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Houdain lez Bavay

En long, en large et en travers.

Répertoire des villes et villages de l'Avesnois.

Bavay, commune de l'Avesnois

Habitants : bavaisiens, bavaisiennes
Code postal : 59 570
Nb d'habitants en 2010 : 3516
Superficie : 10,12 km2

Mairie de Bavay : Place Charles de Gaulle

Horaires d'ouverture :
Lundi mardi mercredi jeudi:
de 8h à12h et de 13h30 à 17h30
Vendredi: de 8h à12h et de13h30 à 16h30
(17h en juillet août)
Samedi: de 9h à12h
(fermeture le samedi en juillet août)

Tél : 03 27 63 06 74
Fax : 03 27 63 13 42

Site de la mairie de Bavay : http://www.bavay.com

Mail : mairie.bavay@wanadoo.fr

Musée : Forum antique de Bavay

Localisation sur carte du patrimoine de Bavay : Ici
Blason

Source Gallica, Bulletin de la Commission historique du département du Nord - 1866, et annuaire statistique du département du Nord - 1836 (textes numérisés)
Bavay, noms anciens : Belgis, Octavie, J. de G., Ch. et Ann. du Hainaut, I. - Baganum Nerviorum, Ptolomée. - Bagacum, Itinéraire d'Antonin et Carte de Peutinger. - Baga co Nerviorum, Table théodosienne. - Bavaium, 1131, Cart. d'Hautmont. - Bavay, 1181, J. de G., Ann. du Hain., XII, 339. - Baveie, 1184, Cart. d'Hautmont. -Bavais, 1197, Arch. de Saint-Jean de Val. Le Carp. Pr. II, 85. - Bavacum, XIVe siècle, Le Glay, Cam. Christ. - Bavay.
Sans révoquer en doute la haute antiquité de la ville de Bavai, nous ne pouvons regarder comme digne de foi ce que quelques auteurs ont rapporté sur son origine merveilleuse. Ces auteurs (Guise, Vignère et autres.) ont prétendu qu'un roi de Phrygie, nommé Bavo, parent du roi Priam, craignant que les Grecs, vainqueurs de Troie, n'envahissent ses États pour le punir d'avoir donné asile aux troyens échappés au massacre, fit équiper secrètement des vaisseaux sur lesquels il s'embarqua, suivi d'un peuple immense et de 200,000 soldats, à la tête desquels il vainquit toutes les nations jusqu'au Rhin, prit le titre de roi des Belges et bâtit une ville qu'il nomma Belgis et qui depuis reçut le nom de Bavay.
Il suffit de lire ce récit pour reconnaître combien il est fabuleux.
En effet: Le nom de Bavo est totalement inconnu dans l'histoire. D'un autre côté il est au moins singulier qu'un roi qui dispose de 200,000 combattans se sauve de ses États sans essayer de s'y défendre, et cela, dans la crainte, imaginaire peut-être, d'une invasion ennemie.
Et puis quelles étonnantes ressources maritimes possédait donc ce roi de Phrygie pour se faire transporter avec 200,000 soldats et tout un peuple, femmes, enfans, vieillards, devant, le tout ensemble, former une masse de plus 500,000 individus? Les vaisseaux, de l'antiquité étaient comme on sait d'une dimension incomparablement au-dessous de celle de nos bâtimens modernes, et il serait curieux de calculer quel nombre immense de ces vaisseaux le prétendu Bavo dut employer à une pareille transmigration, que toutes les forces réunies de l'Europe ne sauraient probablement opérer aujourd'hui.
Ces réflexions, et beaucoup d'autres qu'il serait trop long de rapporter ici nous ont donné la conviction que l'histoire de Bavo et tout ce qu'on a raconté sur le règne de ce roi et de ses successeurs dans la cité de Belgis est absolument controuvé. Cette opinion, d'ailleurs, n'est pas seulement la nôtre ; elle est également celle de plusieurs hommes distingués par leurs talens et leurs lumières qui l'ont exprimée avant nous dans leurs écrits.
Il est certain, néanmoins, que Bavay existait avant la conquête des Gaules par Jules-César, l'an 56 avant J.-C. ; mais il reste douteux si elle était alors une ville importante ou seulement une simple bourgade, un lieu couvert d'habitations éparses. Le P. Vinchant, dans ses annales de la province du Hainaut, prétend que Bavay, avant la domination romaine, était la ville capitale des Nerviens, et il fonde son avis sur ce que cette ville semble être ainsi désignée par la dénomination de Bagacum Nerviorum qui lui est donnée, tant dans l'itinéraire d'Antonin que dans la carte de Peutinger. Ce fait a paru, sans doute, un indice suffisant aux auteurs qui ont partagé l'opinion du P. Vinchant, et notamment au P. Wastelain ( Description de la Gaule-Belgique.) ; mais il faut croire que d'autres ne l'ont pas trouvé concluant au même degré, puisqu'ils ont affirmé que, lors de l'invasion des Romains, Bavay n'était qu'un rassemblement de cabanes entourées d'un fossé et de palissades ou d'un mur de terre.
Nous laissons aux savans à discuter ce point d'histoire, qu'il ne nous appartient pas de décider. Ce qui n'est pas contesté, c'est que Bavay, capitale ou non, faisait partie du territoire des Nerviens, peuple guerrier et d'un courage extraordinaire qui occupait tout le Hainaut et la partie du Cambrésis située à droite de l'Escaut.
Ce peuple a laissé peu de notions sur sa puissance, ses mœurs, sa constitution politique ; on sait cependant qu'il était très nombreux et adonné à l'agriculture ; que son gouvernement, de forme aristocratique, se composait d'un sénat, au-dessous duquel étaient deux classes privilégiées, les Druides et les nobles ou chevaliers,
seules appelées à gérer les affaires publiques. Quant au peuple, presque esclave, il n'y prenait aucune part.
Les Romains, sous la conduite de Jules-César, après avoir défait les Suisses et les Germains, l'an 56 avant l'ère vulgaire, s'avancèrent vers la Gaule-Belgique pour l'envahir et y établir leur domination. Les Nerviens, à leur approche, prirent la résolution de mourir plutôt que de se soumettre au joug de ces conquérans. Ils appelèrent à leur aide plusieurs nations voisines et formèrent une puissante armée qui se rendit au-delà de la Sambre pour en défendre le passage.
Les Nerviens, ayant aperçu l'ennemi qui commençait à se ranger en bataille, l'attaquèrent à l'improviste et avec une telle impétuosité, que les troupes de César, étonnées, se mirent en désordre et auraient pris la fuite sans les efforts de leur chef.

