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Hon Hergies
Houdain lez Bavay

En long, en large et en travers.

Répertoire des villes et villages de l'Avesnois.

Maroilles, village de l'Avesnois

Habitants : Maroillais, Maroillaises
Code postal : 59550
Nb d'habitants en 2011 : 1442
Superficie : 22,13 km2

Mairie de Maroilles : 10, place de la Mairie

Horaires d'ouverture :
Lundi au Vendredi : de 09h00 à 12h00
et de 13h30 à 16h30
Samedi : de 9h00 à 12h00
(Accueil fermé de 13h30 à 16h30 du 15/07 au 30/08)

Tél : 03 27 84 74 18
Fax : 03 27 77 78 66

Mail : maroilles.commune@orange.fr

Site de la commune de Maroilles : www.maroilles.eu

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles

Localisation sur carte du patrimoine de Maroilles : Ici
Blason de Maroilles

Source Gallica, Bulletin de la Commission historique du département du Nord - 1866, et annuaire statistique du département du Nord - 1837 (textes numérisés)
Maroilles, noms anciens : Maricoloe, 667, Miroeus I, 9. - Marigilum, 750, diplôme de Pepin. - Marilioe, 870, Miroeus I, 31. - Marellias, id. IV, 175. - Mariculas, 921, id. 36. - Mariclas, 1131, charte de l'évêque de Cambrai, Liétard. - Maricolis, 1237, Bulle du pape Grégoire IX. - Maroiles, 1240, Lettre d'Arnulphe, abbé de Maroilles. - Marolles, 1273, pierre tombale du cloître de l'abbaye. - Maroilles, 1296, sentence arbitrale du comte de Hainaut. - Maroles, 1349, Pouillé de Cambrai. - Maroiles, 1495, 4me cart. du Hainaut. - Mareolioe. - Mariliacum. - Maureclias. - Mareclioe. - Marelloe, dans les chartes latines.
Monuments : Traces de deux forts qui défendaient la commune au moyen-âge; l'un au-dessus, l'autre au-dessous du village. Tous deux ont été démolis dans le XVIIe siècle.
Certaines portions conservées de l'abbaye sont aujourd'hui transformées en habitations particulières.
L'église de Maroilles a été reconstruite, partie en 1729 et partie en 1768. Elle renferme les orgues de l'abbaye.
La cloche date de 1740.
Maison commune bâtie en 1804.
Le portail de l'église de l'abbaye de Maroilles a été replacé, en 1812, sur la place publique, où il forme un arc de triomphe.
Faits historiques : Maroilles doit son origine à l'abbaye de bénédictins fondée en cet endroit par Chombert, comte de Famars, qui la construisit en 652. Saint Humbert l'agrandit considérablement, la dota de tous ses biens en 667 et défricha le terrain, de sorte qu'il en est regardé comme fondateur et premier abbé.
Compris dans le lot de Charles-le-Chauve, lors du partage du royaume de Lothaire, en 870.
Le village de Maroilles fut érigé en commune dans le XIIe ou dans le XIIIe siècle. L'époque de cette institution n'est pas connue d'une manière précise, mais il est constant que les privilèges concédés à ce sujet aux habitans existaient dès avant 1245, puisqu'ils se trouvent rappelés et confirmés dans une loi de police consentie en décembre de cette année devant Guy, évêque de Cambrai, entre les abbés et religieux du village et les hommes des quatre villes de Maroilles, Noyelles, Taisnières et Marbaix.
Cette loi de police ou concordat avait principalement pour objet de régler l'exercice de la justice dans les terres dépendant de l'abbaye de Maroilles, ainsi que les compositions pécuniaires et autres auxquelles étaient assujettis les coupables, et de déterminer le nombre et le mode d'élection des échevins et jurés de chacune des quatre communes de la circonscription.
Les bâtimens du monastère de Maroilles, qui avaient été construits sur la rive gauche de la Petite-Helpe, furent entièrement ruinés et détruits en 1521, lorsque le duc de Vendôme s'empara de Landrecies, qu'il fit raser, ainsi que Maroilles et plusieurs autres places ouvertes du voisinage. Les moines prirent alors des mesures pour le reconstruire et recoururent en cette circonstance à la charité des fidèles. Ils n'en obtinrent que de faibles sommes; néanmoins, la réédification eut lieu en 1523, mais elle obligea le couvent à contracter des emprunts qu'il ne put rembourser que longtemps après. Le nouveau monastère fut bâti dans de grandes proportions, à proximité de l'ancien, mais sur la rive opposée de a rivière, où la situation était beaucoup plus agréable et où cependant il n'existait encore aucune habitation, ce côté n'étant alors couvert que de terrains boisés et de prairies fangeuses qui ont fait place avec le temps au beau village de Maroilles.
François 1er, ayant renouvelé la guerre avec Charles V, en 1543, vint établir ses troupes devant Landrecies et se logea, lui même, à l'abbaye de Maroilles.
L'archiduc Léopold, gouverneur des Pays-Bas, établit son quartier général dans ce village, lors du siège qu'il fit, en 1647, de la place de Landrecies.
Pendant les guerres de la Fronde, en 1651, Maroilles fut pillé par le général Rose, commandant des troupes allemandes au service de France.
