représentant. Seule la queue a dû être modifiée à cause du bâtiment voisin. Ailes en fer de 19,20 m d’envergure. Une paire de meules.



Le moulin Tablette en 1885. Photo ARAM NPDC


Carte postale du moulin Tablette de 1905 tirée du site : Le patrimoine disparu du Nord de la France.


Le moulin Tablette en 1908

Maubeuge, Moulin tablette au début du 20 ème siècle.
Carte postale du moulin Tablette à Maubeuge tirée du site : Le patrimoine disparu du Nord de la France.
Source texte : Aram Nord

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Maubeuge avant le 16 mai 1940 La salle Sthrau Le parc zoologique
Le musée du Corps de Garde Le musée Henri Boëz Le moulin Tablette

Le musée du Corps de Garde

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Différentes collections d’uniformes, de documents anciens, d' armes de la Manufacture de Maubeuge
et le plan-relief de la ville y sont entre autres exposés.
Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Fabrications de la manufacture d'armes de Maubeuge.

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.


Maubeuge, le musée du Corps de Garde.


Maubeuge, le musée du Corps de Garde.


Maubeuge, le musée du Corps de Garde.

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Fantassin français 1940

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Vestiges de la bataille de Malplaquet (1709)

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Bicorne de garde nationale, époque Louis Philippe.

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.


Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Bombarde sur affût fin 15ème (reproduction)

Maubeuge, le musée du Corps de Garde.
Vitrine composée d'armes de poing, d'armes blanche, de hausse-cols...

Il s'agit ici d'images extraites d'une page beaucoup plus complète consacrée à ce musée.
Pour la consulter, suivez ce lien :
Musée du Corps de Garde

Maubeuge, le musée Henri Boëz.
1036 oeuvres dorment dans les réserves de la ville de Maubeuge depuis pratiquement 30 ans et une seule question se pose :
quand retrouveront elles la lumière? Des projets sont à l'étude......
Il reste à espérer qu'ils se concrétiseront rapidement.

Le musée Henri Boëz dispose également de sa page spécifique,
et pour connaître la très longue histoire de ce musée,
il vous suffit de suivre ce lien :

Musée Henri Boëz
Maubeuge, le musée Henri Boëz.
Première traîne - Bronze
René Bertrand-Boutée
Don de l'auteur en 1956

Faire connaître la page consacrée à la commune de Maubeuge via Facebook.


Sources : www.culture.gouv.fr, A.R.A.M, Maubeuge pêche, Maubeuge tourisme, Wikipédia
"Albums de Croÿ, Tome IX, Comté de Hainaut VI, Editions du Crédit Communal de Belgique"

Guilhem de Mauraige, Sylvie Meunier, Claudie Péan et Josseline Pouliart ont contribué à la réalisation de cette page.

*Haut de page*


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Preux au Sart
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Saint Hilaire sur Helpe
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Saint Rémy du Nord
Saint Waast la Vallée
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Sassegnies
Sémeries
Semousies
Sepmeries
Solre le Château
Solrinnes
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Taisnières sur Hon
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Vieux Reng
Villereau
Villers Pol
Villers Sire Nicole
Wallers en Fagne
Wargnies le Grand
Wargnies le Petit
Wattignies la Victoire
Wignehies
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