Eglise de Bavay, le clocher
Le sommet du clocher.

Eglise de Bavay, oratoire.
Oratoire placé près du choeur..

Bavay, sous l'administration des Romains, devint une cité florissante. Les magistrats qui y résidaient et la foule d'officiers dont ils étaient environnés portèrent dans cette ville le goût des arts, peut être le goût des lettres, et très certainement tout le luxe et le faste de l'Italie (Desroches, Histoire ancienne des Pays-Bas autrichiens.). Nombre de familles romaines s'y établirent et y construisirent des édifices somptueux. C'est de cette époque que date l'opulence monumentale de Bavay.
Néanmoins, dit M. Lebeau (Antiquités de l'arrondissement d'Avesnes.), on aurait tort de s'imaginer qu'une cité du nord des Gaules eut (comme on l'a prétendu) quelque ressemblance avec la capitale du monde, et on prendrait de Bavay des idées fort inexactes en se la représentant sous les traits de l'ancienne Rome.
De magnifiques palais d'une architecture élégante et noble s'élevant ça et là au milieu de divers groupes de huttes gauloises couvertes de longs toits en cônes dont les pointes allaient se perdre dans le feuillage des arbres destinés à les abriter ; de larges voies militaires aboutissant à un centre commun dans une place garnie de portiques ; quelques temples, sans doute, et d'autres édifices consacrés à des usages publics composaient, autant qu'on peut en juger par divers rapprochemens, l'ensemble de cette ville. Elle était ceinte d'un mur flanqué de tours et percé de plusieurs portes.
Les chaussées militaires dont il vient d'être parlé ont été commencées au temps d'Auguste par Marc-Agrippa, son lieutenant dans les Gaules. Elles étaient au nombre de huit, selon l'historien Boucher, et, suivant d'Outreman et Leboucq, au nombre de neuf, partaient en ligne droite du centre de Bavay dans un même nombre de directions et conduisaient :
La première vers Maëstricht et Cologne par Tongres.
La seconde à travers les Ardennes vers Trêves.
La troisième vers Rheims.
La quatrième vers Saint-Quentin et Soissons.
La cinquième vers Cambrai, où elle se divisait en deux branches, l'une sur Amiens, l'autre sur Boulogne.
La sixième vers Mardyck par Wervicq et Cassel.
La septième vers Gand.
La huitième vers Utrecht par Enghien.
De ces huit chaussées, sept sont encore existantes ; savoir : les six premières, et une septième qui se dirige vers Mons. On ne sait si celle-ci est l'ancienne voie d'Utrecht ou celle de Gand ; peut- être appartient-elle à l'une et à l'autre, car toutes deux au sortir de Bavai avaient probablement une direction commune.
Les plus importantes de ces chaussées étaient celle de Trêves, capitale de l'empire romain dans les Gaules, et celle de Rheims, chef-lieu de province dont Bavay relevait immédiatement. Cette dernière était la plus fréquentée. Beaucoup d'inhumations ont eu lieu sur ses bords, et elle offre conséquemment un champ fertile aux recherches des amateurs d'archéologie.
Une colonne septangulaire de quelques pieds de haut, plantée au milieu de la place de Bavay, indique sur chacune de ses faces celle des sept chaussées qui partait dans cette direction. Cette colonne n'est point antique ; elle a remplacé celle des Romains, qui existait , dit-on, encore au dix-septième siècle.
On a prétendu que la reine Brunehaut, femme de Sigebert l.er, roi d'Austrasie, a fait réparer et entretenir ces chaussées ; ce qui est certain, c'est que le nom vulgaire qu'elles ont retenu est celui de chaussée Brunehaut. Malgré les ravages des siècles, les monumens romains de Bavay n'ont pas entièrement disparu; on distingue encore parmi eux les restes d'un cirque et les débris de plusieurs édifices considérables.
Le cirque (Nous empruntons ces détails et ceux qui suivent à l'ouvrage de M. Lebeau ; nous ne pouvions puiser à une meilleure source.), dont l'emplacement se trouve compris dans l'enceinte actuelle de la ville, avait 277 mètres de long sur 92 mètres 33 centimètres de large. L'extrémité circulaire de cet édifice se dessine encore dans la partie méridionale des remparts. On n'aperçoit plus de traces de la façade opposée, dans laquelle étaient les portiques ; mais il reste des vestiges des murs latéraux à droite dans les caves pratiquées sous le rang de maisons qui garnit ce côté ; à gauche sous les jardins qu'on cultive dans ce quartier.
Il existe, sous l'église paroissiale, des salles voûtées et des murs anciens dans lesquels on a cru reconnaitre, soit des thermes, soit les restes d'un amphithéâtre.
De longs et profonds canaux, qu'on croit être d'anciens cloaques, ont été découverts dans plusieurs endroits de la ville.
On a trouvé en 1722, dans le verger des Sœurs-Grises de Bavay, un bassin très vaste, et, sous le jardin de ce monastère, une voûte en carreaux de terre cuite d'une extrême dureté recouvrant une salle de 5 mètres de long sur 4 de large.
En 1751, on découvrit dans des fouilles une mosaïque d'un beau travail, longue de 4 mètres sur 2 mètres 50 centimètres de largeur.
A l'extérieur de l'enceinte actuelle et à peu de distance de la porte dite de Valenciennes, on mit au jour, en 1623, des pierres de taille, des marbres brisés, des fragmens de colonnes, dans lesquels on reconnut les ruines d'un magnifique palais.
Les restes d'une espèce de temple en forme de rotonde furent également trouvés en 1772, dans un champ près des remparts à l'ouest. Indépendamment de ces ruines et de beaucoup d'autres, on a trouvé à Bavay un grand nombre de tombeaux, des armes, des vases, des monnaies, des médailles, des inscriptions tumulaires, des ustensiles, des objets d'art et autres, tous reconnus d'origine romaine.

