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Houdain lez Bavay

En long, en large et en travers.

Répertoire des villes et villages de l'Avesnois.

Le Quesnoy, commune de l'Avesnois

Habitants : Quercitains, Quercitaines
Code postal : 59530
Nb d'habitants en 2011 : 5006
Superficie : 14,23 km2

Mairie de Le Quesnoy : Rue Maréchal-Joffre

Horaires d'ouverture :
Lundi au Vendredi : de 10h00 à 16h00
Samedi : de 09h00 à 12h00

Tél : 03 27 47 55 50
Fax : 03 27 49 07 10

Mail : n.losson@lequesnoyvilleforte.fr

Site de la mairie de Le Quesnoy : lequesnoyvilleforte.fr

Office de tourisme : OT le Quesnoy
Blason de Le Quesnoy
Localisation sur carte du patrimoine de Le Quesnoy : Ici

Source Gallica, Bulletin de la Commission historique du département du Nord - 1866, et annuaire statistique du département du Nord - 1837 (textes numérisés)
Le Quesnoy, noms anciens : Kesnoit, 1186, J. de G., ann. du Hain. XII, 339. - Quercetum, 1193, Miroeus II, 1320. - Querceio, Le Carp. I, 91, Hist. de Cambrai. - Quercetum-Kaisnoy, 1201, Tit. de SaintAubert, Le Carp. Pr. II, 23, 24. - Haimon-Quesnoy, 1245, Acte de la comtesse Marguerite. - Aymon Chaisnoit, XIIe siècle, Cart. de l'abb. d'Hautmont. - Caisnoit, 1301, Cart. de l'abb. d'Alne. - Quesnoi, 1316, Arch. de Vallincourt, Le Carp. Pr. II , 43. - Kaisnoit, 1330, Arch. de Saint-Aubert, Le Carp. Pr. II, 91. - Kesnoit, 1348, Comptes de la ville de Valenciennes. - Caisno, Kaisnoit, XVe siècle, Arch. de la ville du Quesnoy. - Quesnoy-le-Comte, 1640, Simon Le Boucq. - Quesnoit, 1740, doc. typ. - Haymonis Quercetus. - Caisnetum, dans les chartes latines. - Aymon-Quesnoy, dans les titres romans. - Quesnoy. - Le Quesnoy.
Monuments militaires.
Fortifications: Le comte de Hainaut, Bauduin IV, dit l'Édifieur, bâtit, en 1150, un château-fort au Quesnoy et protégea, par des murailles et de larges fossés, la bourgade qui, depuis longtemps déjà, était installée en cet endroit. Ces moyens de défense furent augmentés dans la suite, de telle sorte que, en 1340, le duc de Normandie, fils du roi Philippe, ne put les forcer. En 1477, une partie des murailles fut abattue par les troupes de Louis XI. Charles-Quint, vers 1544, ajouta un cavalier aux fortifications remises en état. L'enceinte était, vers 1600, formée de fortes murailles flanquées de huit bastions et entourées de profonds fossés, presque partout remplis d'eau. Détruites par les Espagnols, en 1654, et relevées par Turenne ; elles furent encore augmentées par le maréchal de Vauban après le traité des Pyrénées, 1659.
Portes : Le Quesnoy n'a que deux portes : celle dite de Valenciennes au Nord, et celle dite de Fauroeulx au Sud-Est. Anciennement, il en avait une troisième, celle de Saint-Martin au Nord.-Ouest.
Hôpital : Bâti sous Louis XIV.
Casernes : Constructions modernes, les anciens bâtiments affectés à cet usage ayant été presque complètement détruits pendant le bombardement de 1793.
Manutention : Établie sur l'emplacement de la porte Saint Martin, murée depuis longtemps.
Collège royal : Ce collège était très ancien. Il fut ruiné par les troupes françaises et espagnoles dans les guerres terminées par le traité des Pyrénées, et rétabli par lettres patentes de Louis XIV, en 1676. Il passait pour l'un des meilleurs de la province. Il était tenu par des prêtres séculiers qui vivaient en communauté. On y enseignait les humanités et on y mettait les étudians en état d'entrer en philosophie. Détruit dans les premières guerres de la révolution.
Arsenal : Elevé, en 1823, à l'endroit où se trouvait l'ancien collège royal.
Monuments religieux.
Église : Entièrement détruite, en 1794, elle fut reconstruite sur le même emplacement et terminée en 1829. Elle ne possède qu'une cloche.
Maisons religieuses : Il y avait autrefois à Le Quesnoy un couvent de Récollets, fondé en 1610. Une abbaye de Dames de Sainte-Elisabeth, établie vers 1245. Une communauté de Conceptionnistes, fondée en 1514. Un couvent de Filles de la Visitation, dites Soeurs-Noires. Ces établissements furent détruits à la révolution.
Monuments civils : Hôtel de Ville, beffroi. Grand bâtiment élevé en 1700; surmonté d'une tour qui renferme une horloge et deux cloches, dont une ancienne.
Faits historiques : Bourgade détruite par les Normands sous Charles-le-Chauve. - Paroisse, en 1030. - Saint-Norbert y prêcha, vers 1120.
Bauduin IV, comte de Hainaut, y construisit, en 1150, un château dont le parc immense était peuplé de daims, de cerfs et autres bêtes fauves. Ces domaines devinrent bientôt le douaire des comtesses du Hainaut et la résidence favorite de plusieurs d'entre elles.
En 1168, le comte Bauduin, surnommé le Courageux , fils aîné de l'Edifieur, après avoir été reçu chevalier à Valenciennes, vint épouser a Le Quesnoy Marguerite d'Alsace, fille de Thierry et sœur de Philippe, comte de Flandre. Il paraît que l'argent était extrêmement rare à cette époque, puisqu'on assigna pour dot à Marguerite 300 livres de rentes sur le vinage de Bapaume, qui déjà fournissait 200 autres livres au comte Bauduin, pour lesquelles il avait abandonné les anciennes prétentions des comtes de Hainaut sur la ville de Douai. Les noces se célébrèrent néanmoins avec une somptuosité et une magnificence extraordinaires et durèrent plusieurs jours, pendant lesquels les fêtes, les joutes, les tournois se succédèrent avec un éclat digne de ces temps fastueux. Non seulement un grand nombre de hauts personnages et plusieurs princes de l'empire et de France y assistèrent, mais l'empereur Frédéric lui-même les honora de sa présence et s'y rendit avec un brillant équipage. L'empereur, se trouvant à table en face de Mahieu de Flandre, frère du comte, lui reprocha brusquement le rapt par lui commis de Marie de Bourgogne, qu'il avait épousée après l'avoir enlevée du monastère de Montreuil, dont elle était abbesse. Mahieu témoigna tout son repentir de cette faute, renvoya sa femme au cloître, de son consentement, et se remaria en 1171 avec Aliénor, veuve du comte de Mons. Ce fut pendant ces noces que Philippe, comte de Flandre, sut se mettre si bien dans les bonnes graces de l'empereur qu'il en obtint plusieurs privilèges pour les marchands de son pays.