Le 22 octobre 1655, l'armée française, commandée par Turenne, passa à Maroilles après le rétablissement des fortifications de Condé, et se dirigea ensuite sur Saint-Quentin.
Pendant les campagnes suivantes de Louis XIV dans le Hainaut jusqu'à la paix des Pyrénées, la contrée, alternativement livrée à la merci des puissances belligérantes, fut accablée d'impôts, de réquisitions et de logemens militaires, à tel point qu'une grande partie des habitans émigra, abandonnant le pays où l'on ne trouvait plus ni repos ni sécurité.
En effet, pour ne citer que quelques faits isolés, il suffira de dire qu'en 1665, il arriva en masse à l'abbaye de Maroilles, pour y loger et séjourner, vingt-trois régimens complets de Lorrains, commandés par le duc François, nouvellement attaché au service de France ; et qu'en 1657, l'armée de don Juan d'Autriche, s'étant arrêtée, du 8 au 16 août, dans le village de Maroilles, causa des torts incalculables aux malheureux cultivateurs de cette localité et des villages voisins, qui n'obtenaient quelque repos qu'au moyen de sauves-gardes chèrement payées.
Les guerres de 1706 à 1713, terminées par la paix d'Utrecht, désolèrent encore cette contrée.
Les Hollandais, sous les ordres du prince Eugène de Savoie, la ravagèrent en 1712. Le village de Maroilles fournit seul durant cette période désastreuse, plus de 100 000 livres de France, somme énorme pour ce temps-là.
Pendant la campagne de 1730, 10000 hommes cantonnèrent dans le village et dans les environs, du 1er au 4 juillet, avant de se rendre à Aymeries, où ils campèrent. L'abbaye fut alors occupée par l'état-major de cette troupe. Un autre fléau, la peste, ravagea, en 1718, Maroilles et les villages environnans.
Le 28 juillet 1789, l'abbaye est dévastée, pillée et saccagée par les populations des villages voisins comme tous les autres établissemens religieux. Elle fut vendue en 1791 et ses batimens démolis en 1794.
Quelques locaux seulement ont échappé au marteau des acquéreurs; ce sont la blanchisserie, la menuiserie, une portion du quartier des étrangers, le comptoir, la laiterie et l'habitation du portier. Les batimens qui ont servi, en 1815, au casernement des troupes russes sont maintenant occupés par différens particuliers.
Lors du siège de la place de Landrecies, qui, en 1794, fut prise et reprise successivement, Maroilles fut saccagé et eut une partie de ses habitations incendiée, principalement dans la rue Basse.
Avant la révolution, ce village faisait partie de la prévôté du Quesnoy. En 1790, il fut chef-lieu de canton, et en l'an X compris dans celui de Landrecies.
Personnages remarquables : Le monastère de Maroilles a produit quelques savans : l'abbé don Simon Bosquier, qui a donné en vers latins la vie de saint Humbert; un religieux anonyme, qui a aussi composé en latin la vie de ce saint; don François Blanquart, qui a traduit ce dernier ouvrage en français; l'abbé Fred d'Yves, qui a recueilli des mémoires pour servir à l'histoire de son temps; don Humbert de Briastre, auteur de divers écrits , etc.
D'après le dictionnaire historique, critique et bibliographique, publié en 1823, chez Ménard et Désenne, le P. Wastelain, jésuite , auteur de la description de la Gaule-Belgique, serait né à Maroilles, en 1694. Son acte de naissance n'a cependant pas été trouvé dans les registres de baptêmes de la commune, compulsés avec soin, de 1692 à 1696. Il y a erreur, au moins, dans la date indiquée par ce dictionnaire.
La population de Maroilles était, en 1800, de 2170 âmes. Ce nombre d'habitans n'a guère augmenté depuis lors, le dernier recensement opéré en 1836 ne portant que 2183 individus.
Maroilles a une superficie de 2193 hectares, dont 1856 en prés, 209 en terres à labour, 15 en jardins, 2 en oseraies, 4 en digues, 14 en propriétés bâties, 72 en routes et chemins, et 21 en rivières.
On y cultive le blé, l'avoine, l'escourgeon, l'épeautre et les pommes de terre. Le sol de cette localité est peu favorable à la production des céréales; aussi les neuf-dixièmes du territoire sont-ils en nature d'herbage, comme l'annonce le détail qui précède.
Maroilles a obtenu par un décret du 21 septembre 1812, l'autorisation d'établir une foire le premier lundi de chaque mois. Cette foire est assez fréquentée et l'on y vend principalement des bestiaux, ainsi que beaucoup de menus objets de mercerie, quincaillerie, boissellerie, etc.
Maroilles est une commune parmi les plus prospères de l'arrondissement d'Avesnes; elle est le centre de l'immense fabrication de ces excellens fromages qui se consomment dans une grande partie de la France. Il existe dans ce village 3 brasseries et 2 moulins à farine mus par l'eau.
Hameaux et lieux dits: La Basse-Maroilles. L'abbaye. La rue des Juifs. Le Calvaire. N.-D des Haies. La Prairie. Le petit Marais. La Prée Berteau.