Eglise de Bavay, saint.
Saint Ambroise.

Eglise de Bavay, ste Renelle.
Sainte Renelde.

Au commencement du neuvième siècle elle n'était citée que comme un simple château. Elle se releva pourtant en quelque sorte et redevint plus tard une petite ville; elle est ainsi désignée dans un acte de l'an 1320, relatif à une enquête tenue par le prévôt de Bavay sur les usages et franchises de la Franche-Rue de Bavay, des bourgeois de cette rue et de la ville de Bavay.
En 1301, furent élevés ses premiers remparts. Renversés, en 1340, par les troupes françaises du duc de Normandie, ils furent relevés et les fossés approfondis en 1430, par Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne.
Il existait des Lombards à Bavay en l'an 1385 ; c'est ce que nous apprend un acte du 31 août de cette année, par lequel Aubert de Bavière, gouverneur du Hainaut, désigne Simon de Lallaing, bailli du comté, Jean de Jauche, seigneur de Gommegnies, et autres, pour informer sur le différend qui s'était élevé entre les Lombards de la Table de Bavay et ceux de la Table de Mons. L'original de cet acte est déposé aux archives départementales.
Philippe-le-Bon, en 1434, accorda à ses habitants, à la suite d'un grand incendie, de nouveaux, priviléges.
En 1469, nouvel incendie.
Au quinzième siècle et sans doute dans les temps postérieurs, la recette des mains-mortes de Bavay appartenait par moitié au comte de Hainaut et à l'abbesse de Maubeuge.
Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne, comte de Flandre et de Hainaut, nomma, le 27 février 1467, Bernard de la Croix à l'office de bailli des ville, châtellenie et prévôté de Bavay, Maubeuge, etc.
Ce même duc de Bourgogne ayant été tué devant Nancy, le 5 janvier 1477, Louis XI s'empara, par intrigues et par force ouverte, de plusieurs places appartenant à l'héritière du duc, et, entr'autres, de Bavay, qu'il ruina.
Cette ville fut également occupée et saccagée en 1543 par le dauphin, commandant une partie des troupes du roi François l.er, son père.
En 1554, Henri II, roi de France, ayant pris Dinant et ne pouvant attaquer Namur, que couvraient les troupes impériales, pénétra dans le Hainaut, passa la Sambre en présence d'Emmanuel de Savoie, et enleva Binch et Bavay, auxquels il fit mettre le feu.

Eglise de Bavay, sainte.


Eglise de Bavay,  vitrail
Un des vitraux de l'église de Bavay.

Gilles Waulde, chanoine de Notre-Dame de Cambrai, auteur de la Vie de saint Ursmer et de ses compagnons, avec une chronologie de l'abbaye de Lobbes, né vers 1598, mort en 1656.
Le Récollet Lambiez, surnommé le Père Grégoire, archéologue et auteur de plusieurs ouvrages concernant Bavay, né à la ferme du Nouvion, en 1741, et mort ignoré.
Marie Clotilde-Joseph Paillot, supérieure des Ursulines de Valenciennes, née en 1739 et décapitée en 1794.
Le Curé Carlier, né à Boulogne, près d'Avesnes, mort en 1818. Pendant tout le temps de (1775 à 1818) qu'il dirigea la paroisse de Bavay, soit comme curé, soit comme doyen, il s'était patiemment formé un cabinet des plus intéressants avec un nombre considérable d'objets antiques trouvés sur les lieux. A sa mort, le musée de Douai a fait l'acquisition de la plus grande partie de ces antiquités.
La population de Bavay est de 1635 habitans, au nombre desquels on compte 200 indigens et 30 mendians.
La superficie de son territoire, autrefois si étendu, n'est plus que de 355 hectares, ainsi divisés : 249 en terres à labour, 40 en prés, 27 en pâtures, 14 en jardins, 7 en bâtimens, 16 en routes et chemins, 1 en rivière et 1 en objets non imposables.
On y cultive les céréales, le colza et les betteraves depuis 1835. Son produit principal est le blé.
Il existe à Bavay une clouterie occupant 400 ouvriers, 5 tanneries, 2 corroieries, 4 ateliers de peignage de laine, 1 saline, 3 brasseries, 1 fabrique de chandelles et 1 fabrique de sucre de betteraves récemment établie.
Hameau : Le Nouvion.

Forum antique
Le forum cryptoportique de Bavay.

Le forum :
L'importance de la ville de Bavay (Bagacum dans l'Antiquité), son rôle économique et stratégique durant le Haut-Empire est attestée par les ruines spectaculaires du plus imposant forum de la Gaule (près de trois hectares). Le plan initial est celui d'un forum tripartite clos, très répandu dans la seconde moitié du 1er siècle. Il a été conservé tout au long des réaménagements de la cité. Les vestiges du forum de Bavay datent de 150 après Jésus Christ. Il est l'un des seuls en France qui a pu être entièrement dégagé et sa basilique longue de 98 m est la plus grande découverte à ce jour.

Tête d'homme
Tête d'homme en pierre calcaire (2ème siècle)

Le musée :
Le Musée Gallo-romain de Bavay contient une très riche collection d'objets antiques du Nord de la Gaule et notamment de magnifiques statuettes en bronze. Il vous propose également des expositions temporaires tout au long de l’année

Mars
Mars (bronze jaune 2ème siècle)

Reine Brunehaut
La Reine Brunehaut (547 - 613)

Bavay sur les albums de Croÿ.
Bavay sur les albums de Croÿ. Voir en grand format

Eglise de Bavay.
Église Notre-Dame de l'Assomption à Bavay.

Église reconstruite après un incendie en 1575. Des travaux furent entrepris en 1715 puis 1730 par De Lacombe. Plusieurs réparations ont été effectuées au cours du 19e siècle. Les toitures ont été restaurées après les destructions de la seconde Guerre Mondiale. Les vitraux ont été remplacés en 1979 par des réalisations contemporaines de P. Brouard (Ronchin) . Rue Saint Maur.