En 1184 le comte de Flandre, l'archevêque de Cologne, le duc de la Basse-Lorraine et Jacques d'Avesnes, s' étant ligués contre Bauduin V, entrèrent avec une armée considérable dans le Hainaut par le Cambrésis. Ils y mirent tout à feu et à sang, saccagèrent entièrement le pays et y commirent les plus affreux dégâts. Is s'emparèrent d'abord de Villers, de Solesmes, de Saint-Python, de Haussy, qu'ils détruisirent de fond en comble, et se présentèrent devant Le Quesnoy dans l'intention d'y entrer de vive force. Mais Bauduin, dont l'armée était divisée et qui avait ses principales troupes à Mons, se trouvait alors a Le Quesnoy. Il reconnut sur le champ l'impossibilité de défendre la ville contre les attaques des alliés, plaça une forte garnison dans le château, mit le feu à la ville avec l'aide des bourgeois eux-mêmes, afin que l'ennemi ne pût s'y loger, et se retira à Mons pour réunir toutes ses forces. La garnison du château, composée en grande partie des habitans de la ville, se défendit vigoureusement et repoussa toutes les attaques des assaillans, malgré son infériorité numérique. Le comte de Flandre, voyant que tous ses efforts étaient inutiles, leva le siège, après avoir passé deux jours à chasser dans le bois de Sart.
En 1212, les noces de Bouchard d'Avesnes avec Marguerite y furent célébrées.
Thomas et Jeanne, comte et comtesse de Flandre et de Hainaut, cédèrent à perpétuité, en 1240, au profit de l'hôpital de Sainte- Elisabeth de Le Quesnoy, le droit qu'ils avaient de conférer dans les écoles de cette ville, après la mort de Henri Custodi de Mons, auquel ils l'avaient donné, à condition que les proviseurs de cet hôpital seraient obligés de conférer gratuitement comme ces princes le faisaient et de prendre le conseil du prieur des frères prêcheurs de Valenciennes.
En mai 1245, la comtesse Marguerite confirma la donation que feue Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut, sa sœur, avait faite en novembre 1242, à l'abbaye de Saint-Dizier, de six livres blanches à recevoir tous les ans sur le vinage de Haymon Quesnoy, dans l'octave de Saint-Michel, et augmenta cette donation de quatre livres blanches à percevoir aussi tous les ans, sur le même vinage.
Par lettres datées d'août 1274, la même comtesse Marguerite donne en cens à Clarembaut, son bourgeois du Quesnoy, toutes les terres labourables et le terrage qui lui appartiennent audit lieu, de façon que ceux qui tiennent des terres à labour seront obligés de les rendre audit Clarembaut, ou de l'en dédommager. Elle lui donne aussi les rentes de 12 witeaux d'avoine et de 12 witeaux de blé que ceux du Maisnil doivent payer tous les ans; les prés, les moulins de Le Quesnoy et de Loregnies, les vinages, les rentes, en chapons et en deniers, les cens, les fours, le tonlieu, les cambages, les maisiennes (boucheries), la mairie de toutes les lois jugées par échevins, de 14 sols ou de moins, les entrées, les issues, les viviers dou noises, de la claiele, du sartiel et du weis de le pierre. Marguerite s'oblige de livrer toutes les écluses de ses viviers et les buisses et elle se réserve la faculté d'y faire pêcher quand elle le jugera à propos, en faisant rendre la valeur de ce qu'on y prendra.
La comtesse lui donne encore le four et le moulin de Vendegies sur Ecaillon, toutes ses terres labourables, les rentes, cens, vinages, viviers et moulins de Louvignies ; les terres labourables et le terrage, les rentes, tonlieu et prêts de Forest et de Croix ; ce qui lui appartient au moulin de Werviler, la mairie de Forest, une grange et 30 mencaudées de terre audit lieu occupées par Bernard de le Roc.
Elle s'engage à lui donner l'usage des granges de Le Quesnoy et des maisons qui sont alentour.
Si les moulins de Loregnies, du Quesnoy et de Louvignies ne suffisent pas pour la ville du Quesnoy, Clarembaut pourra en acquérir à ses dépens : si la comtesse acquiert le moulin de Tilloy, ou autre, où si elle en fait faire un, Clarembaut en aura la jouissance.
Personne de la ville du Quesnoy ne pourra moudre, si ce n'est aux moulins de la comtesse, et l'on ne pourra y prendre d'autre mouture que du grain. Si la comtesse a au Quesnoy, à Louvignies et à Forest, d'autres droits dont Mahieu de Flandre et Willaume de Noyers auraient joui, pendant les trois années de leur dernier bail, Clarembaut en jouira également.
Pendant que la comtesse sera dans son hôtel au Quesnoy, ou dans sa maison de Mormal, Clarembaut sera obligé de lui fournir des chapons sur le pied de huit deniers blancs la pièce. Clarembaut jouira de toutes les parties ci-dessus indiquées, depuis le jour de St. -Rémi 1274 jusques à pareil terme en 1277, excepté les viviers, dont il jouira jusques au Noël suivant, et les granges et maisons du Quesnoy et de Forest jusques à la Saint- Jean 1278, moyennant la somme de 2,925 livres blanches, monnaie de Hainaut, en différens termes, pendant les trois ans.
La comtesse promet de garantir la jouissance de ce bail, et elle répond seulement du feu, de l'inondation, de la tempête et de la guerre.
Le 10 avril 1289, décéda au Quesnoy le vertueux chevalier Bauduin, seigneur de Beaumont, fils de Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut, époux de Félicité de Coucy, fille de Raoul de Coucy. Son corps fut transporté à Valenciennes et renfermé dans la chapelle de Saint-Dominique, qu'il avait érigée en l'église Saint-Paul.
Jean, duc de Lothier, de Brabant et de Limbourg, désirant mettre fin aux débats existans entre Guy, comte de Flandre, son beau-père, et
Jean d'Avesnes, comte de Hainaut, son cousin, réussit à leur faire conclure, le 14 octobre 1292, un traité portant qu'il y aura bonne paix et trêve entre ces deux comtes et leurs alliés, et que le comte du Hainaut accorde principalement la trêve aux habitans de Valenciennes et du Quesnoy. Le comte ayant stipulé dans ce traité que le château du Quesnoy demeurerait entre les mains du duc Jean jusqu'à la prochaine nativité de saint Jean-Baptiste, ce seigneur s'obligea par serment, dans le cas où à cette époque la paix ne serait pas conclue entre les deux comtes, à remettre le château du Quesnoy, sans la garnison, au comte de Flandre, un jour entier avant la fête susdite.
Le 23 mars 1301, Jean, comte de Hainaut, donna à Raoul de Clermont, sire de Neele, connétable de France, mari de sa fille, les manoir et forteresse du Kaisnoit, pour les tenir à toujours en fief et hommage des comtes de Hainaut : Raoul de Clermont, qui avait épousé, en janvier 1296, Isabelle de Hainaut, fut tué à la bataille de Courtray, le 11 juillet 1302....

