Accueil
Aibes
Amfroipret
Anor
Assevent
Audignies
Aulnoye Aymeries
Avesnelles
Avesnes sur Helpe
Bachant
Baives
Bas Lieu
Bavay
Beaudignies
Beaufort
Beaurepaire sur Sambre
Beaurieux
Bellignies
Bérelles
Berlaimont
Bermeries
Bersillies
Bettignies
Bettrechies
Beugnies
Boulogne sur Helpe
Bousies
Bousignies sur Roc
Boussières sur Sambre
Boussois
Bry
Cartignies
Cerfontaine
Choisies
Clairfayts
Colleret
Cousolre
Croix-Caluyau
Damousies
Dimechaux
Dimont
Dompierre sur Helpe
Dourlers
Eccles
Éclaibes
Écuélin
Élesmes
Englefontaine
Eppe-Sauvage
Eth
Étrœungt
Feignies
Felleries
Féron
Ferrière la Grande
Ferrière la Petite
Flaumont Waudrechies
Floursies
Floyon
Fontaine au Bois
Forest en Cambrésis
Fourmies
Frasnoy
Ghissignies
Glageon
Gognies Chaussée
Gommegnies
Grand Fayt
Gussignies
Hargnies
Haut Lieu
Hautmont
Hecq
Hestrud
Hon Hergies
Houdain lez Bavay

En long, en large et en travers.

Répertoire des villes et villages de l'Avesnois.

Maroilles, village de l'Avesnois (II / II)

L'Arc de triomphe de Maroilles

L'Arc de Triomphe de Maroilles restauré.
L'Arc de Triomphe de Maroilles restauré en 2014.

Arc de Triomphe de Maroilles


Arc de Triomphe de Maroilles

L'Arc de Triomphe de Maroilles était à l’origine le grand portail de l’Abbaye bénédictine fondée par Saint Humbert au 7e siècle et détruite sous la révolution en 1792. La place Verte est aménagée en 1808-1809 par l' architecte de Landrecies Guyot avec la collaboration de Bouly, aîné, chef de bureau des travaux publics du département du Nord, sous le municipat de Nicolas Joseph Vendois, Baron de l’Empire.
La décision fut prise d'y construire un arc de triomphe en l' honneur des victoires napoléoniennes et pour lequel on utilisera des matériaux provenant de la démolition du portique supérieur de l' ancienne abbaye de Maroilles pour les pilastres, l' arcade et l' entablement. Le monument est dessiné et complété par l' architecte Guyot. Le choix est fait de réutiliser le second niveau du "portique" de l' ancienne abbaye d' ordre ionique, plutôt que la façade dorique démolie par la suite. Le maire du village Nicolas Vendois propose d’ajouter un fronton qui comportera le blason et la devise de l’empire. Il sera surmonté d’un piédestal devant recevoir une statue.
En 1810, François de Pommereul quitte la préfecture du Nord pour devenir conseiller d’État et l’arc de triomphe de Maroilles en reste là, sans fronton ni blason ni statue.
Après la chute de l’Empire, son existence fut contestée mais l’Arc de Triomphe fut sauvé de la destruction à l’occasion d’un passage de Louis-Philippe à Maroilles en 1833.
En 1842, le conseil municipal décide de faire abattre l’arc de triomphe en très mauvais état. Le préfet du Nord s’y oppose.
L' arc de triomphe est restauré en 1843 par l' architecte Grimault, Fournier étant maire. Une inscription est située sur l' entablement : "Cet arc de triomphe a été élevé en 1807 à la gloire de nos armées par Nicolas Joseph Vendois, maire de l' an VII à 1816".
En 1940, suite aux bombardements de mai par l’aviation allemande, le monument est gravement endommagé.
En 1977, l’arc est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
2014, sera l'année de la restauration. Faute de moyens, le monument restera sans fronton.

Arc de Triomphe de Maroilles


Arc de Triomphe de Maroilles
Arc de Triomphe de Maroilles
L'Arc de Triomphe de Maroilles avant sa restauration.