Eglise de Bavay, la nef.
La nef.

Celui-ci parvint à les rallier ; alors le plus sanglant combat qui soit connu dans l'histoire s'engagea entre les deux armées. La valeur des Nerviens ne se démentit pas un instant; leur résistance fut opiniâtre ; mais la victoire, longtemps incertaine, ayant enfin trahi leurs efforts, ce grand courage, qui retarda l'instant de leur défaite, ne fit que la rendre plus complète ; presque tous périrent, et de leur armée, composée de soixante mille hommes, il en resta trois cents à peine en état de porter les armes.
César, après cette mémorable bataille, se dirigea sur Bavay, qu'il assiégea; il ne put la prendre d'abord, parce que le nombre de ses troupes se trouvait considérablement diminué; mais, ayant reçu un renfort de trois légions nouvelles, il investit de nouveau cette ville, l'emporta d'assaut et la saccagea.
Les Romains, poursuivant le cours de leurs victoires, soumirent à peu près toute la Gaule-Belgique, après quoi ils divisèrent leur armée en plusieurs cantonnemens pour en faciliter la subsistance. Cicéron, frère du célèbre orateur de ce nom, commandait une légion qui fut envoyée en quartier dans le Hainaut, et, à ce qu'on croit, à Bavay (Lelong, Histoire du diocèse de Laon.). Les Liégeois et les Tréviriens, unis aux Nerviens, crurent que le moment était favorable pour secouer le joug de leurs vainqueurs. Ils s'armèrent et attaquèrent le camp de Cicéron, qu'ils parvinrent à mettre dans le plus grand péril, lorsque César, averti de ce danger, accourut de Samarobrina ( Amiens ) avec deux légions et quatre cents chevaux. Les Belges alors levèrent le siège du camp et allèrent à sa rencontre au nombre de soixante mille hommes. César, qui n'en avait que sept mille, les attira, par une manœuvre habile, dans un piège où il les chargea avec une si grande vigueur qu'il les détruisit complètement. Le même jour, il entra victorieux dans le camp de Cicéron.
Quelques années après (l'an 50 avant notre ère) les Gaulois, profitant de l'absence de Jules-César et de la dispersion de ses troupes, prirent de nouveau les armes, défirent plusieurs légions et opérèrent un soulèvement général. Cette rébellion fut bientôt réprimée comme la précédente. César vint de Rome en toute hâte, avec des renforts considérables, se rendit maître de plusieurs villes, battit les révoltés en diverses rencontres, et, après les avoir poursuivis sans relâche jusque dans leurs dernières retraites, termina cette glorieuse campagne en remportant une victoire décisive sur leur armée, forte de près de 250,000 hommes. Dès lors la domination des Romains sur ces contrées fut affermie; les plus vaillans Gaulois avaient péri, avec leurs chefs, dans les combats qu'ils venaient de soutenir pour recouvrer l'indépendance de leur patrie.
Sous le règne de l'empereur Auguste le territoire des Nerviens fut compris dans la partie des Gaules qui reçut le nom de Province Belgique. Plus tard, l'empereur Constantin, trouvant que cette province était d'une trop grande étendue, la divisa en Belgique première et Belgique seconde. La première eut pour capitale Trêves, où était le siège du préfet du Prétoire, qui de là donnait ses ordres à toutes les Gaules, les Espagnes et la Grande-Bretagne. Rheims fut la métropole de la seconde Belgique, dont le pays des Nerviens faisait partie.

Eglise de Bavay, les fontsbaptismaux.
Les fonts baptismaux.

Eglise de Bavay, plaque funéraire.
Plaque funéraire de Jean du Chasteler
et de son épouse Françoise de Carondelet décédés en 1624.

Parmi ces antiques les habitans de Bavay montrent avec orgueil, comme une preuve irrécusable de l'antiquité de leur ville et de son importance sous les premiers Césars, une inscription gravée sur une pierre de couleur de cendre, haute d'un mètre et large d'un mètre 50 centimètres, découverte en 1716 dans le jardin des Pères de 1'Oratoire. On la plaça dans le mur au-dessus de la porte d'entrée, entre la statue de Tibère et celle de Livie, découverte à peu près dans le même lieu. Elle est ainsi conçue :
Ti. Cesari Avgvsti F.
Divi Nepoti adventu
Ejvs sacrum
Cn. Licinivs C. F. vol Navos.
Ce monument avait apparemment été destiné à perpétuer la mémoire du passage de Tibère à Bavai dans cette marche en quelque sorte triomphale à travers l'Italie et les Gaules, si pompeusement décrite par Velleius Paterculus.
Divers objets d'origine romaine ont encore été trouvés à la fin de 1834, à peu de distance de Bavai, le long de la chaussée de Rheims. Dans le nombre de ces objets est une urne cinéraire en bronze contenant des débris d'ossemens et fermée par un couvercle orné de guirlandes en feuilles de chêne, de vigne, etc. Le vase offre dans son pourtour l'inscription suivante :
Dis M. Hirtius C. akno VIICX.
Et au-dessous sont des sculptures allégoriques en relief du plus beau fini. Il est probable que cette urne renfermait les cendres d'un personnage de haut rang. L'année indiquée dans l'inscription est celle de la fondation de Rome, et répond à l'an 43 avant J.-C. Hirtius et Pansa étaient alors consuls et moururent tous deux la même année sous les murs de Modène. La translation à Bavay des restes d'Hirtius, peu de temps après la conquête des Gaules, doit faire penser que déjà alors cette ville était un chef-lieu important. Cette découverte jetera peut-être quelque jour sur l'époque incertaine de la fondation de Bavay (Nous devons ces détails à M. Houzé, secrétaire provisoire de la société archéologique d'Avesnes.).
Les Romains, qui ne négligeaient rien de ce qui pouvait contribuer à l'utilité publique; avaient fait construire un aqueduc long de plusieurs milles, qui, d'une fontaine située à Floursies au pied d'un rocher et qui existe encore, amenait dans l'intérieur de Bavay une partie des eaux destinées à l'usage des habitans. Cet aqueduc, ayant un terrain inégal à parcourir, passait sous terre dans les lieux élevés et était supporté par des murs ou des piliers dans les terrains bas. Les parties souterraines du canal se sont conservées jusqu'aujourd'hui, mais il ne reste plus que quelques débris de celles exposées au contact de l'air.
La haute importance que Bavay avait acquise sous les Romains ne fut pas d'une très longue durée, car, avant la fin du quatrième siècle, cette ville avait cessé d'être comprise au rang des cités du premier ordre ; cependant elle parait avoir conservé son opulence jusqu'au siècle suivant.
Le P. Wastelain, dans sa Description de la Gaule-Belgique, annonce que, selon toutes les apparences, Bavay a été détruite par les Huns en l'an 385; mais cette indication ne semble pas exacte, puisque l'époque de l'invasion d'Attila dans les Gaules ne coïncide pas avec cette date. D'autres auteurs pensent avec plus de vraisemblance que cette ville a été ruinée vers 406 par les hordes barbares, qui, après avoir franchi le Rhin, ravagèrent les deux Belgiques, ne laissant partout que mort, incendie et destruction.
Depuis cette époque jusque longtemps après, il n'est plus fait mention de Bavay dans l'histoire.
Au moyen-âge, siége d'un décanat d'où dépendaient 41 paroisses, et d'une prévôté qui comprenait 18 villages. Régi par la coutume de Mons.

