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La Tour sarrasine à Beaufort


La Tour sarrazine à Beaufort
Les ruines de la tour féodale dite "Sarrasine" à Beaufort. Cette tour est dans une propriété privée.

La Tour sarrazine à Beaufort, photo ancienne
Photo extraite des Mémoires de la Sté archéologique de l'arrondissement d'Avesnes. (1932)

Au centre du village de Beaufort se situe un monument inscrit au titre des monuments historiques en 1988, la tour dite Sarrazine bâtie en 1173 par le comte du Hainaut, Baudouin V, pour lutter contre son vassal, Jacques d'Avesnes, et surveiller les routes reliant Etroeungt, Avesnes, Maubeuge et Mons.
On a trouvé, près de la tour de Beaufort, des médailles romaines, et dans la partie défrichée du bois de ce nom, des monnaies appartenant aux règnes de Philippe II, roi d'Espagne, et de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.
C'était un donjon carré de 16 m. 70 de côté garni aux angles de petits contreforts de 0,15 à 0,20 de saillie situé au Nord-Est à 8 m. du chemin de ronde. Les murailles ont 2 m. 65 d'épaisseur. Entouré d'ouvrages en terre de 70 mètres les vestiges de ces retranchements sont assez apparents pour laisser constater un épaulement de 4 m. 50 de hauteur puis un petit bourrelet de 1 mètre protégeant un chemin de ronde de 5 m. de largeur auquel il est réuni par une plateforme. En 1814 le donjon était encore debout il servit par la suite de carrière pour la construction et l'entretien de la route nationale les revêtements, en marbre d'Eclaibes, furent employés par les habitants pour rebâtir leurs demeures. Cette ruine est encore imposante par sa masse, il en reste la salle du rez-de-chaussée, la trace de l'escalier et un côté de la muraille du 1" étage.

La Tour sarrazine à Beaufort
La façade Est

La Tour sarrazine à Beaufort
Seule la partie sud n'est pas recouverte par la végétation.

La Tour sarrazine à Beaufort
Ouverture d'accès aux étages.
La Tour sarrazine à Beaufort
Le château représenté à la fin du XVIe siècle dans les Albums de Croy
nous donne une idée de ce qu'il était à l'origine.

Ce qui est dit dans les albums de Croÿ : C'est une grosse tour carrée épaulée par des contreforts d'angle et dont la curieuse toiture est assez complexe : à son angle nord - ouest, il en émerge un édicule coiffé lui-même d'une couverture à deux versants et surtout au tiers environ de sa hauteur il s'en dégage une sorte de petit dôme couronné par une sorte de lanternon ; une annexe se greffe sur la face nord de la construction. D'après une chronique, ce château aurait été construit à la fin du XIIe siècle, sans doute pour surveiller la route d'Avesnes, Maubeuge et Mons, celle-là même que l'on voit passer en arrière d'une pâture où paissent des bêtes, en bas à droite de la gouache. Cette tour, aujourd'hui située dans une pâture, est en ruine; il n'en subsiste que la salle inférieure montée sur une motte et voûtée en berceau brisé, et un pan de mur de l'étage supérieur ; elle est construite en pierre bleu foncé et une description rédigée au début du XXe siècle indique qu'elle formait un carré de 16.70 mètres de côté et que ses murs mesuraient 2.65 mètres d 'épaisseur ; les ouvrages en terre qui accompagnaient cette fortification se sont pratiquement estompés.

La Tour sarrazine à Beaufort
L'ouverture donne une idée de l'épaisseur des murs.