Les armes de Le Quesnoy sur les albums de Croÿ.
Les armes de Le Quesnoy sur les albums de Croÿ.
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Chaire de léglise de Le Quesnoy
Un des panneaux de la chaire de vérité.

Eglise de Le Quesnoy: vitrail
Un des vitraux de Notre Dame de l’Assomption

Plafond de l'église de Le Quesnoy

Philippe, duc de Bourgogne, visita Le Quesnoy en 1444 ; voyant que cette ville florissait par ses manufactures de draps et de serges, y établit deux foires : l'une le second lundi d'octobre et l'autre le 25 du même mois. Il ordonna en outre le marché du lundi de chaque semaine.
Charles-le-Téméraire, ayant succédé à ce souverain, dont il était le fils, se rendit en 1468 dans la ville du Quesnoy, où il fut reçu avec des transports de joie inexprimables et des réjouissances extraordinaires.
Après la mort de Charles, arrivée en 1477, Louis XI, au lieu de protéger la jeune princesse Marie de Bourgogne, qui était sa parente, lui fit la guerre au mépris d'une trêve jurée solennellement et s'empara du Quesnoy, dont le pillage fut racheté moyennant 900 écus qui furent donnés aux francs archers, lesquels avaient perdu environ 500 hommes dans l'assaut de cette ville.
Marie de Bourgogne ayant épousé l'archiduc Maximilien, fils de l'empereur Frédéric III, ce prince vint, en 1478, à la tête de 13 à 14,000 hommes pour reprendre les places dont Louis XI s'était emparé. Il fit camper son armée à Saint- Saulve, d'où il dirigea 7,000 hommes environ sur Le Quesnoy, dont la garnison était composée de 800 gendarmes commandés par le seigneur de Dammartin, qui reçut du roi l'ordre d'abandonner la ville.
Après la retraite des Français, le seigneur de Maingoval devint gouverneur du Quesnoy.
En 1540, l'empereur Charles-Quint, voulant faire reconnaître son fils Philippe comme héritier de ses divers états, l'appela d'Espagne et le conduisit dans ses provinces et ses principales villes. Ce jeune homme, accompagné de l'empereur et des deux reines Marie et Eléonore, arriva au Quesnoy le 17 août et prêta serment d'y maintenir les droits et privilèges de la ville.
En 1554, Henri II, profitant des embarras de l'empereur, qui avait partout des ennemis sur les bras, pénétra dans l'Artois et le Hainaut, suivi d'une armée commandée par Antoine, duc de Vendôme ; il entra au Quesnoy et prit position entre cette ville et Valenciennes ; mais il se retira bientôt après.
Le 24 novembre 1566, la garnison du Quesnoy alla camper jusque sous les murs de Valenciennes, qui se déclarait alors pour les huguenots. Les assiégeans étaient commandés par le baron de Noircarmes, auquel la ville se rendit le dimanche des Rameaux, 23 mars 1567.
Pendant les troubles des Pays-Bas, le comte Louis de Nassau (Guillaume le-Taciturne) rencontra, en 1568, près du Quesnoy, un corps d'infanterie allemande et espagnole et quelques compagnies de chevau-légers à la solde du roi d'Espagne. Il les attaqua, les repoussa et leur fit subir une perte considérable. Plusieurs officiers furent tués dans ce combat.
Le 29 août 1581, le prince de Parme passa avec toute son armée sous les murs du Quesnoy et alla camper entre cette ville et Landrecies ; le 2 septembre suivant il revint sur ses pas et fit traverser le Quesnoy par une partie de son armée.
Aucun fait mémorable ne se passa au Quesnoy depuis cette époque.
Cette ville jouissait d'une tranquillité parfaite, lorsqu'en 1654 le vicomte de Turenne, après la levée du siège d'Arras, passa l'Escaut à Thun-Saint-Martin le 3 septembre, et vint le jour suivant s'emparer du Quesnoy, que les Espagnols avaient abandonné après l'avoir mis hors d'état de défense. Le maréchal fit aussitôt relever les ouvrages extérieurs, en fit construire de nouveaux et y laissa une forte garnison.
Forcé de lever le siège de Valenciennes en 1656, Turenne se retrancha sous le canon du Quesnoy, fit face à l'ennemi et soutint, par sa prudence et par une manœuvre habile, la réputation des armes françaises. Il fit ensuite le siège de la Capelle, qu'il força à capituler le 27 septembre, conduisit l'armée à Guise, où Louis XIV le joignit avec Mazarin, et ils allèrent ensemble camper près du Quesnoy.
Cette ville resta au pouvoir des Français jusqu'au 2 juillet 1712, lorsqu'elle fut prise par le prince Eugène. Cet habile guerrier, pour assurer le succès de son entreprise, donna le change au maréchal de Villars et feignit de se diriger sur Cambrai. Cette manœuvre lui ayant réussi, il fit investir la place au commencement de juin, et chargea de la conduite du siège le général hollandais Fagel, sous les ordres duquel il plaça 30 bataillons et 18 escadrons qu'il couvrit lui-même avec le gros de son armée. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 19 au 20 juin. La gauche de l'attaque, dirigée sur la capitale du moulin, fut poussée par les impériaux, et la droite, dirigée sur le bastion royal, fut faite par les Hollandais.
Les assiégeans dressèrent en même temps une batterie pour détruire la redoute qui était construite sur une langue de terre comprise entre l'étang Neuf et celui du Mayeur.