Eglise de Bavay, Vierge et l'enfant.
Vierge et l 'Enfant.

Le maréchal de Turenne, après avoir pris Le Quesnoy en 1654 et y avoir mis garnison, passa par Bavay pour se rendre à Binch, dont il s'empara également. Il retourna ensuite au Quesnoy, côtoyé par le prince de Condé, à la tête de quarante escadrons; revenu à Bavay, il en fit abattre les murs et alla camper près du Quesnoy jusqu'au 28 septembre.
Le mestre-de-camp Épance en acheva la destruction, en 1655, en la livrant aux flammes.
L'année suivante, l'armée française traversa de nouveau cette ville, et, après un conseil de guerre tenu par Louis XIV, passa l'Escaut pour aller enlever Condé et Saint-Quentin.
Les puissances étant enfin convenues d'une paix, Bavay demeura à la France, en vertu des traités conclus à Nimègue en 1678 et à Ulrecht en 1713.
D'abord de la subdélégation et du gouvernement militaire du Quesnoy ; une subdélégation particulière y fut instituée de 1714 à 1719.
En 1744, Louis XV passa à Bavay, et en juillet de la même année, les Autrichiens s'en emparèrent.
Chef-lieu de canton, en 1790, du district du Quesnoy, et en l'an X, de l'arrondissement d'Avesnes.
En 1792, 80 soldats français qui avaient été placés au poste de Bavay furent attaqués par 3,000 Autrichiens. Malgré l'infériorité de leur nombre, ils se défendirent longtemps avec la plus grande intrépidité. Blessés, la plupart, ils furent enfin faits prisonniers, non sans avoir occasioné à l'ennemi une perte considérable.
En 1815, après Waterloo, il fut pillé par les Borins, et le 24 juin, Louis XVIII y passa se rendant à Cambrai.
Des détachemens russes furent cantonnés en cette ville pendant tout le temps de l'occupation étrangère. Le commissaire-général des troupes de cette nation y avait établi sa résidence.
Bavay est aujourd'hui une petite ville ouverte. Ses murs, construits au quatorzième siècle, et qui étaient flanqués de sept grosses tours, ont été détruits en 1654, comme nous l'avons dit plus haut. La partie méridionale cependant en existe encore, mais celle située au nord est totalement disparue. La portion de ces remparts qui s'avance le plus à l'ouest avait été élevée sur les fondemens de l'extrémité du cirque.
Bavay avait avant la révolution un collège fondé en 1637, et dirigé par des pères de l'Oratoire, qui y enseignaient les humanités jusqu'à la rhétorique ; un couvent du tiers ordre de saint François, établi en 1508 ; un couvent de Récollets - Franciscains, construit en 1665 , et une maison de correction. II y existait aussi un bureau des domaines, un bureau des traites, un bureau de poste aux lettres et une brigade de maréchaussée.
Bavay est maintenant le chef-lieu d'une justice-de-paix, d'un décanat et d'un bataillon de garde nationale. Il y a un bureau de bienfaisance, un bureau de douanes, un bureau de l'enregistrement, un bureau de poste aux lettres et une brigade de gendarmerie.
Monuments :
Hôtel des Monnaies : Un denier de Charles-le-Chauve, sur lequel on croit lire : Bavaca civitas, fait supposer qu'il y existait un hôtel des monnaies.
Hôpital Saint-Maur : N'existait déjà plus à la fin du XVIIIe siècle. Érigé en 1425, une chapelle y avait été annexée en 1429.
L'Hôtel-de-Ville date de 1784.
Pyramide heptagone : Élevée, en 1816 , au milieu de la place, elle porte, au-dessus du piédestal, un socle à sept faces sur lesquelles sont gravées les noms des sept chaussées romaines ; elle a remplacé l'ancien milliaire romain qui, dit-on, existait encore au XVIIIe siècle.
Edifices religieux, Eglise : L'ancienne église paroissiale fut endommagée en 1469, et complètement détruite en 1572, par des incendies. Rebâtie en 1575, le clocher ne fut élevé qu'en 1781. Renferme d'anciennes sculptures en bois, restaurées en 1810.
Couvent des Récollets : Il n'en reste plus de traces. Bâti en 1665, il avait une église.
Couvent des Soeurs-Grises : Détruit à la révolution; fondé en 1508 par Florence de Quiévrain. Brûlé en 1572 et en 1676, il fut chaque fois rétabli à l'aide de la charité publique.
Assomption : Établissement d'instruction dirigé par des religieux; fondé il y a quelqes années sur l'emplacement qu'occupaient l'Oratoire et le Collége, élevé en 1637 à l'entrée du Cirque.
Hommes marquants : Ockergan, musicien, trésorier de Saint-Martin de Tours, mort en 1524.
Jean Lemaire, littérateur le plus parfait de son siècle, selon E. Pasquier et La Croix du Maine. Auteur de plusieurs ouvrages, indiciaire historiographe de Marguerite d'Autriche, né en 1473 et mort dans un hôpital.