Eglise de Maroilles, st Humbert
Tableau de St Humbert du Hamel et châsse contenant ses reliques.

Eglise de Maroilles, cloche

Maroilles sur les albums de Croÿ.
Maroilles sur les albums de Croÿ.
En cartouche : "Maroille 1621". Voir en grand format
Eglise de Maroilles
L'église Saint-Humbert à Maroilles.

L'église Saint-Humbert de Maroilles a été bâtie au XVIe siècle puis entièrement reconstruite en trois étapes au XVIIIe : de 1729 à 1737 sont repris la tour du clocher et son couvrement, en 1738 débutent les travaux des murs latéraux et le choeur est réaménagé en 1768. Une petite visite vous permettra de découvrir un intérieur particulièrement riche : Les remarquables vitraux représentant les 12 apôtres ont été réalisés par les maîtres-verriers des ateliers Olivier Durieux actifs de 1870 à 1898 à Aulnoye-Aymeries.

Vitrail de l'église de Maroilles
Un des vitraux de l'église de Maroilles.

Eglise de Maroilles

Le tabernacle à tambour tournant est surmonté d'un grand christ en cuivre doré. Il est accosté de colonnes corinthiennes supportant un entablement dont le milieu s'orne d'un baldaquin.

Le maître-autel est en bois et marbre noir veiné avec appliques en marbre blanc. Il est encadré de deux statues d'anges en ronde bosse. Les boiseries de chêne appliquées sur les murs du choeur et qui se développent sur plus de vingt mètres de longueur sont l'oeuvre des frères François et Pierre Troyaux menuisiers locaux du XVIIIe siècle.

Eglise de Maroilles, ste Thérèse d'Avila

De nombreux bustes et tableaux sont présents, dont les scènes de Ste Catherine de Sienne. Ci-dessus, le mariage mystique (Vaast Bellegambe, connu de 1598 à 1640)

De nombreuses pierres tombales gravées, datant pour la plupart des XVIIe et XVIIIe siècles, recouvrent le sol dallé ainsi qu’un pan de mur extérieur de l’église: il s’agit de dalles funéraires comportant des épitaphes d’anciens notables locaux ensevelis avec auprès d’eux, leur épouse.