Eglise de Le Quesnoy: l'orgue
Les grandes orgues de 1839 restaurées en 1989.

Eglise de Le Quesnoy: tableaux du choeur
Les tableaux du choeur.

Eglise de Le Quesnoy: niche en façade.
Niche sur la façade de l'église.

Le Quesnoy sur les albums de Croÿ.
L'abbaye de Le Quesnoy sur les albums de Croÿ.
Cartouche : "Labbaÿ du Quesnoÿ". Voir en grand format
Le Quesnoy sur les albums de Croÿ.
Le Quesnoy sur les albums de Croÿ.
Cartouche : "La ville du Quesnoÿ". Voir en grand format
Eglise de Le Quesnoy
Notre Dame de l’Assomption à Le Quesnoy.

La première église du Quesnoy fut construite en 1237 et portait déjà le vocable de "Notre Dame de l’Assomption". Son clocher ne fut terminé qu’au 15ème siècle grâce à Jean de Touraine et Jacqueline de Bavière. En 1440, un mausolée à Sainte Marguerite fut édifié (à l’emplacement de l’actuelle sacristie nord) pour célébrer la mémoire de la comtesse douairière Marguerite de Bourgogne. De l’autre côté de l’église reposait le corps de Béatrix de Portugal. Un incendie en 1482 vint ravager la quasi-totalité du bâtiment.
Ce n’est qu’en 1523 que fut reconstruite une deuxième église entourée de son cimetière paroissial. En 1793, les Autrichiens endommagèrent la bâtisse lors du siège de la ville. Le Quesnoy perdait ainsi sa deuxième église. Jusqu’en 1828, c’est la chapelle de l’hôpital des Sœurs Noires (ce n’est pas le bâtiment actuel qui date de 1854) qui faisait office de lieu de culte.
Malgré le Concordat de 1801 favorisant amplement les relations entre l’Eglise et l’Etat, les empêchements municipaux se firent nombreux et retardèrent la construction du troisième édifice jusqu’en 1824. Trois années séparèrent la bénédiction de la première pierre (11 octobre 1825) de la consécration au culte (28 octobre 1828)

Eglise de Le Quesnoy.


Christ aux liens de l'église de Le Quesnoy
le Christ aux liens.

Statue (M.H.) représentant le Christ aux liens, attendant sa condamnation sur le "dallage" à Jérusalem (Jean 19,13). Cette œuvre du 15ème siècle est admirable par sa sobriété, l’émotion profonde dont elle est empreinte, l’attitude pathétique des mains, du regard, des larmes. On peut trouver deux statues semblables à Bruges et à Beaune.
Le bâtiment actuel : Celui-ci n’a guère changé depuis 1828. Il est construit sur le plan basilical antique (que l’on peut retrouver à Rome) terminé par une abside semi-circulaire de 5 mètres de rayon. La nef fait 47 mètres de long pour 16 mètres de large. La façade néo-classique est surmontée d’un clocher néo-toscan qui culmine à vingt six mètres vingt. Une statue de la Vierge nous accueille à bras ouverts comme pour nous rappeler qu’elle est " notre avocate." A l’intérieur, la nef est entrecoupée de six colonnes de pierre bleue, hautes de neuf mètres soixante. Elle est éclairée par quatorze baies alors que le chœur reçoit sa lumière de deux fines fenêtres et un lanterneau.
Un intérieur aux richesses cachées : Ainsi les vitraux nous font découvrir tous les noms que la liturgie donne à la Vierge Marie, à qui est dédiée l’église. Sur le grand autel, on voit Marie aidant Jésus à écraser la tête du serpent qui symbolise la mort et le péché. Remarquez la qualité du travail des six candélabres ainsi que l’agneau couché sur le livre aux sept sceaux rappelant les visions de saint Jean dans l’Apocalypse.
Arrêtons-nous maintenant sur les deux grands tableaux ronds de trois mètres de diamètre qui entourent la tribune de l’orgue. Ils sont certainement dus à un élève de Titien (1477-1576) et représentent admirablement (à gauche) l’Annonciation (Luc 1,26-38) et (à droite) la Nativité du Christ et l’Adoration des bergers (Luc 1,26-38 et 2,1-2). Ce sont bien des hommes simples et humbles qui viennent se prosterner aux pieds du Fils de l’Homme, lui apportant toute leur richesse : le fruit de leur travail. Quant à la première toile, elle représente avec grandeur la visite de l’ange Gabriel à la Vierge Marie lui annonçant qu’elle concevra un Fils qui est le Fils de Dieu.
Adossée à un pilier de la nef, la chaire, installée vers 1850, domine l’assemblée avec son ange trompetant. Celui-ci évoque bien sûr la glorification de la Parole de Dieu qu’est amené à faire le prêtre lorsqu’il interprète les Ecritures Saintes. C’est encore l’ange de l’Apocalypse annonçant la venue prochaine du Ressuscité pour "juger les vivants et les morts".
Si nous nous retournons, nous pouvons voir les grandes orgues qui datent de 1839. Elles furent dernièrement remises en état en 1989. Le vaste chœur est encadré par des boiseries (I.M.H.) datant de 1848. Un chronogramme (sous le tableau de la Crucifixion) nous en donne l’origine. STRUCTURAM HANC PIE DEDIT DOMINA A,M,S, MARCHIONNISSA DE NEDONCHEL ECCLESIAE QUERCETANAE . SEDIBUS IN EXCELCIS VIVAT CUM CHRISTO IN AETERNUM . AMEN. MDCCCXLVIII
La Marquise de Nédonchel a pieusement fait don de cette boiserie à l’église du Quesnoy. Qu’elle vive au paradis avec le Christ pour l’éternité. Amen. 1848
Les trois grands tableaux du chœur (la guérison du paralytique, la Crucifixion, l’Annonciation), ainsi que les deux des autels latéraux sont du même peintre, mais ne sont pas d’une grande facture. Vous pourrez aussi remarquer les deux peintures au-dessus des portes des sacristies : Jésus chassant les marchands du Temple et une copie de la Cène de Léonard de Vinci.

Autel de léglise de Le Quesnoy
Marie aidant Jésus à écraser la tête du serpent.