Armoiries à Bavay.
Le blason de Bavay sur la façade église.

Hôtel de ville

L'hôtel de ville de Bavay :
L'hôtel de ville a été construit au cours de la deuxième moitié (?) du 18e siècle contre le beffroi et l'ancienne maison des gardes érigée au 17e siècle (?), remplaçant le premier hôtel de ville construit au milieu du 16e siècle par Jacques Dubreucq, sculpteur belge, auteur de l'église Sainte Waudru à Mons. Plusieurs petites campagnes de réparations sont réalisées sur la tour par l'architecte Aubry au cours du 19e siècle : en 1812, 1816 et en 1824. L'aménagement de la salle principale, située au rez-de-chaussée, constituée par la réunion de la prison des hommes et de la chambre occupée par le concierge, a été réalisé par l'architecte Aubry en 1827-29. En 1862, l'architecte de la ville, Félix Guillemin, conçut un projet d'agrandissement et de rénovation de l'hôtel de ville. Ces travaux ont permis le rétablissement du chaînage en pierre (enlèvement de l'enduit datant de 1830) , l'installation du bureau du maire dans la logette du beffroi, le percement de deux baies dans la tour, l'ajout du fronton (à droite du beffroi) et d'une cheminée dans l'ancienne maison des gardes.
Edifice composé de la juxtaposition d'une ancienne maison des gardes, d'un beffroi et d'un corps de bâtiment construits à des périodes différentes. Le pignon à redent de la maison des gardes donne dans la rue Pierre-Mathieu. Le beffroi est adossé au mur gouttereau de la maison des gardes, faisant saillie sur la place. Ces deux constructions sont en brique avec une chaîne alternant brique et pierre de taille aux angles et une chaîne de pierre autour des ouvertures. Le beffroi a une logette au premier niveau. La couverture est composée d'une flèche octogonale tronquée dans sa partie supérieure, couronnée d'un toit à l'impériale avec lucarnes rentrantes. La flèche a un égout retroussé de plan carré et repose sur un bahut essenté d'ardoise. Cette toiture est couverte d'ardoise en écailles. L'élévation du corps de bâtiment construit au 18e siècle comporte six travées et s'élève sur deux niveaux de pierre. Des pilastres à bossages (1er niveau) et à relief décoratif (2e niveau) rythment l'élévation. Des pilastres bagués surmontés de modillons et d'une corniche cintrée encadrent la porte gauche. Un aménagement et une restauration ont été réalisés en 1862, modifiant l'agencement intérieur.

Colonne Brunehaut

Colonne Brunehaut :
Les voies romaines convergent au centre de la ville de Bavay, qui était marqué par un socle milliaire comportant des inscriptions sur les sept faces. Elles concernaient les distances séparant Bavay des villes auxquelles menaient les chaussées. Cette pierre datait du 17e siècle d'après de Bast (chanoine de la cathédrale de Gand) qui l'a vue dans le jardin du presbytère lors de son passage à Bavay en 1808. Une pyramide a été érigée vers 1820 et remplacée par la colonne actuelle entre 1869 et 1872.
C'est une colonne octogonale à cannelures baguée. Elle repose sur un socle octogonal. Chaque face porte l'inscription du nom de la ville où la chaussée aboutit, ainsi que les armes de la ville sur le fronton cintré terminant chaque face. La colonne est terminée par un dôme enserré dans un crénelage souligné par une rangée d'oves. Une statue de la reine Brunehaut couronne le dôme.


Monument
Le monument Tongres de la rue des Remparts " Monument Tongeren 2000 "

Bavay est à 235 kilomètres de Cologne à vol d’oiseau. Cette longue voie antique de communication peut être objectivement subdivisée en plusieurs tronçons. À mi-parcours, se trouve la ville de Tongres. La voie romaine Bavay Tongres est une section d'un des axes majeurs de la Gaule septentrionale qui reliait deux points stratégiques, la Mer du Nord depuis Boulogne jusqu'au Rhin à Cologne. Cette statue située rue des remparts est un don de la ville de Tongres. En 1985, Tongres la ville la plus ancienne de Belgique a eu 2000 ans d’existence. A cette occasion toutes les villes jumelées avec un passé romain se sont vues offrir une réplique de ce monument. Ce monument est l’œuvre de l’artiste Raf Verjans né en 1935 à Tongres. L’œuvre se compose de 2 bas-reliefs en béton, dont l’intérieur comporte des figures humaines. L’originalité de ce monument c’est que d’un côté l’élément est positif, de l’autre il est négatif. L’œuvre restitue l’emprunte de modèles vivants qui ont participé à la réalisation. L’auteur a utilisé un moule et un contre moule. Cette sculpture pèse 7 tonnes. A l’extérieur sont écrits les noms des villes au passé romain, plus ou moins jumelées : Rome, Arlon, Tournai, Bavay, Metz, Cologne, Trèves, Heerlem, Maastricht et Nimègue. Chaque ville est sur une route d’accès romaine : le voyageur pénètre dans chaque ville entre les deux parties du monument comme un pèlerin. Une partie du monument symbolise le Passé, l'autre l'Avenir, un Homme cheminant entre les deux dans le Présent. Ce monument bien concret représente ainsi un temps quant à lui bien abstrait et l'être humain évoluant entre son Passé et son Avenir.

Monuments aux Morts Louvignies Bavay
Monument aux Morts de Louvignies-Bavay.
Place de Louvignies.
Monument de la Résistance à Bavay.
Monument dédié aux héros de la Résistance.
Rue des Remparts / Av. de Louvignies.
Stèle du chanoine Bievelet à Bavay.
Stèle du chanoine Bievelet.

Oratoire
Oratoire, rue de la Gare / rue des Remparts
N50.298001 E3.790316
Niche oratoire à Bavay.