Eglise de Maroilles, vierge et l'enfant en bois
Sculpture en bois de la Vierge et l'enfant.

Eglise de Maroilles
Le choeur vu de la tribune d'orgue.

Mairie de Maroilles
La mairie de Maroilles.

La maison commune de Maroilles est installée en 1791 dans l'ancien "greffe d'auditoire de la défunte juridiction seigneuriale" qui date du 17e siècle . Au 19e siècle, la mairie accueille de nombreuses fonctions : à la suite de la Révolution, elle abrite le presbytère jusqu'en 1837, l'école de garçons transférée en 1872 derrière l'église et la salle de musique. En 1875, l'architecte Gustave Meurant et l'entrepreneur Alphonse Tessier rajoutent une aile perpendiculaire à la mairie destinée à accueillir l'école de filles. Celle-ci est agrandie dès 1882 : l'aile de 1875 est prolongée et un retour est construit jusqu'à la rue du Lieutenant.

Kiosque de Maroilles
Le kiosque place Verte.

La construction d’un kiosque à musique est envisagée en 1909, commandé aux établissements Clovis Cassoret et Frères à Saint-Sauveur Arras, sur le même modèle que ceux de Reims et Cousolre. Finalement, le kiosque actuel, sur un modèle octogonal, n’est construit qu’en 1932.

Le pigeonnier à Maroilles
Pigeonnier de la Colombière du 18e siècle. Place Verte.

La pompe à Maroilles
La pompe, place de l'église.

Blason à la mairie de Maroilles
Armoiries sur le pignon de la mairie. (1702)

Oratoire à Maroilles Notre Dame des Affligés - 1740.
Chemin de Cerfmont. N50.122454 E3.756121
La chapelle des prés, rue des près à Maroilles
La chapelle des prés, rue des près
N50.132508 E3.744525

Sur le linteau on peut lire: "NOTRE DAME DE GRACE PRIEZ POUR NOUS MONSEIGNEUR DE CAMBRAI ACCORDE 40 JOURS DINDULGENCE A TOUS CEUX ET CELLES QUI DUEMENT DISPOSEZ RECITERONT DEVOTEMENT ET A GENOUX DEVANT CETTE CHAPELLE ERIGEE EN L'HONNEUR DE LA SAINTE VIERGE CINQ PATER ET CINQ AVE MARIA 1760".

Chapelle XIXème siècle. Chemin de la petite Marlière à Maroilles
Chapelle XIXème siècle. Chemin de la petite Marlière
N50.133815 E3.763455
Oratoire à Maroilles.
Chapelle Henriet, chemin des Fayts.
N50.107023 E3.759749
Niche à Maroilles
Niche située Voie Communale Aie de la ville
N50.123848 E3.761464
Maroilles, fontaine st Humbert. Rue des juifs
La fontaine st Humbert. Rue des juifs.
N50.137766 E3.763576
Oratoire à Maroilles
Oratoire dédié à St Antoine et St Georges.
Chemin de Le Favril / Rue de La Basse / Rue La Haut
N50.122105 E3.757858
La grange dîmière à Maroilles
La Grange Dîmière cour de l'abbaye.

L' ancienne abbaye de Maroilles est aujourd'hui composée de la grange dîmière, du logis des hôtes, du moulin, des vestiges de la porterie et des comptoirs, ainsi que d'éléments de portique remployés dans un arc de triomphe. La grange dîmière est un vaste volume en rez-de-chaussée agrémenté de fenêtres à arc de couvrement chantourné et de chambranles à bossage en pierre bleue. Elle est couverte d' un toit à deux pans et d' une demi-croupe caractéristique de l' architecture rurale de l' Avesnois.

Moulin des près à Maroilles
Le moulin des Près sur l'Helpe Mineure, rue du Lieutenant.

Brasserie de Maroilles
Ancienne brasserie - 1760 - 1 Grand'rue

Blason d'Alexandre Brissy


Monument aux Morts de Maroilles
Monument aux Morts de Maroilles,
réalisé par la Sté Gaudier-Rembaux d'Aulnoye
Pierre de l'abbaye de Maroilles
Blason venant de l'Abbaye de Maroilles.