... Par lettre de 1314, Jean, sire de Boussois ; Willaume, sire de Gommegnies, et autres hommes du comte de Hainaut, déclarent que Jean, seigneur de Raynneval, a été adhérité du château du Quesnoy.
Adam Huret, de Denain, trésorier de Saint Amé, à Douai, fonda, par acte du 21 septembre 1323, deux chapelles simples en la chapelle nouvelle du château d'Aymon-Quesnoy, l'une en l'honneur de la Vierge, l'autre en l'honneur de saint Nicolas, à charge de trois messes par semaine, pour lesquelles il donna 50 livres de rente â chaque chapelain, qui pouvait être simple clerc et toujours séculier.
Le comte Guillaume de Hainaut ayant, en 1340, déclaré la guerre à la France, le roi Philippe envoya contre lui le duc de Normandie, son fils, avec une armée de 14,000 hommes. Le prince se présenta devant Le Quesnoy ; mais, y ayant éprouvé de la résistance, il se retira en incendiant plusieurs villages des environs.
En 1359, Guillaume de Bavière, comte de Hainaut, étant revenu d'un tournoi qu'avait donné Edouard, roi d'Angleterre, tomba en démence, et, dans un accès de fureur, tua d'un coup de poing Gérard de Wateringhe. Sa folie augmentant de jour en jour, on fut obligé de le renfermer dans le château du Quesnoy, où il demeura vingt-neuf ans, jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 1388.
En 1390, le pénultième de janvier, Aubert, duc de Bavière, et Guillaume, comte d'Ostrevant, son fils, confirmèrent les lois et coutumes de la ville du Quesnoy.
La ville du Quesnoy fut, en 1405, le théâtre d'un duel judiciaire qui eut lieu entre deux seigneurs du Hainaut nommés Bernaige et Bornecte. Le premier accusait l'autre d'avoir tué un de ses parens, et comme il ne voulait pas en faire l'aveu, le comte permit à tous deux de se battre en sa présence. Ayant brisé leurs lances du premier choc, ils mirent l'épée à la main. Bernaige, ayant été terrassé fut déclaré coupable, et le comte lui fit trancher la tête sur le champ.
Charles, duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre depuis 1415, et qui avait été l'ennemi juré du duc Philippe-le-Bon, dut à la générosité de ce prince et des habitans de son pays, en 1440, la liberté dont il était privé depuis si longtemps. Quelques villes, entr'autres Valenciennes et Le Quesnoy, contribuèrent avec le duc à former sa rançon, qui était de 200,000 écus. D'Orléans devint dès lors le plus fidèle ami du prince et conserva toujours le souvenir de ses bienfaits. Après sa sortie de prison il vint au Quesnoy pour remercier cette ville et ses habitans, qui lui offrirent encore quelques présens.
Par testament du ler mars 1440, Marguerite de Bourgogne fonda les cantuaires en sa chapelle du Quesnoy. Elle institua 6 chapelains à 150 saluts d'or par an, un clerc à 15 saluts, 2 clerchons des écoles à 4 saluts; elle donna en outre 21 saluts pour les robes, 7 pour pain, vin, luminaire ; 5 pour reddition des comptes, 8 pour frais de fabrique et 3 pour le receveur; en tout 213 saluts d'or de rente hypothéqués sur ses biens de Gommegnies. Les chapelains étaient tenus de dire six messes par jour pour le repos de son ame; ils étaient révocables par les mayeur et échevins du Quesnoy. La comtesse Marguerite, en divisant ses cantuaires, déclara "que nullement elle ne voulait qu' y fussent reçus nuls curés, ni prestres qui tenissent meschines, qui fussent joueurs à dès, ivrognes, ni vivant déshonnêtement."

Eglise de Le Quesnoy: la nef
La nef

Eglise de Le Quesnoy: le choeur
Le choeur.

Eglise de Le Quesnoy: fonts baptismaux.
Les fonts baptismaux.