Le Moulin de l'abbaye de Maroilles

Un titre du XIe siècle, jalousement conservé dans les archives de l’abbaye, fondée en 671 par Humbert, constatait la banalité du moulin. C’est dire l’ancienneté de ce superbe moulin, l’un des plus beaux de la région. Nous ne pouvons que parcourir à grands pas l’histoire de cet édifice au riche passé. Une pierre datée 1575 porte les armes de l’abbé Frédéric d’Yves, l’un des plus célèbres, qui régna sur l’abbaye dès l’âge de 23 ans, de 1564 à 1599. Il reconstruit le moulin, qui fut agrandi en 1634 sous le règne de dom Simon Bosquier, et reçut son troisième tournant en 1770 à l’époque de Maurice d’Offergnies. La Révolution fit des ravages à Maroilles : l’abbaye fut très rapidement saccagée, puis détruite. Le moulin fut acheté plusieurs fois et finalement adjugé à Pierre-François Boucher, le 23 janvier 1792, alors qu’Alexandre Boucher avait acquis en 1791 les étables et les jardins qui l’entouraient, ainsi que quelques pâtures. Lorsqu’il est réglementé le 25 février 1838, le moulin a encore ses trois roues. Le 9 août 1865, comme tous les moulins des deux Helpes, il est de nouveau réglementé. Le vendredi 27 septembre 1889, vers trois heures et demie du matin, un incendie épouvantable, attisé par un vent violent, le détruit en quelques instants. La petite maison attenante en réchappe cependant, avec le mobilier, des objets de valeur et des papiers. Le meunier, Severs, perd tout. Le moulin ne fera plus de farine, il devient la propriété de la tannerie qui a également échappé de justesse à l’incendie. La Société Anonyme des Tanneries et Corroieries Maillard et fils le transforme en usine électrique. Le 25 mai 1899, elle sollicite auprès de la préfecture l’autorisation de remplacer la roue par une turbine. Le 30 septembre 1907, un traité de gré à gré est conclu entre la mairie et Evence Maillard, directeur, pour la fourniture de lumière électrique au village. Après la guerre, le bâtiment sera converti en appartements, puis un restaurateur l’achète pour en faire un restaurant, qui sera incendié deux fois le 24/03/1986 et le 03/01/1987. Le 8 mai 1988, il est en vente aux enchères et le 3 juin, acheté par M. et Mme Liénard-Cavrois. Ce sont eux qui vont le sauver après tant d’années d’abandon et de décrépitude. Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 16 mars 1977 et faisant partie des Sites, inscrit le 15 septembre de la même année, des subventions sont accordées par l’Etat, auxquelles s’ajoutent celles du Conseil Général et du Conseil Régional. Mais c’est quand même l’apport personnel des propriétaires qui peut permettre d’entamer une rénovation très profonde : injection de ciment spécial dans les fondations au pied de l’eau, reprise des maçonneries, reconstruction de la charpente et d’une couverture en ardoises naturelles, pose de nouvelles fenêtres, etc. La turbine est remise en marche et produit le courant nécessaire au chauffage du bâtiment. En 1995, le rêve des propriétaires de fabriquer une roue telle qu’elle l’était sous l’ancien régime, va se réaliser. Une fois les plans dessinés par Jean Bruggeman, la roue est fabriquée dans l’atelier de l’ARAM avec l’aide de deux artisans belges, M. De Cartier et M. Depret, et un charpentier flamand, M. Vanleene. Elle est montée les 27 et 28 novembre avec l’aide de Jacques Liénard et tourne pour la première fois le soir même sous les projecteurs.
Aujourd'hui, le moulin est devenu propriété de la commune de Maroilles.


Le moulin de Maroilles


Le moulin de Maroilles

Le moulin de Maroilles
Le moulin de l'abbaye.

Grand-orgue d'Antoine Gobert

En 1725, l’abbé de Maroilles passa commande au facteur Antoine Gobert de Lille d’un grand-orgue de 39 jeux sur quatre claviers et pédalier en tirasse. Ce qui était un instrument de grande importance pour cette époque. La qualité de sa construction et surtout sa sonorité exceptionnelle contribuèrent à la renommée de cet instrument. En 1789, l’orgue fut très judicieusement transféré dans l’église paroissiale de Maroilles, lui permettant ainsi d’échapper à la destruction de l’abbaye par la révolution. Cet épisode est connu localement sous le nom de « vacarme de Maroilles »…
En 1867, le facteur Joseph Kerkhoff de Bruxelles restaura l’orgue, fort heureusement en respectant la disposition sonore de Gobert, contrairement aux tentations de l’époque. Un boitier expressif fut toutefois ajouté à l’Echo, les claviers furent étendus et un jeu de Bombarde rajouté à l’Echo.
De 1931 à 1933, le Docteur Bedart et le facteur Krisher de Lille entreprirent une reconstruction de l’instrument. Cette fois l’œuvre de Gobert ne fut guère respectée. La disposition fut modifiée, certains jeux ajoutés mais de piètre qualité, notamment à une nouvelle division indépendante de pédale, avec une traction pneumatique qui connut vite bien des défaillances.
En 1963, l’instrument fut classé aux Monuments Historiques, ce qui permettait d’envisager une restauration. Toutefois le manque de moyens financiers ne permettra pas la restitution de l’orgue de Gobert.
En 1979 et 1980, la maison Haerpfer de Boulay (57), a effectué cette restauration en conservant 29 jeux de Gobert, harmonisé avec un tempérament mésotonique modifié, tel qu’utilisé au 18ème siècle. La qualité du travail d’Haerpfer et la présence de matériel sonore d’origine redonne à ce très bel instrument toute son authenticité. L’exécution du répertoire baroque français y est particulièrement intéressante.