Oratoire à Maroilles
" Notre Dame de Bon Rencontre priez pour nous 171? "
Route de Landrecies. N50.128178 E3.746243
Notre dame des Haies à Maroilles
Chapelle Notre Dame des Haies - 1881.
chemin de Maubeuge
N50.143471 E3.780871

Une dévotion ancienne à N-D des Haies est attestée, mais l'actuelle chapelle ne date que de 1881. Cette date est portée sous le porche. Un blason provenant de l'abbaye de Maroilles a été remployé sur le chevet. L'entrée de la chapelle a été rénovée récemment. La dévotion à Notre-Dame-des-Haies est toujours vive.

Notre dame de Grâce à Maroilles
Chapelle N.D des Grâces, St Druon, St Donat datée 1814
(dite chapelle Frémy)
Rue des Juifs. N50.141163 E3.759681

Elle porte une inscription et une date gravées en façade : "CETTE CHAPELLE FUT ERIGEE A L'HONNEUR DE NOTRE-DAME DES GRACES, SAINT DRUON ET SAINT DONAT PAR NICOLAS JHANNE QUART MARIE DESIREE HONORE SON EPOUSE 1814".

Oratoire à Maroilles.
Oratoire dédié à St Humbert - 1952.
Rue des Juifs. N50.138224 E3.763877
Oratoire st Roch à Maroilles
L'oratoire Saint Roch, face au moulin.
N50.131868 E3.757216
Oratoire à Maroilles
Oratoire dédié à la Vierge, chemin de Maubeuge
N50.140759 E3.777222
Niche à Maroilles
Niche dédiée à la Vierge.
46 Grand rue. N50.133936 E3.759981
Le bocage à Maroilles
L'automne à Maroilles.

L'Arc de triomphe de Maroilles

L'Arc de Triomphe de Maroilles restauré.
L'Arc de Triomphe de Maroilles restauré en 2014.

Arc de Triomphe de Maroilles


Arc de Triomphe de Maroilles

L'Arc de Triomphe de Maroilles était à l’origine le grand portail de l’Abbaye bénédictine fondée par Saint Humbert au 7e siècle et détruite sous la révolution en 1792. La place Verte est aménagée en 1808-1809 par l' architecte de Landrecies Guyot avec la collaboration de Bouly, aîné, chef de bureau des travaux publics du département du Nord, sous le municipat de Nicolas Joseph Vendois, Baron de l’Empire.
La décision fut prise d'y construire un arc de triomphe en l' honneur des victoires napoléoniennes et pour lequel on utilisera des matériaux provenant de la démolition du portique supérieur de l' ancienne abbaye de Maroilles pour les pilastres, l' arcade et l' entablement. Le monument est dessiné et complété par l' architecte Guyot. Le choix est fait de réutiliser le second niveau du "portique" de l' ancienne abbaye d' ordre ionique, plutôt que la façade dorique démolie par la suite. Le maire du village Nicolas Vendois propose d’ajouter un fronton qui comportera le blason et la devise de l’empire. Il sera surmonté d’un piédestal devant recevoir une statue.
En 1810, François de Pommereul quitte la préfecture du Nord pour devenir conseiller d’État et l’arc de triomphe de Maroilles en reste là, sans fronton ni blason ni statue.
Après la chute de l’Empire, son existence fut contestée mais l’Arc de Triomphe fut sauvé de la destruction à l’occasion d’un passage de Louis-Philippe à Maroilles en 1833.
En 1842, le conseil municipal décide de faire abattre l’arc de triomphe en très mauvais état. Le préfet du Nord s’y oppose.
L' arc de triomphe est restauré en 1843 par l' architecte Grimault, Fournier étant maire. Une inscription est située sur l' entablement : "Cet arc de triomphe a été élevé en 1807 à la gloire de nos armées par Nicolas Joseph Vendois, maire de l' an VII à 1816".
En 1940, suite aux bombardements de mai par l’aviation allemande, le monument est gravement endommagé.
En 1977, l’arc est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
2014, sera l'année de la restauration. Faute de moyens, le monument restera sans fronton.

Arc de Triomphe de Maroilles


Arc de Triomphe de Maroilles
Arc de Triomphe de Maroilles
L'Arc de Triomphe de Maroilles avant sa restauration.