Ecrits de Z. Piérart dans "Maubeuge, son canton et les communes limitrophes" parut en 1851.
Dans les premiers temps du moyen âge, ce village s'appelait Bovinies. Cette dénomination, qui, sans doute, vient du latin boves , bovinus, et qui, comme Bouvines, Bouvignies, doit signifier lieu des bœufs, semble faire supposer à l'endroit qui la portait une origine toute romaine ; et cette supposition paraît surtout probable depuis qu'on a retrouvé en différents endroits, sur le territoire de la commune, plusieurs pièces de monnaie ancienne, entre autres une de l'empereur Valérien. Dans le XIIIème siècle, le nom de Beaufort fut généralement donné au village de Bovinies, par suite de la construction d'une tour que Baudouin V, comte de Hainaut, y fit élever en 1173. Gilbert, de Mons, secrétaire de ce prince, raconte dans sa Chronique que Jacques d'Avesnes, ayant pris ombrage de la construction de cette tour, s'en plaignit à la comtesse Marguerite, qui administrait le Hainaut en l'absence de son époux, parti pour une expédition en Picardie contre le roi de France, de concert avec Henri II d'Angleterre, son allié. La comtesse fit répondre que Baudouin avait ordonné la construction de cette tour pour sa sûreté et parce qu'il en avait le plein droit. Jacques d'Avesnes s'en irrita et fit porter à Mons le défi d'en continuer les travaux. Marguerite ne tint compte de cette bravade, et vint à Maubeuge, à la tête d'un corps de troupes qu'elle envoya en partie sur les lieux pour soutenir les travailleurs. Bientôt après elle fut rejointe par son mari, et Jacques d'Avesnes, intimidé, se retira, après avoir fait acte de soumission. En 1184, lors de la guerre terrible que le même Baudouin eut à soutenir contre le comte de Flandre, le duc de Brabant et l'archevêque de Cologne, Jacques d'Avesnes, allié de ces derniers, voulut s'emparer de la tour de Beaufort; mais, aussi malheureux que devant celle du Monceau, (qu'il avait vainement aussi attaquée), il échoua et fut repoussé avec perte. La tour de Beaufort est située au nord-est du village, en face d'un coude formé par le détour du vieux grand chemin d'Avesnes à Maubeuge, la seule route qui joignait autrefois ces deux villes. Elle était de forme carrée; toutefois, ses angles étaient un peu arrondis; ses murs étaient d'une épaisseur considérable; elle occupait un terrain légèrement exhaussé, autour duquel s'élevait une ligne de terrassements qui en défendaient l'approche. Il ne reste plus aujourd'hui de cette tour que des murs délabrés d'une hauteur d'environ 6 mètres. Une foule de plantes parasites croissent au milieu de ses décombres et dans les lézardes qui sillonnent les murs du bâtiment. A une distance de quelques mètres, dans la prairie qui l'entoure, on voit la cavité d'un ancien puits, et la place où, dans le siècle dernier, ont été retrouvés les ustensiles d'un atelier de forgeron qui, vraisemblablement, avait été établi en cet endroit pour les besoins des hommes d'armes préposés à la garde du fort. L'existence d'une forteresse à Beaufort dut donner, en peu de temps, une certaine importance à cet endroit, et y attirer un grand nombre d'habitants par l'appât de la protection et de la sécurité qu'on pouvait y trouver sous la garde des défenseurs de la tour. Aussi cette commune était-elle déjà importante dans les XIIIème et XIVème siècles. Quelques actes de cette époque portent les noms de plusieurs personnages qui, selon toute apparence, étaient originaires de Beaufort ou y avaient des biens. C'est ainsi que plusieurs titres compris dans le  Recueil  des  chartes du Hainaut font mention d'un Baudouin; d'un Wattier de Beaufort, frère mineur à Valenciennes; d'un Jean de Beaufort, trésorier de Sainte-Croix, à Cambrai, comme ayant assisté à différents actes passés dans les XIIIème et XIVème siècles. Ce dernier, notamment, figure dans un titre du 6 mars 1302 comme acquéreur de plusieurs pièces de terre au nom du comte de Hainaut. Il existe aussi dans le même recueil un acte daté de Beaufort même, par lequel Jean d'Avesnes céda, en 1283, à Colart de Glarges, son sergent, et à ses hoirs, une pièce de terre dite le sart Bernard, située entre la ville et le roys de Beaufort


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