Oratoire en forme de niche datant du 18e siècle, vraisemblablement intégré dans le mur de la grange au 19e siècle. Niche encadrée par une mouluration en quatre parties et fermée par une grille. La partie supérieure est cintrée et surmontée d'un amortissement qui ne semble pas être d'origine et provenant peut-être du pignon de la grange. N50.295416 E3.789760

Parc à fleurs
Fleurissement en ville.

Kiosque
Kiosque construit en 1958 par l’architecte Etienne Salomon.

Porche de l'ancien couvent à Bavay.
Le porche du presbytère.

Il s'agit en réalité de l'entrée de l'ancien couvent des Sœurs grises. Ce couvent dépendait de l'Ordre de Saint-François et formé au XVIIème siècle. La Révolution française a mis un terme à cet établissement religieux. Le porche n'est pas classé sur la Liste des Monuments Historiques mais figure dans la zone de classement du site archéologique de Bavay.

Le pigeonnier

Histoire : Cette construction est vraisemblablement le vestige d'un ensemble plus vaste (ferme ?) qui n'a pas pu être identifié. La forme de l'édifice laisse à penser qu'il s'agit d'un pigeonnier. Un projet de pigeonnier pour la ferme du château de Louvignies est à rapprocher de cette construction.
Pigeonnier composé d'un étage situé au-dessus du passage couvert. La disposition interne a disparu. La toiture est composée d'une superposition de toit sen pavillon surmontés d'un bahut carré. L'ensemble est couvert d'ardoise. 2 rue de Glatignies.

Niche au hameau de Buvignies à Bavay.
Niche située face à la chapelle st Nicaise.

Pigeonnier à Louvignies-Bavay.
Pigeonnier près de l'école de Louvignies.

Le lavoir
Lavoir de Louvignies.

Histoire : Les archives mentionnent le démontage et le déplacement du lavoir par M. Fontaine, tourneur en bois en 1896.
Lavoir composé d'un bassin peu profond, réalisé en dalles de pierre. Une couverture soutenu par des colonnettes de fonte protège l'édifice des intempéries. Chemin des Foulons.

Eglise de Louvignies à Bavay.

Église Saint-Nicolas de Louvignies (hameau de Bavay) du 18ème siècle avec pierres tombales de 1731 et 1768 (Le hameau de Louvignies a été rattaché au village de Bavay en 1946)
Histoire : Les travaux historiques mentionnent la réutilisation de la chapelle du château en église. Aucune source ne fait état de la chapelle du château. Le plan du comté de Louvignies de 1768 indique la présence d'un édifice religieux. Les archives de la commune nous apprennent la démolition du clocher et la vente des matériaux en 1783. La reconstruction du clocher se fait entre 1783 et 1788. Les archives de l'abbaye d'Hautmont mentionnent la reconstruction du presbytère et l'entretien du choeur de l'église dans les comptes de 1787. En 1833, l'inscription de la cloche et sa date de réalisation (1687) sont relevées. Des réparations sont effectuées à la toiture en 1829. Le clocher est reconstruit (provisoirement) (?) en 1943-44 par l'architecte Armbruster.
Edifice à deux vaisseaux, terminé par une abside à trois pans. Le vaisseau nord semble être l'ancienne chapelle du château à laquelle un vaisseau et une tour clocher ont été adjoints. Le premier vaisseau est séparé du second par des colonnes de pierre appareillées, qui reçoivent la retombée de la voûte en carène lambrissée à blochets sculptés, représentant 11 apôtres. La poutre de gloire a conservé le crucifix, les statues de saint Jean et la Vierge. Le second vaisseau est largement éclairé et couvert d'une voûte en demi-berceau en charpente lambrissée. La couverture est à deux versants pour la nef et le choeur. La tour-clocher est couverte d'une flèche. L'ensemble est semblable aux flèches des églises reconstruites au 3e quart du 18e siècle dans le bavaisis.
Rue de Fréhart.

église St Nicolas à Louvignies-Bavay.
Détail du retable.

église St Nicolas à Louvignies-Bavay. Sculptures
Les têtes de poutre, sont ornées de statuettes.

église St Nicolas à Louvignies-Bavay.Saint

 
Monument aux morts
Monument aux morts de Bavay.

Histoire : Monuments aux morts réalisé en 1923 d'après les plans de l'architecte Henry Armbruster et du statuaire Elie Raset par Benjamin Destrebecq, entrepreneur de marbre à Tourcoing. Ce monument a été installé devant l'église paroissiale puis déplacé sur la place du 11 novembre.
Ensemble sculpté composé de deux figures placées sur un socle. Le socle est décoré d'une branche de laurier disposée de chaque côté de la plaque portant l'inscription des habitants de Bavay morts pendant la première Guerre Mondiale. Le groupe sculpté représente une femme accroupie (symbolisant la ville de Bavay) recevant un soldat blessé mourant (un de ses enfants).

Monument Maxime Lecomte
Monument Maxime Lecomte homme politique né à Bavay en 1846

Histoire : Les archives départementales conservent un document qui mentionne l'achat du terrain pour la réalisation du monument. Aucune autre source ne fait état du monument réalisé. Il porte la date de 1925 et les signatures de l'architecte Guillaume et du sculpteur Baudoie. Rue de Valenciennes.

Notre Dame de Walcourt
Oratoire dédié à N.D de Walcourt, rétabli en 1817 par Maximilien Delbauve et Catherine Camberlin. N50.292969 E3.801392
Calvaire à Bavay.
Calvaire, Rte de Maubeuge / Porte de Mons.
N50.297357 E3.798458
Parc
Parc municipal Gaudonnet.

Médaillon à Bavay
Un des trois médaillons de la Maison du Patrimoine.

Salle des Fêtes de Bavay.
La salle des Fêtes de Bavay.

La salle des fêtes de Bavay a été réalisée selon les plans datés de 1910 de L. Fortier, architecte installé à Cambrai.
Edifice construit sur une parcelle étroite et profonde. Un avant-corps abrite le hall d'accueil, composé à l'origine du vestibule, d'un vestiaire et d'un café. La salle de spectacles et la scène se trouvent dans le prolongement. Ce volume en retrait est marqué à l'étage par un mur-pignon arrondi, percé d'une baie en plein cintre. L'édifice est construit en béton et brique. Un enduit partiel au décor néo-rococo recouvre la façade.