Le Moulin de l'abbaye de Maroilles

Un titre du XIe siècle, jalousement conservé dans les archives de l’abbaye, fondée en 671 par Humbert, constatait la banalité du moulin. C’est dire l’ancienneté de ce superbe moulin, l’un des plus beaux de la région. Nous ne pouvons que parcourir à grands pas l’histoire de cet édifice au riche passé. Une pierre datée 1575 porte les armes de l’abbé Frédéric d’Yves, l’un des plus célèbres, qui régna sur l’abbaye dès l’âge de 23 ans, de 1564 à 1599. Il reconstruit le moulin, qui fut agrandi en 1634 sous le règne de dom Simon Bosquier, et reçut son troisième tournant en 1770 à l’époque de Maurice d’Offergnies. La Révolution fit des ravages à Maroilles : l’abbaye fut très rapidement saccagée, puis détruite. Le moulin fut acheté plusieurs fois et finalement adjugé à Pierre-François Boucher, le 23 janvier 1792, alors qu’Alexandre Boucher avait acquis en 1791 les étables et les jardins qui l’entouraient, ainsi que quelques pâtures. Lorsqu’il est réglementé le 25 février 1838, le moulin a encore ses trois roues. Le 9 août 1865, comme tous les moulins des deux Helpes, il est de nouveau réglementé. Le vendredi 27 septembre 1889, vers trois heures et demie du matin, un incendie épouvantable, attisé par un vent violent, le détruit en quelques instants. La petite maison attenante en réchappe cependant, avec le mobilier, des objets de valeur et des papiers. Le meunier, Severs, perd tout. Le moulin ne fera plus de farine, il devient la propriété de la tannerie qui a également échappé de justesse à l’incendie. La Société Anonyme des Tanneries et Corroieries Maillard et fils le transforme en usine électrique. Le 25 mai 1899, elle sollicite auprès de la préfecture l’autorisation de remplacer la roue par une turbine. Le 30 septembre 1907, un traité de gré à gré est conclu entre la mairie et Evence Maillard, directeur, pour la fourniture de lumière électrique au village. Après la guerre, le bâtiment sera converti en appartements, puis un restaurateur l’achète pour en faire un restaurant, qui sera incendié deux fois le 24/03/1986 et le 03/01/1987. Le 8 mai 1988, il est en vente aux enchères et le 3 juin, acheté par M. et Mme Liénard-Cavrois. Ce sont eux qui vont le sauver après tant d’années d’abandon et de décrépitude. Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 16 mars 1977 et faisant partie des Sites, inscrit le 15 septembre de la même année, des subventions sont accordées par l’Etat, auxquelles s’ajoutent celles du Conseil Général et du Conseil Régional. Mais c’est quand même l’apport personnel des propriétaires qui peut permettre d’entamer une rénovation très profonde : injection de ciment spécial dans les fondations au pied de l’eau, reprise des maçonneries, reconstruction de la charpente et d’une couverture en ardoises naturelles, pose de nouvelles fenêtres, etc. La turbine est remise en marche et produit le courant nécessaire au chauffage du bâtiment. En 1995, le rêve des propriétaires de fabriquer une roue telle qu’elle l’était sous l’ancien régime, va se réaliser. Une fois les plans dessinés par Jean Bruggeman, la roue est fabriquée dans l’atelier de l’ARAM avec l’aide de deux artisans belges, M. De Cartier et M. Depret, et un charpentier flamand, M. Vanleene. Elle est montée les 27 et 28 novembre avec l’aide de Jacques Liénard et tourne pour la première fois le soir même sous les projecteurs.
Aujourd'hui, le moulin est devenu propriété de la commune de Maroilles.


Le moulin de Maroilles


Le moulin de Maroilles

Le moulin de Maroilles
Le moulin de l'abbaye.