Grand-orgue d'Antoine Gobert à Maroilles

Grand-orgue d'Antoine Gobert à Maroilles
Le grand-orgue d'Antoine Gobert à Maroilles

Machine à lever dite machine à Robert (Ecluse d'Hachette)


Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
Les roues dentées qui entraînaient la vis d'Archimède.

Vers 1838 fut entreprise la construction d'un canal qui devait relier la Sambre à l'Oise, et favoriser ainsi les échanges commerciaux entre la Capitale, les régions de l'Oise, de l'Aisne, du Nord, la Belgique et la Hollande. Cette entreprise succédait à diverses phases d'aménagements le plus souvent locaux qui du 17 ème au début du 19ème siècle, de Mazarin aux moines des Abbayes de Maroilles et d'Hautmont, s'étaient développées au gré des intérêts politiques, commerciaux et militaires. La liaison des 2 vallées nécessita le creusement de 67 km de canal entre Landrecies et Lafère et la construction de 38 écluses. L'enfoncement de 1,80 m devait permettre le passage à 250 T des bateaux du type Freycinet (38,5 m x 5,5 m).
Pour alimenter en eau cette voie artificielle, 6 stations élévatoires furent implantées.
Ainsi l'opération consistait-elle à remonter par pompage l'eau de la Sambre de bief en bief, entre Sassegnies et Bois l'Abbaye, sur un parcours de 23 km, du Nord au Sud, de l'aval vers l'amont jusqu'au bief de partage, point culminant et jonction des 2 versants du canal.
La station élévatoire d'Hachette, qui constituait le deuxième maillon de la chaîne, fut donc installée vers 1859. Elle était mue par une machine à vapeur, qui fonctionna jusqu'en 1974, soit pendant 170 années. De conception simple et robuste, cette machine à double effet, conçue par James Watt (1756 - 1819 alliait la puissance et la majestuosité.
Son installation est compartimentée et se réparti à l'intérieur de 3 pièces contigües. La première contient le four et la chaudière, la seconde, la machine proprement dite, la troisième abrite la vis d'Archimède.
Le four, tapissé de briques réfractaires, contient deux bouilleurs tubulaires et une chaudière cylindrique. Au dessus, et entouré également de briques réfractaires, un dôme en fonte aciérée renfermait la vapeur sous pression à 7kg. Six heures étaient nécessaires à l'allumage et à la mise sous pression, avec des fagots, du gas oil et du charbon. Tous les quarts d'heure, il fallait enfourner les briquettes à la pelle, un stock de 10 tonnes étant conservé dans la pièce attenante. Le charbon venait des mines d'Anzin et d'Aniches.

Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
La chaudière.

Dans la seconde pièce, on découvre la machine avec ses 2 cylindres à haute et basse pression, principe du double effet, avec leur tiroir qui régulait l'admission de la vapeur, elle même contrôlée en fonction de la vitesse par le régulateur à boules.
Les cylindres transmettaient le mouvement au grand balancier de 3,37 m de longueur soutenu par un portique triangulaire de 3 m de hauteur. Le balancier dans son mouvement frôlait la charpente du bâtiment. Il est en fonte moulée ainsi que le portique, la bielle et le volant. Un condensateur permettait de récupérer l'eau chaude qui était renvoyée à la chaudière par un injecteur.
Enfin, dans le troisième local, plus étroit, se trouve sous la voûte inclinée, la vis d'Archimède "l'Escargot" comme on l'appelle. Elle est reliée à la machine par deux roues dentées de 1,30 m de diamètre en fonte aciérée. Celles de l'Escargot, possède des dents en bois. L'Escargot, long de 5 m puisait l'eau du bras de décharge à l'aval du barrage et la remontait à l'amont. Il tournait à raison de 32 tours minute. Son diamètre est de 1,80 m. Il se compose d'un tambour en tôle sur lequel est boulonnée la spirale. Un seul homme était affecté au fonctionnement et à l'entretien de l'ensemble. Selon les périodes, en particulier pendant la sécheresse, la machine tournait 16 à 18 h par jour, voire même plusieurs jours et nuits sans interruption. Les réparations étaient effectuées l'hiver et le Service des Mines contrôlait tout les 10 ans l'état de la chaudière.

Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
Le balancier.

Dernière de ce type à fonctionner en Europe, elle fut définitivement remplacée en 1974 par deux pompes électriques de 1000 m3.
Elle a été construite en Belgique, hormis la chaudière fabriquée par la Société anonyme de construction et de galvanisation d'Anzin. Elle est appelée familièrement "machine à Robert" en référence à Robert Deflond, le mécanicien chargé de son fonctionnement. Elle est la propriété de Voies navigables de France, établissement public industriel et commercial. Est classé : l'ensemble du mécanisme de la machine élévatoire composé d'une machine à vapeur, d 'un four, d'une vis d'Archimède et d'une chaudière. Le bâtiment qui abrite l'ensemble du mécanisme (cad. A 22) est inscrit par arrêté du 16 décembre 1985 et par arrêté du 9 novembre 1987. 

Machine à lever dite machine à Robert à Maroilles.
Pompe de refoulement.

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles, nid de guêpes.
Nid de guêpes
Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles, casque
Ancien casque des sapeurs pompiers de Maroilles.

Le corps des sapeurs-pompiers de Maroilles a cessé son activité le 21 janvier 2013. Toutefois, l'ancien chef de corps René Vaubourgeix souhaitait que l'amicale perdure. Créer un musée est très vite devenu une évidence. Avec l'accord de ses collègues et du conseil municipal, René Vaubourgeix a mis la machine en route. Les archives ont été descendues du grenier du centre de première intervention, et après un dépoussiérage et quelques travaux d'aménagement du local, le musée a très vite vu le jour. Même s'il est modeste, celui-ci compte une bonne centaine de pièces, pour certaines très anciennes et rares. Les objets rassemblés dans l'ancien centre sont maroillais. L'équipe poursuit ses recherches dans les archives et est en quête de nouveaux objets.

Musée des anciens Sapeurs Pompiers de Maroilles, pompe incendie Guinard
Groupe moto-pompe incendie Guinard.

Vue aérienne de Maroilles, avec le moulin de l'abbaye au premier plan
Vue aérienne de Maroilles, avec le moulin de l'abbaye au premier plan. Voir la photo en grand format.

Faire connaître la page consacrée au village de Maroilles via Facebook.


Sources : Asso Moulins du Nord, Les plus beaux villages NPDC, Orgues de France, Culture.gouv, Actuacity, Géneawiki.com
"Albums de Croÿ, Tome IX, Comté de Hainaut VI, Editions du Crédit Communal de Belgique"

Elio Congiu, Claudie Péan, Marie Pierre Baudoux, Sylvie Meunier, Brigitte Bister, Marie Pierre Robillard et Melvin Dupont
ont contribué à la réalisation de cette page.

*Haut de page*


Jenlain
Jeumont
Jolimetz
La Flamengrie
La Longueville
Landrecies
Larouillies
Le Favril
Le Quesnoy
Leval
Lez Fontaine
Liessies
Limont Fontaine
Locquignol
Louvignies Quesnoy
Louvroil
Mairieux
Marbaix
Maresches
Maroilles
Marpent
Maubeuge
Mecquignies
Monceau Saint Waast
Moustier en Fagne
Neuf Mesnil
Neuville en Avesnois
Noyelles sur Sambre
Obies
Obrechies
Ohain
Orsinval
Petit Fayt
Poix du Nord
Pont sur Sambre
Potelle
Preux au Bois
Preux au Sart
Prisches
Quiévelon
Rainsars
Ramousies
Raucourt au Bois
Recquignies
Robersart
Rousies
Ruesnes
Sains du Nord
Saint Aubin
Saint Hilaire sur Helpe
Saint Rémy Chaussée
Saint Rémy du Nord
Saint Waast la Vallée
Salesches
Sars Poteries
Sassegnies
Sémeries
Semousies
Sepmeries
Solre le Château
Solrinnes
Taisnières en Thiérache
Taisnières sur Hon
Trélon
Vendegies au Bois
Vieux Mesnil
Vieux Reng
Villereau
Villers Pol
Villers Sire Nicole
Wallers en Fagne
Wargnies le Grand
Wargnies le Petit
Wattignies la Victoire
Wignehies
Willies