Cet ouvrage, qui n'était que faiblement défendu, fut bientôt pris. On ouvrit ensuite, un peu en avant de cette redoute, une troisième tranchée dirigée sur la capitale de la demi-lune qui couvrait le front attaqué. Enfin, les batteries ennemies ayant ouvert la brèche, la garnison du Quesnoy, composée des régimens de Byron, Dauphiné, Charolois, Vexin, Dampierre et Guyenne dragons, se rendit prisonnière de guerre le 2 juillet et sortit le même jour de cette place.
Le maréchal de Villars, après avoir gagné la bataille de Denain, reprit le Quesnoy le 4 octobre 1712, après plusieurs jours de tranchée ouverte.
Un fait remarquable de ce dernier siége est que les assiégés, s'étant figuré qu'on les attaquerait sur le front de Faurœulx, avaient porté toute leur artillerie de ce côté et avaient ainsi laissé le côté opposé sans défense. Mais M. de Valory, ingénieur en chef, auquel la direction du siége avait été confiée, s'étant aperçu de cette faute, s'empressa d'en profiter ; il attaqua le front de la porte de Valenciennes et se rendit promptement maître de la place.
Le Quesnoy n'a pas cessé, depuis cette époque, d'appartenir à la France. Cédé à la France, en 1659, par le traité des Pyrénées.
Le bailliage du Quesnoy, créé en 1661, était un des plus étendus du Hainaut; son ressort avait plus de 40 kilomètres de circuit. On y suivait quatre coutumes : celles du Hainaut, de Valenciennes, de Mons et de Cambrai. Les actions personnelles, civiles et criminelles étaient jugées, dans la ville, banlieue et territoire, d'après la coutume du Hainaut, et les actions réelles d'après la coutume de Valenciennes. La prévôté de Landrecies y ressortait par appel. Le bailliage du Quesnoy connaissait en première instance de toutes matières civiles et criminelles. Le prévôt des maréchaux de la province du Hainaut y venait juger les causes de sa compétence. Cette juridiction était composée d'un bailli d'honneur, d'un lieutenant-général civil et criminel, d'un lieutenant particulier, de quatre conseillers, d'un procureur, d'un avocat du roi et d'un greffier. L'avocat du roi avait voix délibérative dans les causes où Sa Majesté n'avait pas d'intérêt. La charge de bailli était la même que celle qu'exerçait auparavant le gouverneur de la place. Les appels du bailliage du Quesnoy se relevaient au parlement de Flandre.
La maîtrise particulière dépendante du grand maître des eaux et forêts de Picardie, Flandre et Hainaut, établie au Quesnoy en 1667, était composée d'un maître particulier, d'un lieutenant, d'un procureur du roi et d'un garde-marteau. Le magistrat était formé d'un maire ou mayeur héréditaire et de quatre échevins électifs. Le procureur du roi, syndic, le trésorier, appelé massard, étaient officiers de ville faisant corps. Les maire et échevins avaient la justice foncière et la police de la ville et de la banlieue. Ils connaissaient en première instance des différends pour raison des octrois et deniers communs de la ville, sauf l'appel au bailliage. Ils étaient administrateurs de toutes les fondations pieuses ou qui intéressaient le public. En 1790, il fut désigné comme chef-lieu d'un district, et en l'an X, de deux cantons de l'arrondissement d'Avesnes.
Vers le commencement d'août 1793, les Autrichiens, après avoir bloqué Le Quesnoy, l'assiégèrent en forme et y entrèrent le 9 septembre suivant. En 1794 le général Scherer reçut ordre de reprendre cette place, et la direction des travaux du génie fut confiée au général de brigade Marescot. La Convention venait de décréter que les garnisons des quatre places occupées dans la Flandre par l'ennemi seraient passées au fil de l'épée si elles ne se rendaient vingt-quatre heures après la première sommation. Ce décret ayant été signifié au gouverneur du Quesnoy, celui-ci se contenta de répondre : "Une nation n'a pas le droit de décréter le déshonneur d'une autre" et il se prépara à faire une vigoureuse résistance. Marescot fit ouvrir la tranchée du côté de la porte de Valenciennes ; mais le petit nombre des assiégeans et les pluies continuelles firent traîner le siége en longueur. Le général Marescot, pour se mettre à l'abri des sorties des assiégés, avait fait placer des pièces de campagne sur de petites plates-formes, d'où elles tiraient à barbette et faisaient beaucoup de mal. Ces mesures contrarièrent beaucoup les assiégés et mirent bientôt la place hors de défense. Le commandant, voyant qu'il n'y avait plus de ressources, et ne voulant pas démentir la fermeté de la réponse qu'il avait faite à la première sommation, déclara que la garnison n'avait eu aucune connaissance du décret de la Convention, ni de la signification qui lui en avait été faite, et que, par conséquent, elle n'était nullement coupable de sa résistance : "Si c'est un crime, dit-il, j'en dois être le seul puni, et je me trouverai heureux de sacrifier ma vie pour sauver celle de tant de braves qui sont innocens d'une faute qui m'est personnelle."
Ce fut au siège du Quesnoy que l'on fit le premier essai des lignes télégraphiques pour la correspondance des armées. La Convention nationale sut la reddition de cette place une heure après la signature de la capitulation.
Occupé par les Hollandais de 1815 à 1818.
Le Quesnoy était, avant la révolution, chef-lieu d'une subdélégation comprenant 44 paroisses.
Vers le milieu du 15e siècle, existait déjà au Quesnoy la joyeuse confrérie dite du Plat-d'Argent, dont on ne connaît ni l'origine ni le but. Cette confrérie était du genre de celles que l'on trouvait, à la même époque, dans presque toutes les villes de Flandre, du Hainaut et du Brabant, telles que les Rois-de-1'Epinette, à Lille ; la Principauté-d'Amour, la Principauté de Plaisance, à Valenciennes; les Tost-Toumis, d'Hasnon; les Pau-Pourveus, d'Ath; les Cornuyaux de Douchy et autres. Toutes ces compagnies donnèrent, dans les 15e et 16e siècles, des fêtes magnifiques où elles se disputèrent le faste et la folie, et notamment à la fête de la principauté de Plaisance, qui eut lieu à Valenciennes, le 13 mai 1348. L'abbé du Plat-d'Argent du Quesnoy s'y rendit à la tête de vingt cinq cavaliers; tous habillés de blanc et montés ou plutôt enchassés sur des chevaux d'osier, comme avaient coutume d'en agir les enfans. Les compagnons du Plat-d'Argent, voulant débuter par une facétie, firent semblant, lors de leur entrée à Valenciennes de mener leurs chevaux au grand abreuvoir de la ville, entrèrent dans la rivière jusqu'à la ceinture, et en sortirent tout dégouttant d'eau, au grand applaudissement de la multitude, que cet acte mit tout à fait en gaité.
La population du Quesnoy est de 3281 habitans. Sur ce nombre 243 sont indigens et reçoivent des secours à domicile, et 7 se livrent à la mendicité.
La superficie totale de son territoire est de 1411 hectares ainsi divisés : 1072 en terres labourables, 85 en prés, 47 en pâtures, 18 en jardins, 1 en bois, 1 en oseraies, 19 en étangs, 3 en landes, 15 en contenance des propriétés bâties, 46 en rues, places, routes et chemins, 2 en rivières et ruisseaux, 100 en fortifications et 2 en autres objets non imposables.
La culture ordinaire est le froment, le méteil, l'orge, le colza, les hivernaches, le trèfle, la luzerne, les fèves, les pommes de terre et les betteraves. Sa culture principale est le blé et la betterave.
Sa principale industrie est, après l'agriculture, la fabrication du sucre indigène. Plusieurs maisons de cette ville font un commerce assez étendu de souliers dits de pacotille.
On trouve au Quesnoy : 2 raffineries de sel, 4 brasseries, une fabrique de sucre de betteraves, une clouterie, 1 moulin à blé, 2 fabriques d'huile, une fabrique de savon et une briqueterie.
Hameaux et lieux dits : Le Faubourg Fauroeulx ou Ville-Basse, L'Étang Saint-Rocq, La ferme de Béart, Les Prés de Ruesnes, de l'Abîme, du Roi, Les Fonds de la Belle-Maison, Bois et Moulin de Lorgnies.

Eglise de Le Quesnoy
Les plafonds sont décorés de motifs géométriques ou d’allégories. Les deux parois représentent le pape Pie IX, les quatre évangélistes
et des pères de l’Eglise. Tout ce travail de stuc fut certainement réalisé en 1878 par un sculpteur de Valenciennes : Boulanger.
Office du tourisme de Le Quesnoy
Office du tourisme, rue du Maréchal Joffre.

Le Quesnoy : lion au buste de femme
Lion au buste de femme. (Hôtel de Ville)

Le Quesnoy : buste en marbre
Buste en marbre (Hôtel de Ville)

Le Quesnoy : fronton de l'Hôtel de Ville
Fronton au dessus de l'entrée de l'Hôtel de Ville.

Le kiosque à Le Quesnoy
Le kiosque

Statues à Le Quesnoy

La statue de La Sagesse par Pierre Laurent, au sommet des remparts. Cette figure allégorique profane fut exposée au salon de la Société des artistes français en 1913. Elle est classée.

