Le musée néo-zélandais, Le Quesnoy.
Le Quesnoy
Musée néo-zélandais
Les Musées de l'Avesnois

Le musée néo-zélandais, Le Quesnoy

New Zealand memorial museum

Le projet.

Projet du musée néo-zélandais au Quesnoy

Un an depuis la signature officielle du protocole d’achat par un groupe d’investisseurs privés néo-zélandais, le site de l’ancienne gendarmerie situé rue Achille-Carlier arbore les couleurs de la Nouvelle-Zélande. Le New Zealand War Memorial Museum trust poursuit quant à lui son appel aux dons depuis le lancement d’une levée de fonds. Formé en 2011, ce trust (sorte d’association en charge de collecte de fonds à vocation caritative) est toujours à la recherche de dons. L’an dernier, il a obtenu l’agrément des autorités néo-zélandaises pour engager des démarches de défiscalisation auprès des donateurs. « Ce trust a été reconnu d’utilité publique. C’était une démarche compliquée puisqu’il s’agit de dépenser des fonds venus de Nouvelle-Zélande en France. Aujourd’hui, c’est résolu », affirme Pierre Leducq, membre du trust. À ce jour, le montant des fonds recueillis s’élève à environ 1,5 million de dollars néo-zélandais, soit entre 8 et 900 000 euros, pour un projet global estimé à 15 millions de dollars néo-zélandais soit entre 8 et 9 millions d’euros.
L’ouverture des portes du futur musée, dont les travaux ont débuté au rez-de-chaussée durant les commémorations du centenaire (04/11/2018), visait à toucher un maximum de Néo-Zélandais. Des ventes de livres ont été organisées au profit de ce projet, qui reçoit un écho médiatique jusqu’en Océanie. « Pour nous, c’est une belle idée, car cet endroit va permettre à la jeune génération de pouvoir apprendre ce qui s’est passé ici pendant la Première Guerre mondiale », témoigne un couple de Néo-Zélandais, en train de visiter les lieux.
Les travaux de rénovation vont eux se poursuivre pour transformer les neuf anciennes maisons de fonction de gendarme en hébergement hôtelier, capable à terme d’accueillir 98 personnes, destinées à des groupes néo-zélandais. La construction annexe à la bâtisse principale, est projetée dans une seconde phase, courant 2021. Le projet architectural initial de cette extension, ayant été retoqué par l’Architecte des bâtiments de France, il faudra au trust en modifier les plans. « Notre objectif à terme est de doubler la surface par une extension annexe, pour accueillir à terme le musée. Nous avons besoin de 1000m 2 supplémentaires », souligne Pierre Leducq. Le bâtiment principal serait alors dédié à une sorte de « point d’information » pour l’accueil des Néo-Zélandais de passage.
Article de la VDN du 04/11/2018.


L'ancienne gendarmerie qui accueille le musée du Quesnoy.
L'ancienne gendarmerie hébergera le musée

L'ancienne gendarmerie qui accueille le musée néo zélandais du Quesnoy.

Le 4 novembre 1918, le 4ème bataillon de la New Zealand Rifle Brigade libère la ville occupée par les allemands.
L'Histoire : Derrière les fortifications érigées par Vauban au XVIIème siècle, la garnison allemande qui tient la ville depuis quatre ans est décidée à résister. Afin de minimiser les dommages causés à la ville et les pertes de vies potentielles des habitants, les soldats néo-zélandais ont tiré 300 barils de pétrole enflammés sur les remparts des murs occidentaux pour créer de la fumée et masquer la réponse des Allemands. Vers midi, les soldats ont utilisé l'ingéniosité des Kiwis et ont placé quatre longues échelles contre les remparts pour escalader les murs. Les Allemands ont répondu avec vigueur et à 16 heures, il ne restait plus qu'une seule échelle. Cette échelle restante a été installée sur les vestiges de la vanne du moulin de la ville, sur un rebord étroit afin de pouvoir atteindre le sommet. Sous le couvert de tirs nourris, le sous-lieutenant Leslie Averill, suivi du sous-lieutenant Kerr et de son peloton, a gravi l’échelle et a rapidement franchi le sommet pour atteindre la ville. Après des combats au corps à corps, quelques 2 000 soldats allemands se sont rendus et les 3 000 occupants français de la ville ont été libérés sans perdre la moindre vie civile. Les recherches indiquent que 142 vies ont été prises en Nouvelle-Zélande pour libérer Le Quesnoy. Beaucoup d'entre eux, dont certains dans la vingtaine, avaient survécu au sacrifice de la division de la Somme à Passchendaele, pour être tués sept jours seulement avant la fin de la Première Guerre mondiale. La libération du Quesnoy a contribué à forger des liens très forts entre les habitants de la ville et les familles de ces soldats néo-zélandais. Singulier par la technique de l’échelle contre les remparts digne d’un assaut du Moyen-Âge, cet épisode demeure une page marquante dans la mémoire néo-zélandaise de la Première Guerre mondiale. https://www.nzwmm.org.nz/story