Blason du Château de Louvignies à Bavay
Le blason du Château de Louvignies est aujourd'hui encastré dans le mur de la brasserie Theillier.
L'hypocauste de Bavay.
L'hypocauste de Bavay.

L'hypocauste est le nom donné au système de chauffage par le sol utilisé à l'époque romaine et gallo-romaine surtout dans les thermes romains. Celui de Bavay se situe dans une cave de la rue Saint Maur. Datant du 1er siécle de notre ére il a été découvert par le Chanoine Henri Bievelet en 1953.

Château Gauthier à Bavay.
Le château Gauthier.

En réalité, il ne s'agit pas d'un château. L'édifice était à la base, un couvent des Récollets datant du XVIIème siècle. Lors de la Révolution française, le bâtiment fut vendu comme bien national. Il sera racheté par un bourgeois fortuné dénommé Gauthier pour en faire sa résidence personnelle. L'édifice est non-classé.

Chapelle au hameau de Buvignies à Bavay.
Chapelle dédiée à st Nicaise.
Hameau de Buvignies. N50.287752 E3.778760
Mairie école
Ecole maternelle de Louvignies.

Histoire : Un plan non daté (16e siècle ?) du chartrier de Couin (conservant les documents relatifs au château de Louvignies) indique la présence ou le projet de construction d'une ferme. Sur le plan du comté de 1768 figure un quadrilatère (disproportionné) qui peut être identifié comme une ferme. En 1858, une faïencerie est aménagée dans ces bâtiments, transformés en fabrique de pâte de pommes en 1860. Cette usine est désaffectée en 1896 et vendue en 1912 par la famille Descamps-Mirland à la commune de Louvignies-Bavay. L'architecte Jean Lafitte fait un état des lieux, afin d'y aménager une école et une salle des fêtes. En 1922, une construction nouvelle est entreprise par l'architecte Lafitte et devient mairie, qui est à nouveau affectée en école en 1937.
Edifice en rez-de-chaussée et étage de comble éclairé par des lucarnes. La travée centrale est marquée par un pignon à redent, terminé par une cheminée décorée des armes de la ville de Louvignies (?). La croupe couvre les pignons et repose sur des corbeaux de bois, retombant sur des pilastres en brique disposés à intervalles réguliers, marquant les travées.

L'église de Louvignies-Bavay

église St Nicolas à Louvignies-Bavay.L'église St Nicolas à Louvignies-Bavay.
N50.293399 E3.793243
église St Nicolas à Louvignies-Bavay. Chemin de Croix.
Un des tableaux du chemin de Croix.

église St Nicolas à Louvignies-Bavay. Fonts Baptismaux
Les fonts Baptismaux

église St Nicolas à Louvignies-Bavay. La nef.
La nef coté choeur.

église St Nicolas à Louvignies-Bavay. poutre de 1783.
Poutre datée 1784

église St Nicolas à Louvignies-Bavay. Voûte.
La voûte lambrissée.

église St Nicolas à Louvignies-Bavay. tribune d'orgue.
La nef coté tribune d'orgue.
BrasserieTheillier
Brasserie Theillier, 11 rue de la Chaussée.

De source orale la brasserie aurait été fondée au 18e siècle. Depuis, onze générations se sont succédées. Le dernier brasseur exploite l'usine depuis 1952. Le gaz est utilisé pour le chauffage des cuves. Sont en place : un concasseur à malt sans marque ni date ; une pompe à eau, vieille de 150 ans, et un four industriel des ateliers de construction Dupont Préseau à Valenciennes (59) ; une cuve-matière à reverdoir sans marque ni date ; un bac refroidisseur à moût ; deux cuves à ébullition sans marque ni date, en cuivre. En 1992 la brasserie produisait 3500 hectolitres. Atelier de fabrication en brique et moellon couvert d'un toit à longs pans avec voûte en berceau segmentaire ; logement patronal partiellement enduit, couvert d'un toit à croupe ; entrepôt commercial en rez-de-chaussée avec toit à longs pans à demi-croupe.

BrasserieTheillier


BrasserieTheillier
Statue de Jeanne d'Arc à Bavay.

Cette statue de Jeanne d"Arc a été achetée par Monsieur Gaston Derome, industriel bavaisien, probablement après la guerre de 14/18. Alors qu’il était proche des mouvements radicaux et Maire de sa ville, il s’était rapproché de l’église catholique et était devenu un fervent pratiquant. Arrivée en gare de Bavay, la Sainte tardive, (elle ne fut béatifiée qu’en 1909), ne fit pas l’unanimité. Monsieur Derome souhaitait que la statue équestre fut installée sur une place de la ville, mais cette initiative ne semblait pas plaire à tous et à défaut d’espace public, Monsieur Derome fit transporter "sa" statue sur le terrain de l’école Jeanne d’Arc. Peu connue des bavaisiens, cette sculpture, fit après la seconde guerre mondiale, le régal des organisateurs de rallyes automobiles qui aimaient poser cette question : "où se trouve la pucelle de Bavay !". A l’époque beaucoup de concurrents allaient sonner chez les soeurs de Sainte Thérèse, rue des Soupirs, pour obtenir la réponse... Bernard Derome (descendant de Gaston) a apporté cette précision: Cette statue a séjourné longtemps dans l'usine des Palans route de Hon-Hergies et c'est mon père Léon Derome qui a pris l'initiative après la dernière guerre, et avec l'accord des soeurs, de l'installer à son endroit actuel en face de son habitation rue de Gommegnies. N50.297373 E3.791949 (Pénélope Théry).

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L'aqueduc romain Floursies Bavay : son Histoire.

Sources : Wikipédia, Culture.fr, Ville de Bavay, cc-paysdemormal.fr
"Albums de Croÿ Tome V, Comté de Hainaut II, Édition du Crédit Communal de Belgique"

Josette Blaise, Pénélope Théry, Marjorie Levasseur, Eric Leclercq, Jean-pierre Crepin et Melvin Dupont
ont contribué à la réalisation de cette page.

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Vieux Reng
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Wallers en Fagne
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Wargnies le Petit
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Wignehies
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