Fleurissement à Le Quesnoy
Le Quesnoy, ville fleurie.

Porche de l'ancien château de Le Quesnoy

Château, construit au XIIe siècle par Baudouin IV de Hainaut, il fut la demeure des Comtes de Hainaut, également comtes de Hollande et de Zélande. Son dernier souverain fut une femme qui naquit au château en 1401 (Jacqueline  comtesse d'Ostrevent fille de Marguerite de Bourgogne). Charles le Téméraire puis sa fille furent les derniers souverains à y résider. Il fut ensuite délaissé et quasi abandonné à partir du XVIe siècle. Du château prestigieux du Moyen Âge, il subsiste peu de vestiges : une porte d'entrée et un ensemble de caves romanes remarquables. Le grand bâtiment actuel dit Cernay date en fait de 1681.

Le Quesnoy : éffigie de Marguerite de Bourgogne
Effigie de Marguerite de Bourgogne.

Caves du château de Margueritte de Bourgogne à Le Quesnoy
Caves romanes du château de Marguerite de Bourgogne.

Centre Cernay à Le Quesnoy
Le centre Cernay.

Marguerite de Bourgogne, née à Montbard le 16 octobre 1374 et morte au Quesnoy le 8 mars 1441, était la fille de Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne et Marguerite de Male, comtesse de Flandre.

Calvaire Delsart au Quesnoy.
Calvaire Delsart érigé en 1886
Banlieue vers Ruesnes. N50.25370 E3.58910
Chapelle à Le Quesnoy
Chapelle sur la D942
N50.243375 E3.610797
Le beffroi de Le Quesnoy

Le beffroi de l'hôtel de ville, massif et trapu, qui fut détruit de nombreuses fois, en 1794, 1918 et 1940. Le premier beffroi fut construit en 1583. Il abrite aujourd'hui un carillon de 48 cloches. Directement contigu au beffroi, l'hôtel de ville bâti en 1700, offre un bel exemple de bâtiment de style classique. L'escalier d'honneur dans le hall est un chef-d’œuvre classé.

Le Quesnoy : escalier de l'hôtel de ville.
L'escalier d'honneur (Classé)

Le Quesnoy : détail porte
Détail d'une porte (Hôtel de Ville)

Chapelle de l'hôpital à Le Quesnoy

La chapelle de l'hôpital, de style gothique, est en fait un ouvrage du XIXe siècle rappelant l'engouement de cette période pour le Moyen Âge. N50.248458 E3.638272

Monument aux Morts de Le Quesnoy
Le monument aux morts de la ville, près de la mairie.
Oeuvre réalisée par le sculpteur valenciennois Félix Desruelles.
Stèle FFI au Quesnoy
Stèle FFI élevée à la mémoire de Roger Robert et Léon Malard
tombés Porte de Valenciennes le 2 septembre 1944.
Le Quesnoy : monument
Monument élevé à la Gloire de la 1ère Division Légère Mécanique (1935-1940)
Colonne à Le Quesnoy.
Stèle érigée en hommage à Eugène Thomas

Le théâtre des Trois Chênes à Le Quesnoy
Le théâtre des Trois Chênes. rue Baillon.

Chapelle à Le Quesnoy.
Chapelle sur la D114
N50.251850 E3.616741
Chapelle à Le Quesnoy.
Chapelle Route de Ruesnes.
N50.255998 E3.600412

Les remparts

Les remparts à Le Quesnoy
Le bastion impérial

Dans les remparts de Le Quesnoy


Etang de Le Quesnoy

Les quatre portes médiévales sont conservées dans un premier temps, avant que Charles Quint ne fasse murer la porte de Flamengrie en 1543 pour améliorer le système de défense aquatique. Sous ses ordres, les abords de la place forte sont également dégagés et des demi-lunes de terre sont édifiées autour des fossés. Philippe IV d’Espagne ordonne des réparations entre 1639 et 1642. Les remparts sont restaurés et reçoivent des palissades. Des corps de garde et des ouvrages détachés prennent place dans et devant les portes, qu’elles soient conservées ou non. Une demi-lune en terre est ajoutée. Toutes les demi-lunes sont équipées de fraises, de fausse-braies et de chemins couverts palissadés. La troisième porte de l’enceinte, celle de Saint-Martin, possède deux demi-lunes successives pour la flanquer. La quatrième porte, celle de Fauxroeulx, reculée et reconstruite à l’identique avec deux tours, reçoit la dernière demi-lune construite durant cette période. Assiégée plusieurs fois par la France et les Pays-Bas depuis les règnes de Louis XI de France et Charles le Téméraire de Bourgogne, la ville est prise sous Louis XIV en 1654 et rattachée définitivement à la France par le traité des Pyrénées de 1659. Après la cession de la ville, les premiers chantiers français consistent en une restauration de la place forte, minée par les Espagnols avant leur défaite de 1654. A cette occasion, la porte Saint-Martin est murée, ne laissant plus que les portes de Valenciennes et de Fauxroeulx comme issues. De 1654 à 1657, les frères Talon, intendants de la région font réparer les dégâts du siège de 1654.

Dans les remparts de Le Quesnoy


Jeux d'eau à Le Quesnoy
L'étang du pont rouge

La réfection est interrompue en 1673 par la Guerre de Hollande mais reprend deux ans plus tard avec la création de l’étang du Pont Rouge et un projet inabouti d’ouvrage à corne pour remplacer la demi-lune Fauxroeulx. Deux contregardes supplémentaires sont construites devant les bastions Soyez et César entre 1680 et 1686. A l’issue de ces chantiers, Le Quesnoy est intégrée à la première ligne du Pré Carré. En 1698, après la Guerre de la Ligue d’Augsbourg, Vauban dépose un dernier projet de modernisation : les demi-lunes de terre des fronts 6 à 8 doivent être maçonnées et agrandies et dotées de tenailles, la contregarde du bastion Soyez doit être achevée et une autre ajoutée au bastion impérial. La défense de la porte Fauxroeulx doit être améliorée par la création d’un retranchement entre les deux étangs défensifs.
L’ingénieur Génédot, en poste sur place critique ce projet mais ne propose rien d’autre en échange. Les travaux prévus par Vauban ne sont pas réalisés. En 1710, deux lunettes sont construites à l’emplacement de l’ouvrage à corne non réalisé de la porte Saint-Martin. Les Hollandais, qui occupent la ville depuis 1712, réalisent le projet vaubanien d’ouvrage à corne porte Fauxroeulx et construisent une contregarde au bastion Saint-Martin et trois demi-lunes près du château en 1713. Les années 1720 voient d’autres améliorations placées dans la ligne des projets de Vauban de 1700 : construction de redoutes externes et remplacement de l’ouvrage à corne Fauxroeulx par un autre plus petit.