Le Quesnoy, le musée néo-zélandais, sculpture
Victory Medal, de l'artiste néo-zélandaise Helen Pollock dont le père a combattu au Quesnoy.
Sculpture représentant les 36 paires de pieds de soldats composant un peloton néo-zélandais.
Ces pieds nus, sans bottes, sont réalisés en argile, une seule paire en bronze, symbolise le héros.
Le Quesnoy, vitrail de l'église St Andrew de Cambridge représentant l'assaut des remparts le 4 novembre 1918
L'église St Andrew de Cambridge possède un vitrail commémorant la libération de la ville du Quesnoy
par la New Zealand Rifle Brigade le 4 novembre 1918. Lors de ces combats, 142 soldats laisseront leurs vies.
Le Quesnoy, le mémorial néozélandais situé dans les remparts

Le mémorial néo zélandais est situé au jardin des souvenirs de la ville, le long des remparts édifiés par Vauban, où se déroula l'attaque menée par Leslie Averill et le 4ème bataillon de la New Zealand Rifle Brigade le 4 novembre 1918, une semaine avant la fin de la guerre. Le terrain a été offert par la ville à la Nouvelle-Zélande.


Le Quesnoy, peinture de l'assaut des remparts le 4 novembre 1918

Le gouvernement néo-zélandais décide dès 1920 d’inscrire son jeune passé dans la pierre.
S. Hurst Seager reçoit donc la charge de concevoir les mémoriaux de Longueval et Le Quesnoy en France, de Messines en Belgique et de Chunuk Bair à Gallipoli, quatre haut lieux du corps expéditionnaire néo-zélandais pendant la Grande Guerre. Outre la conception, S. Hurst Seager doit trouver l’implantation idéale du mémorial. C’est donc lui qui supervise les travaux d’installation du monument dont la réalisation est assurée par l’artiste valenciennois Félix Desruelles, auteur aussi du monument aux morts du Quesnoy. Les plans du monument des Néo-Zélandais en lui-même sont l’œuvre d’un dessinateur du British Flying Corps d’origine écossaise, Robert Henry Fraser, spécialiste des plâtres et fondateur de l’Art War Memorial Tablet en 1918.
Ce monument des Néo-Zélandais fiché dans un mur de courtine entre deux bastions, celui du Gard et Saint-Martin, date de 1922. Il sera inauguré le dimanche 15 juillet 1923, en présence du maréchal Joffre, de Lord Milner et de Sir James Allen le premier ministre néo-zélandais. Un détachement de dix soldats dont Leslie Averill étaient également présents. Ci-contre : L'Assaut des remparts peint par George Edmund Butler artiste officiel du corps expéditionnaire de la Nouvelle-Zélande.

Leslie Cecil Lloyd Averill, 25 mars 1897 - 4 juin 1981
Leslie Cecil Lloyd Averill, 25 mars 1897 - 4 juin 1981
Photo Wikipédia.
L'assaut des remparts du Quesnoy le 4 novembre 1918.
L'assaut des remparts le 4 novembre 1918.
Photo / Collections spéciales Sir George Gray.
Bibliothèques d'Auckland. AWNS-19190327-32-2