Grand-orgue d'Antoine Gobert

En 1725, l’abbé de Maroilles passa commande au facteur Antoine Gobert de Lille d’un grand-orgue de 39 jeux sur quatre claviers et pédalier en tirasse. Ce qui était un instrument de grande importance pour cette époque. La qualité de sa construction et surtout sa sonorité exceptionnelle contribuèrent à la renommée de cet instrument. En 1789, l’orgue fut très judicieusement transféré dans l’église paroissiale de Maroilles, lui permettant ainsi d’échapper à la destruction de l’abbaye par la révolution. Cet épisode est connu localement sous le nom de « vacarme de Maroilles »…
En 1867, le facteur Joseph Kerkhoff de Bruxelles restaura l’orgue, fort heureusement en respectant la disposition sonore de Gobert, contrairement aux tentations de l’époque. Un boitier expressif fut toutefois ajouté à l’Echo, les claviers furent étendus et un jeu de Bombarde rajouté à l’Echo.
De 1931 à 1933, le Docteur Bedart et le facteur Krisher de Lille entreprirent une reconstruction de l’instrument. Cette fois l’œuvre de Gobert ne fut guère respectée. La disposition fut modifiée, certains jeux ajoutés mais de piètre qualité, notamment à une nouvelle division indépendante de pédale, avec une traction pneumatique qui connut vite bien des défaillances.
En 1963, l’instrument fut classé aux Monuments Historiques, ce qui permettait d’envisager une restauration. Toutefois le manque de moyens financiers ne permettra pas la restitution de l’orgue de Gobert.
En 1979 et 1980, la maison Haerpfer de Boulay (57), a effectué cette restauration en conservant 29 jeux de Gobert, harmonisé avec un tempérament mésotonique modifié, tel qu’utilisé au 18ème siècle. La qualité du travail d’Haerpfer et la présence de matériel sonore d’origine redonne à ce très bel instrument toute son authenticité. L’exécution du répertoire baroque français y est particulièrement intéressante.


Grand-orgue d'Antoine Gobert à Maroilles

Grand-orgue d'Antoine Gobert à Maroilles
Le grand-orgue d'Antoine Gobert à Maroilles

Machine à lever dite machine à Robert (Ecluse d'Hachette)


Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
Les roues dentées qui entraînaient la vis d'Archimède.

Vers 1838 fut entreprise la construction d'un canal qui devait relier la Sambre à l'Oise, et favoriser ainsi les échanges commerciaux entre la Capitale, les régions de l'Oise, de l'Aisne, du Nord, la Belgique et la Hollande. Cette entreprise succédait à diverses phases d'aménagements le plus souvent locaux qui du 17 ème au début du 19ème siècle, de Mazarin aux moines des Abbayes de Maroilles et d'Hautmont, s'étaient développées au gré des intérêts politiques, commerciaux et militaires. La liaison des 2 vallées nécessita le creusement de 67 km de canal entre Landrecies et Lafère et la construction de 38 écluses. L'enfoncement de 1,80 m devait permettre le passage à 250 T des bateaux du type Freycinet (38,5 m x 5,5 m).
Pour alimenter en eau cette voie artificielle, 6 stations élévatoires furent implantées.
Ainsi l'opération consistait-elle à remonter par pompage l'eau de la Sambre de bief en bief, entre Sassegnies et Bois l'Abbaye, sur un parcours de 23 km, du Nord au Sud, de l'aval vers l'amont jusqu'au bief de partage, point culminant et jonction des 2 versants du canal.
La station élévatoire d'Hachette, qui constituait le deuxième maillon de la chaîne, fut donc installée vers 1859. Elle était mue par une machine à vapeur, qui fonctionna jusqu'en 1974, soit pendant 170 années. De conception simple et robuste, cette machine à double effet, conçue par James Watt (1756 - 1819 alliait la puissance et la majestuosité.
Son installation est compartimentée et se réparti à l'intérieur de 3 pièces contigües. La première contient le four et la chaudière, la seconde, la machine proprement dite, la troisième abrite la vis d'Archimède.
Le four, tapissé de briques réfractaires, contient deux bouilleurs tubulaires et une chaudière cylindrique. Au dessus, et entouré également de briques réfractaires, un dôme en fonte aciérée renfermait la vapeur sous pression à 7kg. Six heures étaient nécessaires à l'allumage et à la mise sous pression, avec des fagots, du gas oil et du charbon. Tous les quarts d'heure, il fallait enfourner les briquettes à la pelle, un stock de 10 tonnes étant conservé dans la pièce attenante. Le charbon venait des mines d'Anzin et d'Aniches.

Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
La chaudière.

Dans la seconde pièce, on découvre la machine avec ses 2 cylindres à haute et basse pression, principe du double effet, avec leur tiroir qui régulait l'admission de la vapeur, elle même contrôlée en fonction de la vitesse par le régulateur à boules.
Les cylindres transmettaient le mouvement au grand balancier de 3,37 m de longueur soutenu par un portique triangulaire de 3 m de hauteur. Le balancier dans son mouvement frôlait la charpente du bâtiment. Il est en fonte moulée ainsi que le portique, la bielle et le volant. Un condensateur permettait de récupérer l'eau chaude qui était renvoyée à la chaudière par un injecteur.
Enfin, dans le troisième local, plus étroit, se trouve sous la voûte inclinée, la vis d'Archimède "l'Escargot" comme on l'appelle. Elle est reliée à la machine par deux roues dentées de 1,30 m de diamètre en fonte aciérée. Celles de l'Escargot, possède des dents en bois. L'Escargot, long de 5 m puisait l'eau du bras de décharge à l'aval du barrage et la remontait à l'amont. Il tournait à raison de 32 tours minute. Son diamètre est de 1,80 m. Il se compose d'un tambour en tôle sur lequel est boulonnée la spirale. Un seul homme était affecté au fonctionnement et à l'entretien de l'ensemble. Selon les périodes, en particulier pendant la sécheresse, la machine tournait 16 à 18 h par jour, voire même plusieurs jours et nuits sans interruption. Les réparations étaient effectuées l'hiver et le Service des Mines contrôlait tout les 10 ans l'état de la chaudière.

Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
Le balancier.

Dernière de ce type à fonctionner en Europe, elle fut définitivement remplacée en 1974 par deux pompes électriques de 1000 m3.
Elle a été construite en Belgique, hormis la chaudière fabriquée par la Société anonyme de construction et de galvanisation d'Anzin. Elle est appelée familièrement "machine à Robert" en référence à Robert Deflond, le mécanicien chargé de son fonctionnement. Elle est la propriété de Voies navigables de France, établissement public industriel et commercial. Est classé : l'ensemble du mécanisme de la machine élévatoire composé d'une machine à vapeur, d 'un four, d'une vis d'Archimède et d'une chaudière. Le bâtiment qui abrite l'ensemble du mécanisme (cad. A 22) est inscrit par arrêté du 16 décembre 1985 et par arrêté du 9 novembre 1987. 

Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
Pompe de refoulement.

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles, nid de guêpes.
Nid de guêpes
Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles, casque
Ancien casque des sapeurs pompiers de Maroilles.

Le corps des sapeurs-pompiers de Maroilles a cessé son activité le 21 janvier 2013. Toutefois, l'ancien chef de corps René Vaubourgeix souhaitait que l'amicale perdure. Créer un musée est très vite devenu une évidence. Avec l'accord de ses collègues et du conseil municipal, René Vaubourgeix a mis la machine en route. Les archives ont été descendues du grenier du centre de première intervention, et après un dépoussiérage et quelques travaux d'aménagement du local, le musée a très vite vu le jour. Même s'il est modeste, celui-ci compte une bonne centaine de pièces, pour certaines très anciennes et rares. Les objets rassemblés dans l'ancien centre sont maroillais. L'équipe poursuit ses recherches dans les archives et est en quête de nouveaux objets.

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles, pompe incendie Guinard
Groupe moto-pompe incendie Guinard.

Vue aérienne de Maroilles, avec le moulin de l'abbaye au premier plan
Vue aérienne de Maroilles, avec le moulin de l'abbaye au premier plan. Voir la photo en grand format.

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Sources : Asso Moulins du Nord, Les plus beaux villages NPDC, Orgues de France, Culture.gouv, Actuacity, Géneawiki.com
"Albums de Croÿ, Tome IX, Comté de Hainaut VI, Editions du Crédit Communal de Belgique"

Elio Congiu, Claudie Péan, Marie Pierre Baudoux, Sylvie Meunier, Brigitte Bister, Marie Pierre Robillard et Melvin Dupont
ont contribué à la réalisation de cette page.

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