Porte Faurœulx à Le Quesnoy
La porte Fauroeulx.

Les remparts à Le Quesnoy.

Ville fondée vers 1150, sur une crête de partage des eaux entre deux affluents de l’Escaut, par le comte de Hainaut Beauduin IV, Le Quesnoy est dotée d’un château et de remparts dès sa création. La première enceinte est composée de murailles crénelées avec chemin de ronde et ponctuée de tours circulaires. Elle est précédée par un fossé et des inondations défensives en certains endroits. Le château est carré à quatre tours d’angle et donjon central. En 1314, le comte de Hainaut Guillaume Ier renforce ces fortifications médiévales. L’enceinte médiévale est remplacée partiellement par une enceinte moderne sous les Espagnols à partir de 1527. Cinq bastions à orillons carrés sont placés devant les remparts et font disparaître la majorité des tours du Moyen-Âge. Le tracé des remparts subit des rectifications partielles, des terrées sont placées derrière les murailles, le système d’inondations défensives est amélioré et divisé en trois bassins principaux.

Les remparts à Le Quesnoy


Les remparts à Le Quesnoy

En 1659, l’ingénieur La Touche propose un vaste plan de modernisation : les cinq bastions doivent être détachés du corps de place, la demi-lune de la porte Forest doit être agrandie et revêtue et la partie est de l’enceinte, toujours médiévale, doit être défendue par une sorte de citadelle hexagonale dépourvue de bastion contre la ville. Ce projet n’est pas réalisé, excepté une contregarde devant le bastion vert et l’ajout du bastion royal, alors de même forme que les bastions espagnols de Charles Quint. Vauban intervient à partir de 1668. Il reconstruit les deux fronts du bastion royal en flanquement obtus et restructure tous les bastions existants en bastions à orillons courbes. Le demi-bastion du château est ajouté, les demi-lunes sont rectifiées, le saillant du sud-ouest de l’enceinte est recoupé par l’ajout de deux autres bastions (Saint-Martin et du Gard) et d’une tenaille, tandis qu’un bastion espagnol est refait en demi-lune. Les parements et les fossés sont complètement remplacés et les parapets sont surélevés. Les batardeaux et la digue de l’étang d’Aulnoye sont bâtis en 1672. L’étang du Fer à Cheval et des redoutes complètent les défenses.

Les remparts à Le Quesnoy
Le bastion vert

Les remparts à Le Quesnoy

Au XIXe siècle on reconstruit les casernes du château et on ajoute des casemates maçonnées ou terrassées dans les différents ouvrages. Séré de Rivière construit des abris casematés en 1878, suite au reclassement du Quesnoy comme fort d’arrêt. Etat actuel L’ensemble des remparts de Le Quesnoy subsiste. Déclassés définitivement en 1901, ils sont restaurés par la ville depuis les années 1980 et régulièrement entretenus. Une politique volontariste a favorisé la reconquête et l’appropriation de ces espaces (jardins familiaux, aires de promenade, lagunage...). Pour les défenses hydrauliques, deux des trois bassins existent encore et sont entretenus a minima par un curage périodique. Celui de l’est a disparu, remplacé par une pelouse. Le Quesnoy présente un intérêt important dans l’œuvre de Vauban en tant que place remaniée intégralement conservée. De plus, les modifications ultérieures permettent de documenter l’évolution de la fortification bastionnée, donc la filiation de Vauban, jusqu’au XIXe siècle.

Les remparts à Le Quesnoy.


Les remparts de Le Quesnoy.

Mémorial des Néo-Zélandais

Mémorial des Néo-Zélandais à Le Quesnoy

S. Hurst Seager reçoit donc la charge de concevoir les mémoriaux de Longueval et Le Quesnoy en France, de Messines en Belgique et de Chunuk Bair à Gallipoli, quatre haut lieux du corps expéditionnaire néo-zélandais pendant la Grande Guerre. Outre la conception, S. Hurst Seager doit trouver l’implantation idéale du mémorial. C’est donc lui qui supervise les travaux d’installation du monument dont la réalisation est assurée par l’artiste valenciennois Félix Desruelles, auteur aussi du monument aux morts du Quesnoy. Les plans du monument des Néo-Zélandais en lui-même sont l’œuvre d’un dessinateur du British Flying Corps d’origine écossaise, Robert Henry Fraser, spécialiste des plâtres et fondateur de l’Art War Memorial Tablet en 1918. Sur les remparts, le Mémorial des Néo-Zélandais, commémore la libération de la ville (guerre 14-18) les troupes de Nouvelle-Zélande.

Ce monument des Néo-Zélandais fiché dans un mur de courtine entre deux bastions, celui du Gard et Saint-Martin, date de 1922. Il sera inauguré le dimanche 15 juillet 1923, en présence du maréchal Joffre, de Lord Milner et de Sir James Allen (NZ). Le gouvernement néo-zélandais décide en effet dès 1920 d’inscrire son jeune passé dans la pierre. Ainsi, l’architecte Samuel Hurst Seager est nommé architecte officiel des mémoriaux de la Grande Guerre pour la Nouvelle-Zélande. Son travail remarqué par une exposition itinérante pour «l’amélioration des normes esthétiques des mémoriaux » venait de séduire les autorités locales.

Assaut des remparts de Le Quesnoy par George Edmund Butler
L'Assaut des remparts peint par George Edmund Butler
Le Quesnoy : l'étang
L'étang du pont rouge.

Les remparts de Le Quesnoy
Pont dormant de la porte Fauroeulx.

La fontaine de Lorgnies à Le Quesnoy
La fontaine de Lorgnies à Le Quesnoy.

Vue aérienne de Le Quesnoy
Vue aérienne de Le Quesnoy et de ses remparts.

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Sources : Wikipédia, St Jean Bosco Mormal, Sites Vauban
"Albums de Croÿ Tome IV, Comté de Hainaut I ; Tome V, Comté de Hainaut II ; Tome IX, Comté de Hainaut VI
Édition du Crédit Communal de Belgique."

Sylvie Meunier, Marie Pierre Robillard, Brigitte Bister, Hélène Carpentier, Alexandra Cattiaux‎, Mustapha Kashi et Melvin Dupont
ont contribué à la réalisation de cette page.

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